Cette terre promise

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Je viens de découvrir un nouveau compte Insta que je vous conseille si vous ne connaissez pas : La Gazette de Sylvie ! Sylvie, c’est une maman de deux enfants, une battante qui vit dans la précarité et qui en témoigne au fil de ses publications avec une plume belle et forte à la fois ❤ Je découvre tout juste, elle partage avec nous des joies, des soucis, des moments de bonheur ou de tristesse, er surtout elle parle parfois de la réalité de son quotidien. C’est une de ces personnes qui nous permettent de virer nos oeillères, donc allez y faire un tour, l’écouter et lui glisser un petit mot si vous avez le temps 🙂

Nouvelle chronique littéraire ! Ca aurait dû être une poésie mais j’ai pas mal de lectures d’avance, je préfère chroniquer celui-ci avant d’oublier totalement ^^ Erich Maria Remarque (1898-1970), le nom vous dit peut-être quelque chose car il est très connu pour son roman A l’Ouest rien de nouveau, un récit pacifiste de la Première Guerre Mondiale que votre humble servante a d’ailleurs étudié au lycée ! C’est aussi ce livre qui a valu à Remarque de perdre sa nationalité allemande lorsque Hitler est arrivé au pouvoir ; il ira ensuite s’installer aux USA dont il prendra la nationalité. Cette terre promise est son dernier roman, inachevé à sa mort et qui raconte l’histoire d’émigrés allemands.

Résumé : « J’ai vu la ville pendant trois semaines devant moi, mais c’était comme si elle avait été située sur une planète inconnue. J’étais dans l’île d’Ellis Island, c’était l’été 1944, et sous mes yeux j’avais New York. »
Ludwig Sommer, jeune Allemand pourchassé par les nazis, a enfin rejoint les États-Unis. Son permis de séjour en poche, il part à la découverte de cette terre promise dont les richesses semblent inépuisables. Mais les souvenirs et blessures de la guerre, toujours vivaces, remettent en question la possibilité d’un nouveau départ.
Dans cet ultime roman, inédit en France, l’auteur d’À l’ouest rien de nouveau (Stock, 1929) brosse le portrait d’une incroyable communauté d’exilés tout en offrant une réjouissante satire de la société américaine.

Mon avis :

Bon, j’avoue que la jaquette du live m’a surtout fait penser à Men in Black III, quand le héros doit se jeter du haut de cette espèce de gargouille-aigle métallique pour remonter dans le temps (dans le film je vous jure que c’est logique XD ). Mais heureusement qu’elle est là, parce que vraiment je n’aime pas du tout cette pratique de certain éditeurs qui consiste à utiliser une simple couverture unie. C’est d’un triste !

Dans ce roman, nous allons suivre Ludwig Sommer, Allemand exilé qui a pris l’identité d’un autre. Depuis Ellis Island jusqu’à la sacro-sainte Amérique, nous suivons son parcours qui est aussi celui de centaines d’autres réfugiés et immigrants : rester coincé pendant des mois à espérer passer les contrôles, trouver un endroit où se loger, trouver comment gagner sa vie alors qu’on a pas un sou et que les diplômes allemands ne valent plus rien,… Comment survivre aussi avec les traumatismes de l’exil. Grâce à ses connaissances sur l’art ancien, Ludwig parvient à trouver du travail comme antiquaire ; d’autres immigrés arrivés avant lui apportent leur aide et ensemble ils échangent sur leur périple commun et la nostalgie d’une vie qu’ils essayent de recréer… ou au contraire d’oublier.

En découvrant cette petite communauté, on rit parfois, on s’émeut, on sent aussi beaucoup de mélancolie. On voit que le récit est inachevé parce qu’il n’a pas de véritable fil rouge, les scènes s’enchaînent avec quelques liens entre elles mais pas d’enjeu supérieur. Ou plutôt si, un enjeu ténu et subtil car très complexe : se reconstruire une vie. A travers les yeux de Ludwig, c’est toute une société que l’on découvre, avec des immigrés qui ne viennent pas seulement d’Allemagne. Mais la solidarité qui les rapproche est profondément touchante, tout comme les nombreuses scènes où ils vont se retrouver autour d’un verre de vodka russe pour se réjouir ou commémorer un souvenir. Chacun a eu une vie atypique et passionnante.

Pourtant, j’avoue que j’ai un avis un peu mitigé sur ce livre. L’écriture est agréable et fluide, on entre dans le quotidien de gens très différents et c’est un témoignage attendrissant de leur nouvelle vie en Amérique, entre débrouille et nostalgie. D’un autre côté, j’ai eu un peu de mal à me retrouver entre certains personnages et je me suis un peu ennuyée sur certains moments. Mine de rien, le livre est épais, c’est dommage qu’il n’ait pas de vraie conclusion, mais peut-on vraiment le reprocher à l’auteur vu les circonstances ? ^^’

Bref, une lecture très intéressante et qui m’a beaucoup marquée, mais qui manque aussi d’un petit quelque chose pour être une bonne lecture. Mais je vous conseille quand même le livre, parce que c’est un sujet important, qu’on ne connaît pas forcément bien, et il est abordé ici avec une grande délicatesse.

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