Tag : Si vous étiez éditeur…

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Salutations les gens, j’espère que vous allez bien ! Mais que vois-je ? Un nouveau questionnaire façon jeu de rôle, un tag « Si vous étiez » qui vient d’apparaître sur le blog ! Ouep, le dernier date de plus d’un an et demi, faut dire que j’ai été pas mal occupée ^^’ Mais le voilà, il est beau, il est frais, et on rappelle tout de suite le concept !

Le principe est toujours le même : je vous pose 20 questions pour vous mettre dans la peau du personnage que vous inventerez, un peu à la manière d’un jeu de rôle. Vous pouvez y répondre en restant vous-même ou pas, mais l’idéal c’est encore d’être aussi inventif et créatif que possible ! Vos réponses ne sont pas obligées de tenir compte de la réalité ou des lois physiques 😉

C’est donc le 5e tag de la série, les premiers vous avaient beaucoup plu donc faisons une ovation aux personnes qui ont répondu aux précédentes sessions ^^ Marion nous a régalés avec sa bibliothèque idéale, Benjamin a été un lecteur fantabuleux, Anne-Cécile nous a fait pleurer de rire en se glissant dans la peau d’une héroïne de comédie romantique, Luc a chassé les fantômes de son manoir hanté avec un panache digne des plus grands. N’hésitez pas à aller les lire, et à reprendre les questions si l’aventure vous tente 🙂

Mais pour aujourd’hui, je vous demande un tonnerre d’applaudissements pour… Mélanie ! Explosif et délicat mélange de savoir littéraire et de force brute, vous ne voulez pas la mettre en colère. Vous ne voulez vraiment pas. Et si par malheur cela vous arrive… disons que vous auriez plus de chances de vous en sortir face à un troupeau de taureaux furieux en pleine charge. Faites vos prières et réalisez qu’elles ne vous sauverons pas, car Mélanie aime boire le sang de ses ennemis dans leur crâ. Vous subirez moult tortures et humiliations avant la douce délivrance de la mort. Cruelle et sans pitié, franche comme un poing dans la gueule et ne manquant pas de venin pour plus de sadisme, tremblez pauvres humains devant Mélanie la Terrible. Vous pleurez mes p’tits roudoudous ? Rien à secouer, alors baissez la tête, serrez les fesses et pensez à des petits poneys mignons…

Votre maison d’édition est désormais montée, elle est belle, flambant neuve, elle a nécessité quelques emprunts à des gens peu recommandables et un p’tit pacte avec le Diable mais qu’importe ! Comment l’avez-vous appelée ?

Ma belle et grosse (comme mon appendice) maison d’édition, étant contrôlée par le Diable, s’appelle The Devil’s Eye. Pourquoi l’œil ? Eh bien, à moins bien sûr d’être aveugle, comment lisez-vous, vous ? (Vous avez 4 heures)

En bon éditeur passionné, vous avez à coeur de défendre vos couleurs, d’inonder le marché pour répandre la bonne parole, de devenir le nouveau pape de ce genre littéraire que vous adulez et dont personne n’a jamais entendu parler : en clair, quelle sera votre ligne éditoriale ?

Ce qu’il faut vraiment c’est que tous les ouvrages que je publie parlent de….Moi. Simplement Moi, mes bons côtés, mes mauvais, des entretiens avec Moi, des lettres de Moi, un peu comme le professeur Lockhart dans Harry Potter au final.

Petit à petit et parce que les gens qui écrivent, ça n’est pas ça qui manque, les manuscrits affluent. Il va vous falloir une méthode de tri drastique, aussi cruelle qu’impitoyable pour choisir vos premières publications, les poulains qui porteront votre écurie ! Quels sont vos critères ?

Oh bah, je propose un shifumi russe pour départager les winners que JE vais éditer des losers qui devront toquer à la porte de France Loisirs !
Note de l’auteure du blog : Les règles du shifumi russe pour les ignorants ! Si vous perdez face aux ciseaux, une pichenette sur le nez. Si vous perdez face au poing, un coup sur le bras. Si vous perdez face à la feuille, une bonne baffe ! En une à trois manches 🙂

Vos trois finalistes sont là, les manuscrits bien alignés devant vous. Vous vous souvenez encore du moment où vous les avez sortis du lot pour les choisir : ce fut très dur, de nombreuses larmes ont coulé, la douleur était grande, et encore, ça c’est uniquement parce que vous avez réussi à vous couper avec le papier des enveloppes. Qui sont leurs auteur(e)s et quels sont leurs titres ?

Alors, le premier à se faire remarquer dans la compétition était Julien du Préfou avec son splendide manuscrit de La Princesse de Chèvre ; la deuxième et non des moindres, Emma Fabulaire avec Madame Arsenic, et enfin mon chouchou, Victor Nigaud avec 98 ou la Victoire des Bleus.

Parce qu’aucune oeuvre n’est parfaite et parce que vous pouvez être un(e) grand(e) malade perfectionniste quand on vous titille, ces manuscrits ont besoin d’être retravaillés. Editeur conciliant ou tyrannique, allez-vous dorloter vos auteurs ? Ou leur faire vivre un enfer digne du goulag et de la coupure de papier entre les doigts pour leur faire écrire la meilleure version de leur roman ?

Il ne me faut que ce qu’il a de meilleur. Je pensais leur faire vivre leur livre sous forme de pièce de théâtre, seulement ce qui se passe dans leur livre se passera pour eux dans la vraie vie.
Ainsi, iels verront un peu ce que c’est D’ÉCRIRE DE LA MERDE SI ÇA EN EST !!! … pardon, je disais donc, afin qu’iels dévoilent tout leur potentiel, iels vivront leur livre en même temps qu’iels l’écrivent. C’est scénariste que j’aurais dû choisir comme métier.

Ca y est, les trois romans sont enfin prêts et surtout, par-faits…. Enfin disons qu’ils sont potables. Mais les lecteurs doivent en rester baba et crier à la 8e merveille du monde, alors au travail, il est temps de faire leur publicité ! Affiches, réseaux sociaux, menaces de mort, comment allez-vous assurer la promotion de ces futurs chefs d’oeuvre ?

J’avoue, les menaces de mort semblent tentantes, mais non. Il faut appâter le client, le faire venir par des plaisirs détournés, exercer le pouvoir de Lucifer et savoir ce qu’iels veulent plus que tout au monde ! Le contrôle mental. Bien sûr, si ce n’est pas suffisant, les menaces de mort, voire la torture sont hautement recommandées.

Les lecteurs c’est bien, les libraires, c’est indispensable. Seulement voilà, au prétexte étrange et révoltant qu’ils ne vous connaissent pas et que votre genre favori n’intéresse que 0,3% de la population, tout le monde vous claque la porte au nez ! Encore une fois, il va falloir utiliser les grands moyens : convaincre ces béotiens ou leur damer le pion en vous passant de leurs services, que choisissez-vous ?

Ahahahahaha, ces gueux qui a besoin d’eux ? Nous sommes éditeurs ET libraires, pas besoin de leur soit disant « service », iels sont aussi utiles qu’un liseur électronique Kindle.

A quelques jours de la parution, rien ne va plus, les angoisses vous rongent : peur de ne pas rencontrer le succès, auteurs qui vous communiquent leurs névroses, fichus blogueurs qui réclament des service presse, coliques de votre chat, tache de fraise sur votre cravate. Quelle est votre technique pour vous détendre ?

Je précise, les fraises était molles, ma cravate était laide, et non mon chat n’a pas la colique, il est juste un peu en surpoids ! Vous ne voyez pas le rapport ? Moi non plus. Me détendre ? Pourquoi vous me trouvez énervée ? Stressée peut être ?
JE vais TRÈS bien, je ne vois pas du tout de quoi vous parlez.

Catastrophe, l’imprimeur a fait une erreur de typographie et toute la production est corrompue : les R sont devenus des B, les A des Y, et les M sont en rose… ce qui est assez improbable car il n’y avait pourtant que de l’encre noire. A vous de décider : ça passe ou pas ?

AAAAA MOOOOOOOOOOOORRRRRRRRRRTTTTTT !!! SORTEZ LE BÛCHER ! PLUS VITE QUE ÇA !

Joie, bonheur, petit beurre, vos romans sont de véritables best-sellers ! Comment allez-vous fêter ça ?

4h du mat dans la boîte de nuit « Great Devil », Enfer
Yoooooohooooouuuuu, ressers-moi une voodkaaaaa !!! J’adore ce soooooooooooonnnn !!!!

Grisé par son succès, l’un de vos auteurs tente d’aller chez la concurrence. « Meilleur droits d’auteur », « éditeur plus compréhensif », « absence de coups de fouet », bref. Allez-vous ramener le mouton dissident à la bergerie et si oui, par quels moyens ?

Tu vois Julien, il y a deux choses que je déteste dans la vie: les gens comme toi qui ruinent leurs chances en me trahissant, et le fait qu’on va devoir annoncer ton suicide à ta mère.

Vos bouquins s’arrachent comme des petits pains, vous décidez de jouer le tout pour le tout avec des éditions collector, tellement belles et originales que les gens cracheront des arc-en-ciels rien qu’en les voyant et qu’elles provoqueront des cohues en librairie encore pire que celles pour la promo sur le Nutella : décrivez-nous ces merveilles !

Plats de velours ornementés de fleurons dorés au dos, ainsi que des caissons et autres filets. Des contre-plats jaspés. De nombreuses planches d’illustrations en couleurs et en noir et blanc ainsi que des figures colorées dans le texte. Le tout dans un sous-emboîtage serti de diamants.

Pour mieux financer tout ça (car oui, vos ventes ont servi à rembourser vos usuriers, excepté celui qui réclame des âmes humaines mais on verra plus tard), vous décidez de vous lancer dans le financement participatif : quels petits goodies vous vont servir à ferrer les lecteurs ?

Nous proposons dès à présent le fouet à l’effigie de notre maison d’édition. Des massages à l’huile de friture chaude sont aussi disponibles dans tous nos instituts. Et y a pas longtemps on a lancé une campagne sur des sites pornos pour proposer nos services d’escorts aux lecteurs qui le souhaitent (ça s’appelle « Fuck a Demon » pour les curieu.x.ses).

Pour répondre à la demande qui ne cesse d’augmenter, tant de la part des lecteurs que des aspirants auteurs qui se pendent littéralement à votre boîte aux lettres, et parce que vous avez un prodigieux poil dans la main, vous embauchez un stagiaire en lui faisant miroiter tous les avantages mirobolants de sa condition d’escl… euh de soutien irremplaçable. Décrivez-nous un peu le personnage et les tâches qui lui sont attribuées.

Bon, Michel, je vais pas passer par quatre chemins, je l’ai pris parce que c’est mon neveu et sa mère me l’a demandé. Mais enfin… il est bien… cool… enfin peut être trop cool… du coup je lui demande de surveiller les presses parce que c’est la seule chose pour laquelle il est bon. Il faut rien faire c’est pour ça. Il est très doué… à….ne rien faire…

Bien ! Il est temps de passer aux prochaines publications. Vous avez sous la main de nouveaux auteurs, mais il faut aussi capitaliser sur le succès des premiers… qui sont tous en panne d’inspiration. La page blanche, la nappe immaculée, le désert de l’Antarctique, rien, nada, que dalle. Comment allez-vous y remédier ?

Oh, iels s’en remettront, le décès d’un proche provoque toujours l’inspiration chez les artistes.

Et soudain, c’est le drame : les ventes s’effondrent, le chiffre de votre compte en banque fond comme un bonhomme de neige dans le Sahara, vos innombrables invendus s’entassent et s’empilent. Cale-porte, nourriture vegan et sans gluten, armes de frappe, vous avez beau vanter ces nombreuses utilités insoupçonnées de vos livres, personne n’en veut. Tout allait si bien, comment diable en êtes-vous arrivé là ?!

Alors, on a peut-être fait une petite boulette avec les sites pornos. C’était pas une bonne idée, des humain.e.s… des démon.e.s… la force n’est pas la même ! Certes, on a pu rembourser la moitié du prêt remboursable uniquement en âmes, mais bon… c’est pas la meilleure des publicités…

Heureusement, la lumière au bout du tunnel : vos romans sont réclamés par-delà les frontières ! Il vous faut un traducteur expérimenté, motivé, et surtout, pas cher. En gros, ce sera le stagiaire avec Google Translate. Quelle heureuse contrée aura le bonheur de recevoir vos lumières littéraires et qui est votre promoteur inespéré ?

On voulait toucher en premier l’Olympe, le problème c’est que la poste ne fait toujours pas les livraisons hors terre ! Donc on s’est rabattus sur les États-Unis, jusqu’à ce que le Mondial Relay de Fleury-Merogis réouvre, le temps que les prisonn… les employés guérissent de l’épidémie.

La gloire à l’étranger vous apporte le cinéma sur un plateau ! Le budget sera modeste, cela va de soi, mais vous comptez bien immortaliser l’oeuvre avec une ou deux têtes d’affiche qui claquent, quitte à les démarcher vous-même : quels acteurs allez-vous supplier, à qui allez vous lécher les bottes et promettre la lune pour les avoir 10 secondes dans votre nanar… enfin je veux dire votre chef d’oeuvre du 7e art ?

Alors tout de suite c’est Pierre Niney et Guillaume Canet qui me viennent à l’esprit ! Après, pour apporter une fougue à l’ouvrage, il me faudrait Thomas Goldberg ! Nathalie Portman et Scarlett Johanson sont en contrat avec moi donc si elles ne veulent pas mourir… euh, je veux dire que ce sont des amies très chères (trop chères) qui vont accepter de me rendre ce service à coup sûr!

Vous osiez à peine y croire, mais si, c’est bien vrai. En dépit de tout bon sens et bon goût, l’un de vos auteur a décroché un prestigieux prix littéraire. Fier comme un patron d’écurie qui a mis au monde lui-même le nouvel Usain Bolt chevalin, vous coachez et bichonnez votre poulain jusqu’à la remise de la récompense. Racontez-nous cette journée mémorable.

Je l’ai trainé dans un barathon géant en Enfer ! Notre boisson en ce moment c’est de la sangria frappée, faite avec le sang des nouveaux.elles venu.e.s tous les jours !
Il était tellement défoncé qu’il a vomi dans la voiture de Lucifer, oh le bordel, j’te raconte pas ! Ensuite, on a torturé des violeurs d’enfants, c’est trooooooop l’éclate ! Enfin bref, le problème c’est qu’on s’amusait tellement qu’on n’a pas vu qu’il était parti un peu loin et il s’est légèrement fait bouffer par un démon… MAIS ce qui est cool c’est ça sera ça tous les jours maintenant !
Mais du coup plus de livres, il est coincé en Enfer.

Et voilà ! C’était la maison d’édition de Mélanie, j’espère que ça vous a plu ^^ Mais si vous voulez créer la vôtre, n’hésitez pas à reprendre le tag et à m’envoyer le lien vers vos réponses, je les lirai avec plaisir 🙂

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