Circé

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Est-ce que vous aussi vous avez ce film ou cette série que vous connaissez par coeur à force de visionnages et re-re-revisionnages ? Pour moi ça dépend des moments, mais en ce moment c’est sans conteste Big Bang Theory XD Et aussi pas mal de films d’épouvante, vu que je les connais déjà les jumpscares me font moins peur 😁

Circé de Madeline Miller

Nouvelle chronique littéraire ! Un roman qui a eu beaucoup de succès, je crois bien l’avoir vu passer sur des dizaines de chroniques et de critiques avant de me décider à le lire. Et avant cela, il fallait que je me le procure mais ma p’tite Maman m’a devancée et me l’a offert ❤ Madeline Miller publie Circé en 2018, après un premier roman intitulé Le Chant d’Achille en 2011 qui a reçu le Women’s Prize for Fiction, un des plus prestigieux prix littéraires du Royaume-Uni. Sans surprises, elle a beaucoup étudié le grec ancien et le latin, jusqu’à enseigner cette deuxième langue : on comprend tout de suite d’où vient sa maîtrise de la mythologie dans ses romans ! J’ai commencé Circé sans trop savoir à quoi m’attendre (je ne lis les résumés des romans qu’à l’achat ou au moment de la découverte : quand je les reprends pour les lire, j’y vais brut et tant pis si j’ai oublié de quoi ça parle XD ), mais j’ai très vite été sous le charme ^^ Quelque part je me demande aussi si le succès du roman n’a pas un lien (cause, conséquence ou autre) avec la mode des sorcières qui a commencé vers 2019… à creuser ! Bref, le roman reprend le mythe grec très connu de la magicienne Circé qui a transformé les compagnons d’Ulysse en porcs dans l’Odyssée ; néanmoins, elle ne peut rien contre Ulysse qui a bénéficié de l’aide du dieu Hermès et elle doit lui rendre ses hommes.

Résumé : Helios, dieu du soleil, a une fille : Circé. Elle ne possède ni les pouvoirs exceptionnels de son père, ni le charme envoûtant de sa mère mais elle se découvre pourtant un don : la sorcellerie, les poisons et la capacité à transformer ses ennemis en créatures monstrueuses. Peu à peu, même les dieux la redoutent.
Son père lui ordonne de s’exiler sur une île déserte sur laquelle elle développe des rites occultes et croise tous les personnages importants de la mythologie : le minotaure, Icare, Medée et Ulysse….
Mais cette existence de femme indépendante et dangereuse inquiète les dieux et effraie les hommes. Pour sauver ce qu’elle a de plus cher à ses yeux, Circé doit choisir entre ces deux mondes : les dieux dont elle descend, les mortels qu’elle a appris à aimer.

Mon avis : 

J’avoue que j’ai un peu de mal avec la couverture, je ne saurais pas dire si je l’aime ou pas ^^’ Sur la forme j’aime beaucoup : les traits dorés sur fond noir, je souscris à fond et j’adore. Les plantes à foison sont très agréables à regarder, surtout en orientant le livre pour jouer sur le brillant et les reflet. C’est le visage de Circé qui me donne un peu plus de fil à retordre, ses traits, ses yeux en particulier. Mais après tout, son physique particulier est un élément récurrent du roman : laide pour sa famille, divine pour les mortels, différente pour tous. 

On se retrouve donc plongés dans une réécriture de la mythologie, ou plutôt une interprétation. Circé nous raconte son histoire à la première personne, l’histoire d’une enfant hors norme, même chez les dieux. Fille du Titan Hélios et de la naïade (nymphe des eaux) Perséis, elle n’a pourtant ni les pouvoirs divins de son père ni la beauté de sa mère. Plus elle grandit et plus elle semble étrangère au monde qui lui a donné naissance ; en revanche, les mortels la fascinent. Par hasard, elle va finir par découvrir qu’elle peut utiliser les pouvoirs magiques des plantes : or, ni les dieux ni les mortels n’en sont capables. Circé, ainsi que ses deux frères et sa soeurs, sont des magiciens dont les pouvoirs n’obéissent pas aux limites des dieux. Naturellement, ces derniers ne voient pas cela d’un bon oeil. Circé, le vilain petit canard et l’enfant rebelle, est alors exilée sur l’île d’Eéa. Là-bas, elle découvre enfin l’étendue de ses pouvoirs. Malgré cette cage dorée, le monde n’en a pas fini avec la puissante Circé, entre les dieux, les mortels et les monstres de légende. 

Autant pour moi, les références mythologiques étaient ce qui m’attirait principalement dans ce roman, autant je peux comprendre que ça puisse inquiéter quelqu’un qui ne connaisse pas vraiment les récits de la mythologie grecque : honnêtement, même quelqu’un qui n’a pas appris les histoires peut parfaitement s’y retrouver dans le récit et comprendre de quoi il retourne. Le fait est qu’on va recroiser énormément des mythes-clés, mais du point de vue de Circé : Prométhée qui vole le feu pour le donner aux hommes, les monstres Charybde et Scylla, Thésée et le Minotaure, Ulysse, Télégonos,… Sans parler des dieux et des mortels que la légende a rendu célèbres comme Dédale ou Glaucos. J’en ai même découvert de plus obscurs que je ne connaissais pas, et comprit certains liens de parenté qui m’échappaient auparavant : c’est là qu’on voit tout le travail de l’auteure qui a tout repris, y compris les différentes versions des anciens auteurs pour les passages les plus délicats, et proposé une nouvelle interprétation du personnage de Circé. 

Et quel personnage ! Une femme d’exception sans le moindre doute. Trop commune pour les dieux, mais clairement une déesse pour les mortels, et dans tous les cas une sorcière aux pouvoirs redoutables, capable de rivaliser avec les Olympiens. Mais elle est aussi vulnérable et solitaire. Bien que dans un premier temps son exil lui apporte exactement ce qu’elle recherche, elle se rend vite compte qu’elle est fascinée par les mortels et que son isolement lui pèse. Tout au long du roman, elle fait de nombreuses rencontres qui seront autant de tournants pour elle : son oncle Prométhée, l’architecte Dédale, ses nièces Ariane et Médée (un personnage que j’adore), Ulysse,… Elle murit et comprend petit à petit qui elle est et ce qu’elle désire véritablement ; mais surtout, elle refuse de se laisser mener à la baguette et de jouer le jeu comme on l’attend d’elle. L’écriture de Madeline Miller lui a donné une puissance fabuleuse et des émotions d’une grande sensibilité. Les descriptions sont vivantes et donnent un nouveau souffle à des mythes d’un autre âge. 
A travers les yeux de Circé on découvre les dieux, cruels sans en être conscients tant ils sont déconnectés des réalités humaines ; les mortels qui sont tous différents mais livrés aux passions et surtout aux caprices divins visant à distraire et à exploiter ; les héros, des hommes attachés à leur honneur viril, et dont les légendes bien souvent réécrivent et rabaissent le rôle que les femmes ont tenu dans leurs histoires… L’envers du décor en quelque sorte. Car dès le début, sa condition de fille est claire : faire un mariage pour une alliance et surtout engendrer de nombreux descendants. Une femme seule est automatiquement une proie… mais elle n’est pas de celles-là et elle va clairement le faire savoir.

Bref ! Un superbe roman qui nous plonge dans une ambiance fabuleuse, merveilleusement dépaysante, aussi divine que sorcière ❤ Je vous conseille vraiment de le lire, moi je l’ai dévoré et j’ai vraiment hâte de pouvoir lire Le Chant d’Achille ^^ Le connaissiez-vous déjà ? Qu’en avez-vous pensé ? 

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  1. Je ne connais que de nom, j’en ai beaucoup entendu parler et il a fini par atterrir dans ma liste d’envies. Il va vraiment falloir que je le mette dans ma PAL au bout d’un moment, d’autant plus que je suis assez certaine d’aimer ^^

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