L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire IKEA

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Les préparatifs de Noël se poursuivent : cette année, on verra le Barbu en famille dans un chalet ^^ Côté cadeaux, mon obsession a porté ses fruits : j’ai quasi tout de prêt ! Il nous reste encore quelques collants bien chauds à acheter et autres affaires de neige, mais on a le plus important : des pulls ridicules de Noël 😀 Mon chéri en a même un qui fait de la musique ! Et vous, quels seront vos prochains achats ou installations ?

Nouvelle chronique littéraire ! Un roman qui a marqué tout le monde ne serait-ce qu’à cause du titre, moi y compris. Du coup, quand je l’ai trouvé en occasion, je me suis dit pourquoi pas, tout le monde l’a déjà lu mais cette fois c’est mon tour ! Voici L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire IKEA de Romain Puértolas, un auteur que j’avais déjà lu et apprécié pour ses nouvelles dans les recueils 13 à table des Restos du Coeur (j’attends de pouvoir lire le prochain avec impatience ^^). Sorti en 2013, je l’ignorais mais le livre s’est fait aussi bien encenser par les critiques que descendre en flammes par certains lecteurs, donc bon… C’est à un point où j’ai presque envie de m’excuser pour avoir passé un plutôt bon moment de lecture ^^’

Résumé : Un voyage low-cost… dans une armoire Ikea! Une aventure humaine incroyable aux quatre coins de l’Europe et dans la Libye post-Kadhafiste. Une histoire d’amour plus pétillante que le Coca-Cola, un éclat de rire à chaque page mais aussi le reflet d’une terrible réalité, le combat que mènent chaque jour les clandestins, ultimes aventuriers de notre siècle, sur le chemin des pays libres.
Il était une fois Ajatashatru Lavash Patel (à prononcer, selon les aptitudes linguales, « j’arrache ta charrue » ou « achète un chat roux »), un hindou de gris vêtu, aux oreilles forées d’anneaux et considérablement moustachu.
Profession: fakir assez escroc, grand gobeur de clous en sucre et lampeur de lames postiches. Ledit hindou débarque un jour à Roissy, direction La Mecque du kit, le Lourdes du mode d’emploi : Ikea, et ce aux fins d’y renouveler sa planche de salut et son gagne-pain en dur: un lit à clous.

Mon avis :

J’avoue que je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre pour cette lecture, peut-être à quelque chose de léger, on pose le cerveau et on se concentre juste ce qu’il faut pour suivre l’histoire. Dans l’ensemble, c’était assez juste ^^’ Je me rappelais surtout que j’avais bien aimé ce que j’avais déjà pu lire de l’auteur, donc j’étais en confiance aussi. Honnêtement, ça été une plutôt bonne lecture pour moi, n’en déplaise à tous ceux qui l’ont détesté 🙂

L’histoire qu’on nous raconte est celle de Ajatashatru, fakir et escroc sans envergure ni scrupules. Du moins, au début du livre. Notre fakir donc fait le voyage depuis l’Inde jusqu’en France pour acheter à IKEA un modèle de lit à clous. Ca, c’est la théorie. Dans la pratique, il arnaque son chauffeur de taxi, Gitan de son état, et s’en fait un ennemi mortel et acharné ; rencontre une femme dont il tombe éperdument amoureux ; se fait enfermer dans une armoire IKEA qui part pour l’Angleterre, puis arrêter comme clandestin et envoyer à partir de là un peu partout en Europe et ailleurs. Ce voyage sans queue ni tête sera aussi l’occasion pour Ajatashatru d’une prise de conscience : même si la bonté est rare parmi les humains, elle existe. Et si lui aussi, pour changer, se mettait à faire le bien autour de lui ?

Le côté loufoque de l’histoire m’a beaucoup plu ; pas au point de me tenir les côtes (le résumé que je vous ai cité est tellement exagéré qu’on dirait un plaidoyer en retard pour le prix Nobel de littérature), mais simplement le fait que ça parte un peu dans tous les sens et sans forcément de logique. Bon, ça part aussi un peu dans le cucul la praline, avouons-le. En fait, le livre n’a pas beaucoup de logique, que ce soit au niveau des situations ou des personnages (un auteur qui reçoit un acompte de cent mille euros pour une seule et première nouvelle, c’est beau de rêver), donc il vaut mieux partir avec l’idée que « faut pas chercher » XD
En fait, j’ai tellement pris ce livre par-dessus la jambe que je ne m’attendais pas à y trouver aussi une réflexion très sérieuse, et même très bien amenée, sur la question de l’immigration et des dangers que courent les clandestins qui tentent encore et encore de passer dans les « beaux pays ». L’auteur dénonce clairement les conditions de voyage atroces, les passeurs sans scrupules, le besoin d’argent pour assurer une vie décente à soi et sa famille, et l’exploitation de manière générale. Plus globalement, c’est aussi une critique de l’exploitation des pays occidentaux sur les anciens pays colonisés.

J’ai lu que beaucoup de personnes n’avaient pas aimé les tentatives d’humour du livre, en particulier les passages en italiques ou les blagues à base de jeux de mots. Effectivement, ça ne vole pas haut, mais ça encore ça passe. La seule fois où ça m’a vraiment gênée, c’était les jeux de mots sur les noms. Vous en avez un exemple dans le résumé, mais presque tous les personnages y ont droit et… nan pas fan, j’étais plus gênée qu’autre chose parce que pour moi ce genre de blague est uniquement vexante pour la personne concernée, et signe d’un manque d’efforts de la personne qui prononce mal le nom.
Autre point qui m’a gênée, le personnage du chauffeur de taxi Gitan. Tout d’abord, je précise que je ne connais strictement rien à la culture gitane, ou aux gens du voyage de manière générale. Mais la façon dont lui et sa famille sont présentée est tellement ridicule, si je devais parler franchement ce serait pour les décrire comme la bonne vieille famille de cassos… Sauf que comme je n’y connais rien, je ne sais pas si leurs personnages sont juste marrants (y a sûrement des cassos dans toutes les cultures) ou si le tout est méprisant sans le vouloir, surtout quand les autres personnages étaient certes moqués sur leurs noms, mais pour le reste pas aussi caricaturaux.

A ce point là, je pense que vous pouvez déjà comprendre à quel point le livre est un mélange assez spécial. Côté personnages, j’ai bien aimé Ajatashatru parce que, même s’il manque de réalisme, il ne se fait pas beaucoup d’illusions sur lui-même. Il a même un certain côté philosophe par moments, qui le fait relativiser les situations dans lesquelles il se trouve, là où une personne lambda aurait un chouïa plus paniqué. Les autres personnages sont un peu plus rapidement élaborés et assez clichés, donc pas grand chose à dire dessus 🙂

Bref ! Je suis d’accord pour dire que le roman n’est pas le chef d’oeuvre annoncé par la presse à sa sortie, mais de là à dire qu’il ne vaut rien, c’est exagéré. Ca m’a fait une petite lecture détente et pas prise de tête ; pas mal cucul aussi mais il se trouve que j’en avais besoin à ce moment là, donc ça m’a pas gênée ^^’ Et vous, l’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

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