H2G2 : Le Guide du Voyageur Galactique, et ses suites

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Sachez que votre humble serviteuse est en réalité un squelette désarticulé, un vrai pantin en kit ! Pour preuve, j’avais un dos en forme de chaine ADN, désormais j’ai également une rotule qui fout le camp. Mes os vieillissent plus vite que moi, à tous les coups ils se décomposeront avant ma peau dans mon cercueil X’D

Nouvelle chronique littéraire ! Aujourd’hui, une série que je voulais lire depuis très longtemps, un classique de la SF et un concentré d’humour qui fait bien rire à la lecture, j’ai nommé la série H2G2 de Douglas Adams, aussi appelée Le Guide du Voyageur Galactique. Il s’agit d’une pentalogie, ou « trilogie en cinq tomes » car à la base l’auteur n’avait prévu que trois tomes ^^ La série Big Bang Theory, dont je suis fan, fait beaucoup de référence à cette série de livres et ça me donnait vraiment envie de la lire, c’est enfin chose faite 😀

Résumé : Comment garder tout son flegme quand on apprend dans la même journée : que sa maison va être abattue dans la minute pour laisser place à une déviation d’autoroute ; que la Terre va être détruite d’ici deux minutes, se trouvant, coïncidence malheureuse, sur le tracé d’une future voie express intergalactique ; que son meilleur ami, certes délicieusement décalé, est en fait un astrostoppeur natif de Bételgeuse et s’apprête à vous entraîner aux confins de la galaxie ? Pas de panique ! Car Arthur Dent, un Anglais extraordinairement moyen, pourra compter sur le fabuleux Guide du voyageur galactique pour l’accompagner dans ses extraordinaires dérapages spatiaux moyennement contrôlés.
Avant d’être la série de SF humoristique la plus vendue au monde, H2G2 était un feuilleton radiophonique, douze épisodes de trente minutes, diffusé à la BBC en 1978 et 1980.

Mon avis :

La couverture est très intrigante, et j’aime beaucoup cette esthétique qui la fait ressembler à une affiche des années 80 😀 On peut y voir Arthur Dent dans son peignoir (notez bien qu’il va rester dans ce peignoir pendant 3 ou 4 tomes) et Marvin, le robot le plus intelligent de l’Univers… et aussi le plus dépressif. Si ca vous semble bizarre, je vous jure que c’est le néant à côté de ce qui vous attend.

Le Guide du Voyageur Galactique note que le Disaster Area, un groupe de pluto-rock originaire des zones télépathiques de Gagrakacka, est en général considéré non seulement comme le plus bruyant de tous les groupes de rock de toute la Galaxie, mais en fait comme le plus bruyant de tous les bruits tout court. Les habitués de ses concerts estiments qu’on bénéficie de la meilleure acoustique en écoutant leur prestation du fond d’une épaisse casemate bétonnée située à soixante kilomètres de la scène – tandis que les musiciens eux-mêmes jouent de leurs instruments par télécommande depuis un astronef parfaitement isolé placé en orbite autour de la planète – voire, le plus souvent, autour d’une planète entièrement différente.
(…)
Bien des mondes ont définitivement interdit leurs concerts, parfois pour des raisons artistiques mais le plus souvent parce que la sono du groupe contrevient aux traités locaux de limitation des armements stratégiques.

L’intrigue est assez compliquée à résumer, tant elle part à droite, à gauche, dans tous les sens, sans compter les digressions. Je ne suis pas en train de dire que c’est lourd ou ennuyeux à suivre, bien au contraire ! C’est du génie ! Toute la pentalogie est truffée de blagues cyniques, second degré, cruellement réalistes ou sans le moindre sens (ce qui, on le comprend vite, revient au même). Ce sont plein de civilisations, d’inventions délirantes et de bribes d’histoires de l’Univers complètement déjantées.
Et d’ailleurs, le format de l’intégrale est très pratique parce que pour cette série, lire les 5 tomes d’affilée est bien plus facile pour tout garder à l’esprit. Bon par contre, faut accepter de se le trimballer, comme tous les gros livres ! On va parcourir l’Univers en long, en large et en travers, quitte à voyager dans le temps et l’espace. Il y aura peut-être quelques passages qui nécessiteront que vous fassiez un peu chauffer les neurones pour suivre une logique justifiant quelque chose de cohérent ou de totalement cinglé. Par exemple, la bistromathique, qui vous explique comment on peut naviguer très rapidement dans l’Univers en basant ses calculs sur le déroulement d’une sortie au restaurant (sisi, c’est expliqué très sérieusement), ou le générateur d’improbabilité qui, comme son nom l’indique, vous permet de vous déplacer aux endroits les plus plus improbables. Mais pour le reste, il suffit de se laisser porter, comme le fait si bien notre héros 😀

On sait qu’il existe un nombre infini de mondes, tout simplement parce qu’il existe une quantité d’espace infinie pour les loger. Tous, toutefois, ne sont pas habités. Par conséquent, il doit exister un nombre fini de mondes habités. Un nombre fini divisé par l’infini est si près de zéro que ça compte pour du beurre, si bien que la population moyenne de toutes les planètes de l’Univers peut donc être considérée comme égale à zéro. D’où il découle que la population totale de l’Univers est aussi égale à zéro et donc que tout individu que vous seriez susceptible de croiser de temps à autre ne saurait être que le fruit d’une imagination dérangée.

L’histoire commence avec Arthur Dent, un Anglais tout ce qu’il y a de plus normal (donc accro au thé et plutôt flegmatique de nature) et pas très fut-fut. Avec Ford Prefect, un extra-terrestre originaire de Bételgeuse et rédacteur du Guide du Voyageur Galactique, il va se retrouver plus ou moins obligé de parcourir l’Univers et de se retrouver embarqué dans des aventures sans queues ni têtes. Il va y avoir d’autres personnages qui les accompagneront plus ou moins longtemps, et qui auront presque tous une rayure au casque (ou deux têtes, dans le cas de Zaphod Beeblebrox), mais c’est vraiment le duo Arthur-Ford qu’on va suivre. On s’attache vite à Arthur car il est comme nous, largué dans un monde bien plus grand que prévu et surtout sans la moindre logique à laquelle se raccrocher. Du coup, il se contente de suivre le mouvement et de prendre les choses comme elles viennent XD Ford est un fêtard qui aime profiter de la vie, pas plus brave qu’un autre mais pro de la débrouille !

« Oh, bonjour, Arthur Dent à l’appareil. Ecoutez, je suis désolé de ne pas m’être pointé depuis six mois, mais j’étais devenu fou.
– Oh ! Pas de problème. C’est d’ailleurs ce qu’on s’était dit. Ca arrive tout le temps. Quand peut-on espérer vous voir ?
– Quand les hérissons finissent-ils d’hiberner ?
– Au printemps, je suppose.
– Alors, vous me verrez dans ces eaux-là.
– Impec. »

Je vous disais plus haut que la réalité et l’insensé revenaient au même dans la série. C’est qu’en fait, les cinq tomes vont tourner autour de grands questionnements : qui dirige l’Univers ? Quel est l’Ultime Message de Dieu à sa Création ? Et surtout, la Grande Question sur la Vie, l’Univers et le Reste. Nos héros vont tenter de répondre à ces questions, plus ou moins volontairement car leur priorité sera surtout de sauver leurs miches et accessoirement celles de l’Univers. Ils vont se balader dans plein d’endroits improbable et rencontrer de nombreux peuples étranges. Mais tout est rédigé avec un humour délirant, comme si tout n’était au final qu’une vaste blague XD Et je vous jure que ça fait un bien fou, cette série est hilarante ^^ Et même quand elle ne nous fait pas rire, elle a des réflexions géniales qui nous font remettre en question plein de choses : bref, elle nous fait prendre du recul. Et ça c’est très fort.

Le problème majeur – l’un des problèmes majeurs, car ce n’est pas le seul -, l’un des nombreux, donc, problèmes majeurs que soulève l’exercice du pouvoir est en fonction de qui l’on trouve pour l’exercer ; ou plutôt, de qui s’arrange pour amener les gens à le laisser l’exercer sur eux.
En résumé, il est un fait patent, que ceux-là même qui ont le plus envie de gouverner les gens sont, ipso facto, les moins aptes à le faire. Pour résumer le résumé : quiconque est capable de parvenir à se faire élire président ne devrait à aucun prix être laissé libre d’exercer cette fonction. Pour résumer le résumé du résumé : les gens ont un vrai souci.

Bref, je vous recommande absolument cette série ❤ Ne débranchez pas votre cerveau, bien au contraire : profitez pleinement de votre lecture et éclatez-vous 😀

« Un jour, j’ai fais un discours, dit-il soudain, apparemment sans rapport. Vous ne voyez peut-être pas immédiatement le rapport mais c’est parce que mon esprit travaille à une vitesse tellement phénoménale et que je suis – c’est une très grossière approximation – trente milliards de fois plus intelligent que vous. Laissez-moi vous fournir un exemple. Pensez à un chiffre, n’importe lequel.
– Euh, cinq.
– Faux. Vous voyez ? »
Le matelas fut effectivement fort impressionné et comprit qu’il était en présence d’un esprit hors du commun.

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