Cœur de Papier

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Hâte de voir enfin le soleil pointer le bout de son nez, ici il pleut à n’en plus finir ! Je vais bientôt devoir faire une lecture d’albums pour des tout-petits à la bibliothèque où je travaille, ma toute première ! Pour la circonstance, j’adopte les coutumes de mon public : coiffure avec deux couettes hautes 😁

Nouvelle chronique littéraire ! On entame les chroniques des BD que j’ai découvertes au festival d’Angoulême, vous aviez hâte et moi aussi 😀 Voici un de mes premiers achats, une occasion : Coeur de Papier, par Bruno Enna et Giovanni Rigano. La série ne comporte qu’un seul tome… depuis 2010 ! Ouep, il est fort possible que cette série n’aura jamais de suite. Mais dans ce cas, vous me direz, cruche que je suis, pourquoi diable l’ai-je achetée, surtout que l’information que je viens de vous donner, je l’ai vérifiée avant d’acheter. Eh bien, sans surprise, j’ai été faible, et même après l’avoir lue et en sachant que je n’aurai peut-être jamais le fin mot de l’histoire, je ne regrette rien !

Résumé : Kriss Bottomwine est un enfant fragile qui s’est fait implanter un cœur artificiel, un cœur de papier. Après la perte de ses parents, il a été placé dans un orphelinat appelé « La Maison de la nuit ». A sa tête, une femme mystérieuse, « Mamie Nuit ». Il s’agit d’une vieille dame que personne n’a jamais vue… Un jour, Kriss, accompagné par deux autres orphelins, décide de s’introduire dans ses appartements pour lui parler. Commence alors un curieux périple où ils découvrent ensemble de nombreux mondes extraordinaires, oniriques… et parfois dangereux…
Mais qui se cache réellement derrière Mamie Nuit ? Et quelles sont ses intentions ? Mystères, coups de théâtre et révélations !

Mon avis :

Sans surprises, j’ai vraiment adoré cette BD : les graphismes, l’histoire, tout me botte. Je retrouve les ingrédients que j’adore et je pense que vous ne serez pas surprise si je recommande le livre à tous ceux qui comme moi aiment les univers dans le genre de Tim Burton ou Coraline.

L’ouvrage se divise en deux parties : la plus importante est la partie BD où l’on va suivre Kriss alors qu’il arrive dans un étrange orphelinat. Rosamelia, la jeune fille qui l’accueille, lui explique quelques règles tout aussi bizarres et lui fait présent d’une boîte d’allumettes qui lui rappelle des souvenirs enfouis. Dans cet orphelinat, il n’y a que deux autres garçons, Mortimer et Shua, au passé tout aussi mystérieux que Kriss. Comment et pourquoi sont-ils arrivés ici ? Leurs souvenirs sont flous et emplis de noirceur ; peut-être sont-ils morts et cet endroit bizarre est leur au-delà ? Mais Kriss veut en savoir plus : qui est cette Mamie-Nuit qui dirige l’orphelinat, et pourquoi ne peut-on pas lui parler ? Hors de question pour lui de se laisser dicter sa vie. Telle Belle qui se rend dans l’aile ouest, Kriss monte l’escalier doré et franchit la porte de Mamie Nuit… pour tomber dans le terrier d’Alice. En plus bizarre et bien plus dangereux. Les questions ne font que s’ajouter les unes aux autres.
La deuxième partie est une partie romancée, sans image ou presque, qui raconte l’enfance de Shua avant qu’il n’arrive à l’orphelinat.

On se passionne très vite pour l’histoire. Tout est complètement fou et en même temps angoissant. Les dessins de Rigano sont magnifiques, avec des ornements et des cadres spéciaux sur certaines pages ; le style est également atypique, j’ai passé beaucoup de temps à admirer les détails !
Les personnages également sont attachants. Kriss tient plus du sale gosse que du gentil garçon, mais en même temps on ressent toute la vulnérabilité et la tristesse qu’il essaye de cacher ; on ne sait pas grand chose de son coeur de papier et je bous littéralement de questions ! Shua est plus timoré, mais l’histoire qu’on lit sur lui ensuite est encore plus touchante. Quant à Mortimer, c’est un enfant qui semble avoir un trouble mental, ou un sévère traumatisme psychologique. Rosamelia qui les accueille me fascine complètement, on dirait une petite poupée, elle connaît les secrets de l’orphelinat mais semble en être tout aussi prisonnière que les autres. Quant à Mamie Nuit…

Vous me demanderez probablement quel est l’intérêt de cette chronique, si cette série doit disparaître dans les méandres de la création littéraire, à jamais inachevée ? Tout d’abord, parce que c’est un excellent premier tome ! Plein de promesses, d’originalité, de secrets, de personnages incroyables ! Ce serait trop bête de le laisser de côté, tout le monde parle de la symphonie inachevée de Beethoven, pourquoi pas de cette BD ? Ensuite, parce que j’ai quand même cet espoir fou que la série reprenne. Et enfin, même si ce n’est pas le cas, j’ai tellement envie d’imaginer une suite, une sorte de fanfic, et qui sait d’en discuter avec l’auteur ! Bref, lisez Coeur de Papier si vous en avez l’occasion, parlez-en autour de vous si vous l’avez aimée, et dites-moi si vous aussi vous voulez savoir la suite ❤

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  1. J’ai une trilogie de romans comme ça, on attend le dernier tome depuis des années (et la même avec « Le trône de fer », d’ailleurs!) donc, aussi tentant soit ton retour, ma priorité ne va pas être la découverte de cet album – mais si je tombe dessus, franchement, pourquoi pas (bon, ok, la frustration est un bon argument pour ne pas céder, en vérité ^^’).

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