L’invention d’Hugo Cabret

Par défaut

Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Est-ce que vous arrivez à vous préserver de la canicule ? Un oiseau s’est même réfugié dans mon appart ce matin pour essayer de rester au frais, ce qui m’inquiète c’est que je ne sais toujours pas s’il est parti… ><

Nouvelle chronique littéraire ! Et pas des moindres, car aujourd’hui je vous propose de découvrir un superbe livre, illustré (et quelles illustrations !) et écrit par Brian Selznick en 2008. Il a eu droit à une très bonne adaptation en film par Martin Scorsese en 2011.

Résumé : Hugo Cabret est orphelin. Son oncle l’héberge dans les combles de la gare dont il est chargé de régler les horloges. Or, le garçon a une obsession : achever de réparer l’automate sur lequel son père travaillait avant de mourir dans l’incendie du musée où il était employé. Hugo est persuadé que cet automate a un important message à lui délivrer… Une fillette amoureuse des livres, un vieux marchand de jouets hargneux, une clé volée, un dessin mystérieux, un précieux carnet de croquis forment les rouages de cette fascinante énigme.

Mon avis :

Impossible de parler de ce livre sans parler des illustrations qui, chose n’est pas coutume, représentent bien 60 à 70% du livre. Pleine page et parfois double page, toutes réalisées au crayon à papier, elles sont magnifiques au point d’en passer plus de temps dessus que sur une ligne du texte 😀

Hugo Cabret est un garçon déjà hors du commun pour son âge : orphelin après qu’un incendie l’ait privé de son père, il aide (clandestinement) son oncle à entretenir les horloges de la gare où il vit, caché dans les murs et entre les tuyaux. Son seul trésor et la seule chose qui lui reste de sa vie d’avant, c’est un automate que son père tentait de restaurer afin de percer son secret ; les différentes étapes du travail étaient notées dans le carnet qu’Hugo conserve religieusement. Pour trouver les bonnes pièces, le garçon n’a pas le choix et doit voler les précieux petits bouts d’engrenages au propriétaire de la boutique de jouets dans la gare… Jusqu’au jour où celui-ci l’attrape. Devant le carnet, le vieil homme a cependant une réaction des plus étranges. Se pourrait-il qu’il connaisse l’automate ? Mais quel rapport entre cette merveille d’ingénierie et un pauvre vendeur de jouets ?

Je connaissais déjà l’histoire par le film, qui m’avait énormément plu. C’est un magnifique hommage à un grand monsieur du cinéma français, un magicien qu’on pourrait même qualifier de père des effets spéciaux. C’est pas rien, surtout quand on voit combien de films reposent sur les effets spéciaux aujourd’hui ! Et vous le connaissez forcément, ne serait-ce que par cette image ultra célèbre d’une lune avec un visage qui reçoit un missile dans l’oeil. Cet homme, c’est Georges Méliès.

Le récit va être un véritable jeu de piste illustré pour retrouver l’origine de l’étrange automate. Mystères, secrets bien enfouis, rebondissements, univers de mécanique, de rouages et d’illusions bien huilées, la fascination est au rendez-vous ! En plus de réparer une machine complexe, Hugo va devoir réparer une machine bien plus complexe encore, à savoir le coeur humain.

Il y a le vieux monsieur de la boutique de jouets, renfermé, en colère et aigri, mais qui en même temps ne peut s’empêcher de voir tout le potentiel de Hugo pour la conception d’automates. Lorsqu’il a vu le carnet de Hugo, son coeur a probablement dû manquer quelques battements. Il y a sa petite-fille Isabelle, passionnée de livres et grande amatrice de secrets ; d’abord à contrecoeur Hugo doit compter sur elle, mais petit à petit les deux enfants vont s’apprivoiser, en particulier grâce à leur amour commun du cinéma. Et puis il y a Hugo lui-même, pour qui l’automate est la dernière chance de renouer avec le souvenir de son père, brutalement décédé. Tout comme le vieux monsieur, il est renfermé et sur la défensive, obsédé par l’idée de réussir seul ce dernier ouvrage, cet automate dont il ne connaît même pas le but.

Le film fait honneur au livre et à Georges Méliès, avec des visuels très travaillés et des extraits des films du grand cinéaste. J’ai en particulier adoré la scène qui reprend un évènement incroyable, une locomotive qui déraille, crève le mur de la gare Saint Jean et vient s’écraser sur un kiosque à journaux en contrebas. Les personnages sont tous très émouvants et même si Isabelle a un petit côté « Hermione Granger premier film », je ne peux pas m’empêcher de m’identifier à elle 😀 Ils ont aussi retravaillé le personnage du gardien de gare pour lui donner un petit background et un caractère bien à lui, il apporte une touche de tendresse et de comique supplémentaire au film.

Bref, un roman magnifiquement illustré, une superbe histoire et un moyen génial de découvrir le travail de l’un des très grands messieurs du cinéma. Aviez-vous déjà vu le film ou lu le livre ? Sinon, je vous recommande les deux 😀

Publicité

"

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s