Exploration & Frontières culturelles

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Est-ce que pendant vos heures de travail vous pouvez écouter de la musique ? Pour ma part, c’est le cas ; au bout d’un moment, je me suis même mis des sketches de François Perusse, le Donjon de Naheulbeuk, et actuellement ce sont des creepypastas en anglais, histoire de corser la difficulté XD Et vous, qu’écoutez-vous pendant le travail ? 🙂

Nouvelle chronique littéraire ! Je vous ai déjà parlé de la maison d’éditions Oneiroi, mais si jamais vous êtes un nouveau venu sur le blog… bienvenue dans un premier temps, mettez-vous à l’aise ^^ Et ensuite, Oneiroi est une maison d’édition née en 2019 avec pour but de promouvoir le steampunk, un genre littéraire et artistique qui revisite le XIXe siècle. Si vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à consulter la page dédiée de ce blog, « Steampunk : qu’est-ce donc ? ». Oneiroi publie, outre de très bons romans, des recueils de nouvelles steampunk thématiques pour aider à découvrir le genre : le premier concernait l’écologie, le deuxième les luttes entre classes sociales. Le troisième volume que je vous présente aujourd’hui explore les frontières culturelles et les différences entre différents peuples. En effet, le XIXe siècle est aussi l’époque des grands voyages d’explorations (menés par des hommes mais aussi des femmes, je vous conseille l’excellent album Elles ont conquis le monde si vous voulez en savoir plus 😉 ), des découvertes de civilisations, et malheureusement aussi des zoos humains des Expositions Universelles. Bref, il y a matière à réinventer tout cela, sous la plume de 4 auteurs : Tepthida Hay (qui nous a déjà régalés dans la précédente anthologie), Caroline Léger, Benjamin Lupu et Ostramus.

Résumé : Le steampunk vous invite à explorer les origines de notre société en déambulant dans des passés alternatifs. Avec cette anthologie, vous voyagerez aux quatre coins du monde : les barrières entre les êtres ne sont pas toujours là où on les attend. Traditions, religions, langage, mœurs… Les frontières qui séparent les humains sont multiples et trompeuses. Et si la plus grande de toutes n’était autre que le temps ?
Pour le meilleur ou pour le pire, ou juste différemment. Prenez place dans notre machine à remonter le temps !

Mon avis pour chaque nouvelle :

  • Renaissance de Benjamin Lupu : Cette nouvelle n’aurait pas déparé dans la première anthologie sur l’écologie ! Benjamin Lupu nous passionne avec l’histoire de Rukfus Tock, sa fille Eugénie, et le jeune Charles Farouze. Parti faire la démonstration du nouveau scaphandre mis au point par Charles et ses frères, Rukfus est un homme d’affaire : il compte bien profiter du voyage pour remonter des trésors engloutis et en tirer tout le profit possible. Leur chemin les amène à croiser les Padjaïs, une tribu nomade qui vit et voyage sur l’eau : ils pourront peut-être leur indiquer des endroits où repêcher des objets précieux, et qui sait peut-être aussi le navire chinois qu’on les soupçonne d’avoir attaqué. Mais ce que Charles va découvrir en explorant les fonds marins dépasse tout ce qu’ils auraient pu imaginer. Entre folie mentale et folie des grandeurs, Eugénie est peut-être la clé pour ramener un semblant d’équilibre face à la démesure.
    Pour moi, l’originalité de la nouvelle ce sont les Padjaïs, cette tribu mystérieuse qui semble vivre presque en symbiose avec son milieu ; ils ne sont pas forcément pacifiques, mais passionnants ça oui ! Il n’y a pas de réelle surprise sur la façon dont l’histoire va se dérouler, le prologue de la nouvelle nous donne beaucoup d’indices, mais l’écriture de Benjamin Lupu a quelque chose de captivant et elle est très agréable à lire :3 On a vraiment envie de savoir comment les choses ont dérapé, comment les personnages vont tourner… Si le nom de l’auteur vous dit quelque chose, c’est qu’il n’en est pas à son coup d’essai ; son dernier roman, intitulé Le Grand Jeu, est un récit steampunk d’espionnage qui se déroule à Constantinople ❤ La nouvelle Renaissance se déroule dans le même univers, mais il n’est pas nécessaire d’avoir lu le roman pour l’apprécier 🙂
  • Casque de cuivre et chapeaux de feutre, de Caroline Léger : Une nouvelle qui nous fait voir le pire et le meilleur, elle m’a beaucoup marquée. On a finalement trouvé un moyen de rentrer littéralement dans les livres, grâce à des machines à rêver qui vous projettent dans une histoire et vous permettent d’influer sur son cours. C’est une sensation merveilleuse mais surtout aussi addictif et destructeur qu’une drogue. Pour Lucie, dont le travail est d’accueillir les (souvent très acariâtres) clients, la tentation est grande et elle n’y résiste pas : le soir quand personne ne la surveille, elle profite elle aussi de la merveilleuse invention pour visiter les œuvres et les pays. Mais elle a également son propre rêve, bien réel : devenir une modiste, créer ses chapeaux et obtenir la reconnaissance de son talent. Lentement mais sûrement, elle progresse vers son idéal. A-t-elle ses chances ? Ou n’est-ce qu’une autre chimère, pas différente de celles des illusions qu’elle vend aux hommes et aux femmes en mal de merveilles ?
    Caroline Léger m’a bluffée, j’étais totalement dans la peau de son héroïne ! On sent tout l’amour qu’elle a pour les livres et les univers imaginaires rien que dans cette nouvelle :3 Je crois que cette nouvelle est sa première publication, et je croise les doigts pour que ce ne soit que la première d’une longue série ^^
  • Précieuses entrailles de Tepthida Hey : J’avais adoré La Nouvelle Elite dans le précédent recueil et j’avais hâte de lire de nouveau cette auteure : je n’ai pas été déçue ! Afin de permettre à son père de nouer un partenariat financier pour une lucrative entreprise de récolte de perles, Elsie va épouser Edmund. Mais très vite, elle se rend bien compte que ce mariage est loin de combler ses espérances, si toutefois elle en avait jamais eu dans ce domaine. Bien qu’elle n’ait personne pour la conseiller, elle fait de son mieux pour être une bonne épouse et suit son mari et son père en Australie  et se lie d’amitié avec sa domestique yawuru, Mary. Pour son mari, ni plus ni moins qu’une sauvage, mais une alliée précieuse lorsqu’Elsie tombe enceinte en même temps que Mary : les deux femmes peuvent s’épauler. Mais Mary disparaît, comme d’autres femmes avant elle. Toutes enceintes. Se pourrait-il qu’il y ait un lien avec ces perles d’un genre nouveau rapportées par Edmund ? Des perles à l’éclat presque magique…
    On retrouve beaucoup de thèmes sympa dans cette nouvelle : il y a la confrontation avec d’autres cultures, mais aussi la question de l’émancipation féminine. Comme dans beaucoup de récits steampunk, la démesure et les excès vont aussi jouer un rôle. Tepthida Hay a écrit dans de nombreux recueils de nouvelles déjà et j’ai trop envie de découvrir les autres du coup 😀 
  • Illusions d’Outre-Temps, de Ostramus : Alors là, celle-ci m’a retourné le cerveau ❤ Prosper Plavet est un éditeur qui aime et fait bien son boulot ; hélas, les ventes ne décollent pas et baissent même car les récits des journaux uchronistes, c’est-à-dire des voyageurs dans le temps, ont la faveur du public. Prosper décide alors de tenter ce que personne n’a encore jamais fait : publier un roman uchronistes. La levée de boucliers est immédiate de la part des uchronistes qui craignent de perdre le monopole de leurs explorations et autres modifications temporelles. Mais Prosper reçoit tout de même un manuscrit, écrit par une femme, Claude Avenac. Or il n’y a aucune femme acceptée dans les cercles uchronistes, soi-disant car leur sexe leur complique la tâche pour accomplir des modifications temporelles, puisque selon les époques les femmes sont plus ou moins bien considérées. Mais ni Claude ni Prosper ne baissent les bras, bien au contraire : la lutte ne fait que commencer. 
    Sans hésiter, c’est ma nouvelle préférée. Elle est GENIALE ❤ Ici, on ne parle même plus de simplement voyager dans le temps, mais de créer des uchronies, des manipulations temporelles pour créer un tout nouveau présent, avant de retourner dans son époque (oui, ici c’est possible). C’est très bien amené et expliqué, il faut s’accrocher pour comprendre certains détails, mais c’est bluffant 😀 Et surtout, Ostramus est l’auteur chez Oneiroi du Traité de Chronoportation, un superbe album que je vous conseille vivement ! J’avais loupé son financement participatif, mais je compte bien me l’offrir un de ces jours ^^ Je vous conseille aussi son site internet qui est très bien fait, super intéressant, et où on peut voir qu’il se prend vraiment au jeu de son personnage de chrononaute, moi j’adore ❤ 

Bref, une nouvelle fois c’est un super recueil qu’on nous propose ici, je ne peux que vous conseiller de découvrir et la maison d’édition et le steampunk et les anthologies ^^ En plus, un appel à textes est lancé pour le prochain recueil, qui tournera autour du thème suivant : « Inventions & jeux de pouvoirs ». J’ai tellement hâte de voir ce que ça va donner !! 

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