Les Voies d’Anubis

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien 🙂 Le travail sur le roman avance petit à petit : les illustrations sont en cours, le scénario du tome 2 est presque prêt, et j’ai désormais une super relectrice pour la cohérence historique en la personne de ma frangine ^^ Il y aura pas mal de modifications à faire, des décisions importantes que je rechignais à prendre, mais le résultat sera d’autant plus qualitatif !

Nouvelle chronique littéraire ! Vous me connaissez, j’adore le steampunk. Eh bien aujourd’hui, on s’attaque à l’un des monuments du genre, l’un des romans qui lui a donné naissance, ni plus ni moins ! Si le steampunk vous est étranger, je vous explique tout sur la page du blog intitulée : « Steampunk, qu’est-ce donc ?« . Ecrit en 1983, Les Voies d’Anubis est un roman de Tim Powers, l’un des trois à avoir donné naissance au steampunk avec Homonculus de James P. Blaylock et Morlock Night de K.W. Jeter. Pour ne rien gâcher, la maison d’édition Bragelonne l’avait réédité il y a quelques années dans une édition ma foi pas dégueu du tout 😀

Résumé : Lorsque le professeur Brendan Doyle accepte de donner une conférence sur le poète anglais Coleridge, il est loin d’imaginer qu’il ne va pas tarder à le rencontrer en personne… en 1810 ! Car après avoir accepté l’offre d’un millionnaire ayant percé les mystères du voyage dans le temps, le voilà plongé dans une aventure rocambolesque traversant un Londres peuplé de bohémiens, de mendiants douteux et de sorciers terrifiants, tel ce clown macabre qui règne sur le monde souterrain. Et pour couronner le tout, Doyle ne peut revenir à son époque, à moins de déjouer les plans malfaisants des mages égyptiens qui veulent ramener leurs anciens dieux à la vie. Mais osera-t-il prendre le risque de changer le cours de l’Histoire ?
Mêlant les thèmes du voyage temporel, du mythe du loup-garou et de la magie noire égyptienne dans le Londres victorien, ce roman qui a remporté les prestigieux prix Apollo et Philip K. Dick, est l’un des grands classiques à l’origine du steampunk.

Mon avis :

Si je précise qu’il y a des dorures sur la couverture et que les tranches sont également dorées, est-ce que vous comprendrez pourquoi j’ai complètement craqué en le voyant en librairie ? XD Il y a tout ce que j’aime rien que dans le résumé et l’objet-livre, le combat était perdu d’avance, point ne servait de résister !

Brendan Doyle, professeur spécialisé dans la littérature anglaise du XIXe siècle, se retrouve dans une situation peu banale : il va donner une conférence sur un poète victorien, afin de préparer un voyage temporel ayant pour but d’assister à une lecture de ce poète en 1810. Rien ne pouvait le préparer à cela, et rien ne l’avait préparé non plus à se retrouver coincé hors de son époque. Pour survivre en plein Londres victorien, dont il connaît à la fois tout et rien, il va rejoindre l’une des nombreuses bandes de mendiants et autres miséreux qui constituent la pègre des bas-fonds…
Toutefois, son incartade temporelle n’est pas passée inaperçue. Des individus dotés de puissants pouvoirs magiques le traquent pour comprendre comment il a pu voyager d’une époque à l’autre. Leur but : faire revenir les anciens dieux d’Egypte et plier le cours du temps selon leurs souhaits afin de mettre l’Angleterre colonisatrice à genoux.
Et au beau milieu de toute cette folie, un loup-garou sème la terreur et les cadavres dans les rues londoniennes.

L’intrigue peut donner l’impression de partir dans tous les sens : Londres victorien, voyage dans le temps, loup-garous, le tout saupoudré de mythologie égyptienne et magie ancienne. Mais c’est ça qui est génial ^^ Tout est dosé aux petits oignons, le récit, les détails, le suspense, les indices, la prise en compte des paradoxes temporels,… Il y a une ou deux ellipses un peu déstabilisantes mais en dehors de ça, on est vite pris par l’histoire et le besoin d’en savoir plus encore et toujours. L’univers construit par Tim Powers est aussi riche que vivant, aussi sombre que délirant.
Très sincèrement, le seul bémol que je pourrais reprocher au roman, c’est la tendance de l’auteur à faire des phrases assez longues : je me suis retrouvée quelques fois à re-chercher le début pour être sûre de l’intention du texte. Malgré ça, l’écriture est belle, plusieurs passages donnent envie de les relire juste pour le plaisir :3 C’est vrai que l’intrigue est également un peu complexe : non pas que ce soit un défaut en soi (c’est même le contraire ici, pour mon plus grand bonheur), mais c’est une lecture qui vous demandera de la concentration. Le livre étant un peu imposant, ça peut faire peur, mais heureusement ça ne m’a pas empêchée de profiter de ma lecture 🙂 Ca n’enlève rien aux scènes d’action, ni au rythme du livre : pas une seule fois je ne me suis ennuyée. En fait, l’histoire est tellement bien construite que ça supplante tout le reste ❤ Même perdu, on peut se laisser porter et en avant la magie !

Côté personnages, on est gâtés. Entre personnages historiques et fictifs, il y a largement de quoi faire ; tous sont hauts en couleurs, fascinants, parfois improbables ou plus anecdotiques, mais aucun ne laisse indifférent. On s’attache vite à Brendan Doyle : plutôt désabusé et sans illusions sur lui-même, c’est dur de ne pas s’identifier à lui quand il se retrouve totalement perdu dans une époque disparue. Il arrive pourtant à tirer son épingle du jeu en gardant la tête sur les épaules, malgré les évènements de plus en plus rocambolesques qui se déroulent. Les antagonistes sont très bien faits, et clairement parmi les plus gros points forts du livre : machiavéliques à souhait, l’esprit parfois dérangé, implacables et obsédés par leur but. On se régale 😀

Bref, ce roman n’a clairement pas volé sa réputation et son titre de chef d’oeuvre : il vous demandera des efforts, mais c’est un petit prix à payer pour profiter de cette incroyable aventure littéraire ❤ Foncez, foncez, que vous connaissiez ou non le steampunk, peu importe : ne passez pas à côté de ce roman génial ^^

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    • J’essaie de l’illustrer en tout cas ^^ Mais mes dessins sont très sombres et ça risque de poser problème. Pour un premier auteur, les éditeurs prennent un risque ; si mes dessins sont des gouffres à encre, c’est pas sûr qu’ils les acceptent ^^’

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