Récits du Vieux Royaume

Par défaut

Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ En pleine adaptation à mon nouveau boulot, beaucoup de responsabilités et pour la première fois du management, je vous cache pas que le trouillomètre bat des records 😛 J’essaie de trouver ce que je pourrai apporter en terme de nouveau et de compétences, mais ça me semble tellement flou !

Nouvelle chronique littéraire ! Un joli pavé de ma bibliothèque, qui était dans ma PAL depuis longtemps : l’en voilà enfin sorti ! Voici les Récits du Vieux Royaume de Jean-Philippe Jaworski, qui combine en fait deux livres : le recueil de nouvelles Janua Vera et le roman Gagner la guerre, qui se déroulent tous les deux dans le même univers. L’auteur s’est spécialisé dans la fantasy en commençant par le jeu de rôle, et a reçu deux fois un prix aux Imaginales ; en parallèle, il est prof de lettres modernes ! Enfin, d’après Peppashoes (dont je vous conseille le compte bookstagram !) qui l’a justement rencontré aux Imaginales, c’est quelqu’un de très sympa ^^

Résumé : Entrez dans le Vieux Royaume. De Montefellóne à Ciudalia en passant par Bourg-Preux, venez en découvrir les mystères. Et si vous croisez un certain Benvenuto : tremblez !

Mon avis :

Rien de tel qu’une belle couverture pour vous faire voyager et planter le décor : Ciudalia, une ville aux mille et unes ruelles ancrée au bord de la mer, véritable Venise en version fantasy. Avec bien évidemment tout le lot d’intrigues que cela suppose !

Tout d’abord, on commence par Janua Vera : honnêtement, j’ai adoré ce recueil ! Je ne peux pas trop vous en dire pour éviter de vous spoiler, mais… wouaw ! Loin de se concentrer sur Ciudalia, chaque nouvelle va nous présenter un aspect de l’histoire, de la religion ou de la société du pays tout entier. Preux chevalier, guerrier sanguinaire, érudit, jeune fille ou simple gratte-papiers, elfes ou humains, on va découvrir une très grande variété de personnages dans autant de décors. Mais le véritable tour de force, celui qui fait que j’ai adoré ce recueil, peut-être encore plus que le roman qui suit, c’est la plume de Jaworski : l’auteur a réussi à adapter le style ET le vocabulaire pour les narrateurs de tous ses récits, de l’épique au comique en passant par le tragique. Le résultat est génial, immersion totale dans chaque histoire et une surprise à chaque fois ! En même temps, on découvre un univers de fantasy très fouillé, détaillé, avec sa mythologie, ses origines diverses, tout ce qu’il faut pour le rendre un peu plus réel. La mosaïque se met en place, juste ce qu’il faut pour accueillir la suite comme il se doit.

Ensuite vient le roman, Gagner la guerre. L’histoire est celle de l’assassin Benvenuto (qu’on a déjà croisé dans une des nouvelles), assassin de son état et accessoirement celui qui se salit les mains pour Leonide Ducatore, podestat de la République de Ciudalia, redoutable calculateur et prêt à tout pour obtenir le pouvoir, encore et encore. Bataille navale, prison ferme et torture, d’une manipulation politique à l’autre le pays bascule dans la guerre civile tandis que Benvenuto joue tour à tour les rôles d’exécutant, conseiller de l’ombre, bouc-émissaire et fuyard. Entre deux passes d’armes, son périple va même l’amener à frayer avec la magie noire et à croiser le chemin des elfes, derniers témoins d’un passé révolu. La soif de pouvoir de Leonide n’a d’égale que son amoralité, il ne laissera rien se mettre en travers de sa route. Tel maître, tel serviteur, Benvenuto est loin d’être un ange : cynique, intelligent, sexiste (encore qu’au vu de l’époque dont s’inspire le roman, on va dire que c’était hélas la norme…), assassin virtuose sans le moindre scrupule. Mais être au service des Ducatore implique un lourd tribut ; et lorsque Benvenuto dérape, l’étau se resserre sur lui.
Benvenuto est un enfoiré, c’est un fait. Mais un enfoiré qui raconte très bien son histoire. C’est fou, mais c’est tellement bien rédigé, j’ai pas autant profité de la plume d’un auteur depuis Les Liaisons Dangereuses. La narration se fait à la première personne, et pas une seule fois on ne sort du récit, même si Benvenuto brise souvent le quatrième mur pour s’adresser au lecteur. Le souci du détail est constant : argot, vocabulaire, ironie, gouaille, répartie, c’est truculent !

Alors certes, c’est un pavé qui pèse ses 1152 pages, avec quelques longueurs de descriptions, mais je n’en aurai pas retranché la moindre ligne, tant c’est bien écrit ; et je vous bassine sur la plume, mais les intrigues aussi sont dingues ! J’ai autant adoré les courtes petites histoires du recueil que les machinations de longue haleine du roman. Et j’en veux encore 😀

"

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s