La Scribe

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Actuellement en pleine session ruminage, une cÂlice de porte chez moi qui refuse de se fermer et se rouvre toute seule. Je la brûlerai bien mais c’est la seule séparation entre la porte et le salon… 🤬🤬

Nouvelle chronique littéraire ! Aujourd’hui je vous propose de découvrir le roman La Scribe de Antonio Garrido, qui m’a été offert non pas par ma Maman mais par ma frangine 😀 L’auteur est un professeur d’université et un passionné d’histoire : La Scribe est son premier roman, publié en 2009 et devenu un best-seller dans son pays d’origine, l’Espagne. Il s’agit d’un roman historique avec une touche de policier, qui se déroule à l’époque de Charlemagne, soit à la toute fin du VIIIe siècle.

Résumé : Et si une jeune scribe tenait entre ses mains le destin de l’Occident ?
Franconie, an 799, à la veille du sacre de Charlemagne. Fille d’un célèbre scribe bysantin, Theresa est apprentie parcheminière. Contrairement aux jeunes femmes de son âge, dont le rêve est de fonder une famille, elle n’aspire qu’à une chose : vivre parmi les livres. Mais un drame l’oblige à quitter sa ville et à se réfugier dans la cité abbatiale de Fulda. Là, elle devient la scribe du moine Alcuin d’York, véritable Sherlock Holmes en robe de bure. Alors que Theresa l’assiste dans ses enquêtes, elle découvre que, dans sa fuite, elle a emporté à son insu un précieux parchemin qui pourrait bien sceller l’avenir de la chrétienté…
A travers les aventures de Theresa, jeune femme hors norme et attachante, La Scribe évoque une page décisive du christianisme au Moyen-Age. Coups de théâtre, érudition et étonnants personnages fictifs ou réels sont les ingrédients de ce roman historique au rythme trépidant.

Mon avis :

La couverture est très intrigante et on y retrouve plusieurs éléments : l’écriture bien sûr, mais aussi l’héroïne avec ces mains plutôt délicates et soigneuses ; enfin, la petite tâche de sang qui semble suggérer une intrigue assez sombre ou un complot mystérieux.

Pour son époque, Theresa est clairement une jeune fille atypique : foin du mariage et autres, elle sait lire et écrire et veut devenir parcheminière. Encouragée par son père qui fut jadis un scribe respecté à Byzance, elle tente de se tailler une place dans un monde masculin qui entend le rester. Hélas, suite à un accident dont elle est tenue responsable, elle doit fuir Constantinople et sa famille. Après avoir erré sur les routes, elle arrive à Fulda où elle fait la rencontre d’Alcuin d’York (savant, poète et théologien anglais, il fut l’un des principaux amis et conseillers de Charlemagne). Fascinée par l’esprit brillant de l’ecclésiastique, Theresa devient son assistante et offre ses services pour continuer à travailler sur le document qui occupait tant son père, sans se douter du danger qu’elle court ainsi. En effet, ce n’est pas n’importe quel acte : c’est une déclaration controversée, qui va marquer la chrétienté pour plusieurs siècles.

L’écriture de Garrido est assez agréable et on progresse sans peine dans l’histoire. Le risque quand un professeur écrit un roman historique, c’est de tomber dans la description à outrance au point d’en oublier l’intrigue. Du coup, j’ai vu que des gens trouvaient l’introduction du contexte historique trop didactique et pas assez subtile, et c’est vrai que ça m’a un peu rappelé mes cours d’histoire, mais je trouve quand même que c’est plutôt bien fichu : il y a de l’action, des rebondissements, et on ne s’ennuie pas.
Petit bémol (mais qui ne m’a pas trop gênée), c’est que l’intrigue autour du mystérieux document tend à rester au second plan pendant une bonne partie du livre : elle servira davantage de fil rouge pour laisser la place à de petites sous-intrigues et ne s’épanouira vraiment que vers la fin du livre. Après, l’équilibre entre connaissances historiques et action, tend quand même à pencher un peu trop vers l’action : Theresa, l’héroïne, aussi attachante soit-elle, est très moderne pour son époque. Alors oui, une femme émancipée c’est bien, mais là le trait a été trop forcé par rapport à l’époque : ça casse un peu le côté vraisemblable, pourtant central dans un roman historique.

J’ai bien aimé le personnage d’Alcuin : bien qu’un peu trop basé sur Sherlock Holmes à mon goût, il est complexe et a la carrure qu’on attend venant d’un des hommes les plus influents pour cette période de l’histoire de l’Occident. Les autres personnages sont assez variés et composent une fresque historique riche en détail comme en personnalités, et plutôt cohérente. Juste un petit couac pour moi avec le triangle amoureux autour de Theresa qui se résume assez facilement : la bonne (dans tous les sens du terme, parce qu’une héroïne qui n’est pas bien pourvue par la nature, c’est moins vendeur…), la brute et le gentil. Les deux hommes ont des caractères assez lisses en dehors de leurs rôles respectifs.

Bref, un roman historique sympathique, bien documenté, et qui fait passer un bon moment de lecture. Malheureusement, une lecture un peu plus poussée fait apparaître quelques couacs dans le récit, donc mon conseil est le suivant si vous le lisez : oubliez la barre des attentes et profitez de votre lecture sans vous prendre la tête 🙂

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