La Comtesse de Ségur, née Rostopchine

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Pensez-vous qu’il existe un bon moment pour qu’une machine à laver tombe en panne (oui, c’est le cas de la mienne, comment avez-vous deviné) ? J’imagine que pour si vous êtes parents, la réponse est non sans hésiter, il n’y a que les pires moments XD M’enfin bon, même sans enfants, ca gonfle, surtout que le tas de chaussettes sales commence a refouler, va falloir faire intervenir le SAMU à ce rythme…

Nouvelle chronique littéraire ! Parmi mes premières lectures, il y a les romans de la comtesse de Ségur, que ma grand-mère, paix à son âme, conservait précieusement ❤ Je crois qu’elle aimait beaucoup se dire qu’elle était comme la comtesse avec ses propres petits-enfants. J’ai récupéré dans sa bibliothèque une biographie de Sophie de Ségur, j’avais hâte de la lire et je n’ai pas été déçue 😀 Publiée en 1999, elle a été écrite par Ghislain de Diesbach, un essayiste français qui a écrit beaucoup d’autres biographies.

Résumé : Chacun de ses petits-enfants a inspiré l’oeuvre littéraire de la comtesse de Ségur, devenue une véritable comédie humaine du monde enfantin. Etudiée par les psychanalystes qui la comparent à Sade à cause de la fréquence des châtiments corporels qu’elle met en scène, admirée par les historiens qui y voient un tableau fidèle des réalités et des mentalités de la France du Second Empire, l’oeuvre de la comtesse de Ségur, phare de la Bibliothèque rose, est avant tout un monument de la littérature pour la jeunesse qui a enchanté des générations entières. Qui ne se souvient de Sophie marchant dans la chaux vive, offrant à ses cousins un thé fait de craie et de l’eau du chien, ou bien encore découpant en morceaux les poissons rouges de sa mère ?
Née à Saint-Pétersbourg en 1799, Sophie Rostopchine épouse en 1819 Eugène de Ségur, le neveu du général, dont elle aura huit enfants. Négligée par son mari, elle passe le plus clair de son temps dans sa propriété de Nouettes, dans l’Orne, qui lui servira de décor pour les récits qu’elle écrit dans la deuxième moitié du siècle pour ses petits-enfants et dont le succès est immédiat : Les Petites Filles modèles, Les Mémoires d’un âne, Les Malheurs de Sophie, Le Général Dourakine. Comme Mme de Staël, dont elle a le tempérament orageux et la facilité de plume, la gloire littéraire fut la seule compensation d’une vie faite d’épreuves et d’aléas que l’auteur, puisant aux meilleures sources, retrace avec élégance, brio et finesse d’analyse.

Mon avis :

Je vous avoue que j’ai été très soulagée en voyant que, pour la couverture, l’éditeur n’avait pas repris un certain portrait de Sophie de Ségur que je trouve absolument terrifiant ^^’ Elle y est de face, très pâle, les yeux fixés sur vous et en même temps étrangement dans le vague, on dirait que son visage sort de l’ombre plutôt que de ses cheveux, bref ! Ce n’est pas ce portrait, et c’est tant mieux ! A la place, c’est un portrait d’elle plus jeune (il me semble), une jolie jeune brunette, qui nous rappelle qu’avant d’être une grand-mère, Sophie de Ségur a eu une vie bien remplie.

Je ne vous referai pas la biographie, ça n’aurait pas vraiment de sens et mon but n’est pas de vous faire un exposé. En revanche, je peux vous dire que j’aime énormément la plume de Ghislain de Riesbach, j’ai dévoré cette biographie sans même m’en rendre compte ! Le lien est très bien fait entre Sophie, sa famille, le contexte politique de la Russie (qui aura beaucoup d’importance), et les romans qu’elle écrira par la suite. J’ai beau avoir la nostalgie des lectures d’enfance, je ne m’attendais pas du tout à être aussi passionnée par cette biographie, et maintenant j’ai envie de relire tous les romans, à commencer par Les Petites Filles Modèles et Les Malheurs de Sophie ^^

J’ai adoré découvrir la famille de Sophie, ses parents en particulier. Son père était un général russe très proche du tsar : d’une nature inflexible, il aurait été l’un des seuls à pouvoir contenir le caractère emporté et lunatique de Paul Ier. Beaucoup d’anecdotes et d’épisodes célèbres le concernent, à commencer par le grand incendie de Moscou qu’il aurait déclenché pour éviter que la ville ne tombe aux mains des soldats français de Napoléon. Quant à la mère de Sophie, elle n’a rien eu à envie aux Mme Fichini et autres marâtres des célèbres romans : pieuse à l’extrême, elle n’a pas hésité à élever ses enfants à la dure et à appliquer ses principes religieux avec une grande rigueur. Bien sûr, la religion tient une certaine place dans les romans de la comtesse de Ségur, mais c’est de façon très bienveillante 🙂

J’ai beaucoup aimé enfin les détails donnés sur les différents romans de la comtesse de Ségur : comment chacun a été écrit, édité, reçu par le public,… notamment La Fortune de Gaspard qui détonne parmi les autres romans en sortant de l’univers très fermé des enfants et des mères (il y a très peu d’hommes dans les romans de la comtesse, le comportement de son mari n’y est pas étranger), pour placer le héros dans une contexte beaucoup plus adulte et capitaliste !
Les romans de Sophie ont aussi beaucoup détonné à l’époque pour les traitements cruels que subissaient certains enfants, on lui reprochait même que cela manquait de réalisme, alors qu’il s’agissait pour elle de souvenirs bien réels infligés par sa propre mère ! De même, avec Les Malheurs de Sophie, un héroïne largement inspirée de l’enfance de la comtesse de Ségur, c’est la première fois dans la littérature pour enfants que l’on a une petite fille capricieuse, turbulente, qui réclame et affirme ses désirs ; là où dans d’autres romans jeunesse, on représentait les petites filles telles qu’on les voulait, polies, sages, obéissantes, calmes, etc.

Bref, je vous recommande à la fois cette biographie, digne d’un roman tellement les personnages sont incroyables, et les romans de la comtesse de Ségur ^^

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  1. Je n’avais pas vu passer ce livre ! J’ai justement relu Les malheurs de Sophie dernièrement, ça m’a donné envie de déterrer ses autres romans qui traînent dans des cartons depuis trop longtemps haha (et ouiii je vois de quel portrait tu parles, l’angoisse hahaha)

  2. C’est étrange, je ne m’étais jamais intéressée plus que ça à cette écrivaine et maintenant j’ai envie d’en savoir plus et de la lire. Il faudra que je m’y mette, un de ces jours ! Merci de me l’avoir mise sous le nez, du coup 😉
    Et bon courage, pour la machine à laver en panne et les chaussettes et autres vêtements qui s’accumulent…

    • A ton service, je suis contente de partager des souvenirs de mes premières lectures ^^
      Et pour la machine, je reviens d’une expédition en grandes pompes et gros sac au lavomatic XD

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