Matin d’écume

Par défaut

Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Beaucoup de manutention et de poussières au boulot en ce moment, alors le soir, le minimum syndical est de rigueur : douche bien chaude, pilou pilou, chips, canapé XD Et la série du moment, c’est le dessin animé Avatar, le dernier maître de l’air 😊

Nouvelle chronique littéraire ! Un livre que m’a offert Pepparshoes du blog Sorbet-Kiwi, à l’occasion d’un swap :3 Plein de gros bisous à elle (et pardon d’avoir mis si longtemps à le lire ^^’ ) ❤ Voici donc Matin d’écume de Anne Michel, sorti en 2017 ! C’est le premier roman de l’auteure, qui a sorti un 2020 un deuxième livre intitulé Pour quelques bulles de bonheur. A priori, ce sont des romans plutôt feel good, mais je vous laisse découvrir celui qui nous intéresse aujourd’hui avec le résumé, vous comprendrez mieux 🙂

Résumé : Un phare tranchait sur ces rochers noirs, dressant sa blancheur vers le ciel. Les brumes s’étaient dissipées, le ciel était d’un bleu presque blanc tant il était lumineux.
Sur l’île d’Adrec, balayée par les vents chargés d’embruns, vit une petite communauté qui se connaît bien et s’entraide comme elle peut. Il y a, notamment Ismaël, adolescent muet depuis la mort de son père ; la douce Marie, veillant au chevet de sa mère Christina, âme et mémoire de l’île ; Jan, l’homme de la forge, retranché dans ses chagrins… Et Lise, venue du continent pour se recueillir sur les lieux où a été trouvé le corps sans vie de son compagnon. La jeune femme voit en Ismaël l’écho de sa propre peine…
C’est autour du nouveau médecin, Lucas, tout de bienveillance et d’écoute, que chacun trouvera peu à peu le chemin vers la renaissance.
Le charme et les jours d’un petit monde insulaire conjuguant la douleur de l’absence et les élans vrais du coeur.

Mon avis : 

La couverture est très jolie, une photo d’un paysage maritime avec une femme qui regarde la mer au loin. J’aime énormément le jeu de lumières avec le soleil, les nuages et les rochers ^^ Ca colle très bien avec le thème du deuil et des familles de marin qui attendent le retour du bateau, avec parfois beaucoup d’appréhension. En même temps, la scène est très calme et invite à se poser pour réfléchir ou juste se laisser aller. 

Le livre se lit assez rapidement : d’une part parce que la police d’écriture est assez grande (un bon point si vous avez des problèmes de vue) et d’autre part car le style de l’auteur est fluide et très agréable 🙂 Par contre, les premières pages demandent un peu d’attention, le temps de situer tous les personnages et les relations de famille. Le roman traite de thèmes très délicats, mais avec beaucoup de justesse, de bienveillance et de douceur. On retrouve le deuil et ses différentes facettes, la difficulté de renouer des liens avec les gens après une longue période, la famille et aussi la vie sur une île coupée du reste du monde avec ses avantages et ses inconvénients. Je tiens aussi à prévenir que le début du roman contient une scène de noyade assez dure car détaillée : avis aux personnes sensibles ou concernées par la chose. 

L’histoire va nous faire suivre plusieurs personnages. Le point de départ va être la mort de Marc, noyé en mer, dont le corps va être retrouvé sur l’île d’Adrec par Ismaël, un jeune ado dont le père est mort noyé plusieurs mois auparavant. Cette découverte va bien entendu renforcer son traumatisme : depuis la mort de son père, il n’a plus prononcé un mot. Arrive alors Lise, la veuve de Marc, qui lutte avec son propre chagrin, et en qui Ismaël va trouver une personne qui le comprend réellement. Parallèlement à cette histoire, il y a aussi celle de Christina et de sa famille : Christina va bientôt mourir, ce qui affecte sa fille mais aussi son frère Jan qui est en froid avec elle depuis des années, sans parler de sa soeur Edith, mentalement instable depuis la mort de son mari des années auparavant. 

C’est sûr que raconté comme ça, ça a l’air très joyeux ^^’ Mais la force du roman, c’est de parvenir à nous faire accepter ces évènements comme partie intégrante de la vie. De même que l’on perd quelqu’un, cela permet aussi parfois de nous rapprocher des autres personnes qui nous entourent ou d’en rencontrer de nouvelles. Les personnages qui m’ont le plus marquée sont sans hésiter Jan, Lise et Ismaël, car tous les trois ont une lourde charge à surmonter. J’ai aussi particulièrement aimé les passages dans la forge de Jan, le travail du métal ou l’artisanat de manière général me fascinent, surtout quand la réalisation d’un oeuvre permet de dépasser ses propres pensées moroses :3 Edith aussi nous marque beaucoup : enfermée dans son monde et trouvant son réconfort dans un rituel que tous ont appris à respecter. Le personnage de Lucas est un peu le point pivot car il va chercher à aider tout le monde, mais il semble aussi s’effacer pour mieux laisser la place aux histoires de chacun. Pourtant, son histoire en tant que médecin frappe beaucoup. Un peu comme dans La Petite Boulangerie du Bout du Monde ou Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, on se prend à vouloir vivre sur une île ou dans un village perdu pour y trouver cette franchise et ce soutien inconditionnel qui semble unir la plupart des habitants, en particulier dans la perte d’un être cher. 

Bilan, une lecture assez courte, peut-être pas un coup de coeur mais un livre qui fait du bien et qui détend ❤ N’ayant pas subi de deuil encore, je mesure mal ce que ça peut donner, mais je pense qu’il peut aussi aider dans ce cas précis. Je recommande ^^ Et vous, l’avez-vous déjà lu ? Qu’en avez-vous pensé ? 🙂 

"

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s