Attention, titre subtil : Causons Hentai !

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Aujourd’hui, un article un peu spécial : avec ce genre de titre, j’attire toute sorte de gens bizarres et je fais fuir les plus honnêtes et les plus farouches d’entre vous. Et pour ceux qui ignorent ce que sont les hentai, expliquons. Le manga est, pour faire court, un style de BD japonais qui se lit de droite à gauche et qui se divise en plusieurs catégories. Les shojo pour les jeunes filles, les shonen pour les jeunes garçons, les seinen pour les hommes adultes, les josei pour les femmes adultes, les yuri pour les romances lesbiennes, les yaoi pour les romances gay, etc. Bon bien sûr, chacun lit ce qu’il veut, moi je suis une grande fan de shonen et de seinen. Et du coup, les hentai, ce sont des mangas porno. 

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Oui, je sais, c’est pas vraiment le genre de la maison d’aborder ce genre de sujets, encore que j’ai bien chroniqué un livre (très bien fait d’ailleurs) intitulé L’Art de faire l’amour à un homme 😀 Mais comme le dit si bien un très bon ami à moi, tous les livres sont nés libres et égaux en droits, donc je ne vois pas pourquoi je me priverai de faire une chronique sur les hentai 😛 Et je suis d’avis que le sexe ne devrait être ni un tabou ni un crime ni une saleté : simplement quelque chose d’intime, sans mauvaise estime de soi et où le consentement de chacun est la seule règle.

Bon, ce sera une chronique groupée par contre, pour des raisons évidentes de contenu je ne vais pas non plus vous montrer tout en détail. Pour la même raison, je censurerai abondamment les couvertures, déjà parce que je veux que mon blog soit à peu près tout public (même si je considère que les poitrines féminines devraient vraiment être libérées de ces tabous à la c*n) et ensuite parce que je ne connais pas trop les tolérances de WordPress en la matière ^^’
Bien entendu, les mangas hentai souffrent du même genre de défauts qu’on peut reprocher au porno de manière générale : les relations présentées peuvent être quelque fois glauques, voire parfois clairement abusives ; et évidemment l’accent est plus souvent mis sur le corps féminin. On se dit donc que c’est surtout pour un public masculin hétérosexuel, mais je ne suis pas d’accord. Je vous ai choisi quelques titres intéressants, et non, je ne parle pas de cul mais bien du dessin, du scénario ou des personnages. En espérant que ça dédramatisera un peu le tabou autour de tout ça 😀 

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On commence avec Sexture Effect de Minami Katase : il s’agit ici d’un recueil (souvent les hentai présentent plusieurs histoires) avec des couples dont c’est la première expérience sexuelle. Les premiers émois, la découverte de son corps et du corps de l’autre, la perte des complexes, etc. Il y a peut-être une ou deux relations un peu cheloues (histoire de proposer des fantasmes différents, par exemple avec une grosse différence d’âge), mais le consentement de chacun est à peu près clair. Si vous voulez découvrir le hentai, ça peut être un bon début ! Ce n’est pas forcément mon préféré mais les scènes sont agréables et bien dessinées ^^

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Toujours dans les découvertes sympathiques, je vous conseille Les Muses de l’Onsen de Tachibana Omina. Ici, c’est une seule histoire qui compose tout le recueil, mais en explorant toute une diversité de fantasmes via le thème du harem : un seul mec au milieu de plusieurs nanas, chaudes comme la braise bien évidemment. Le scénario nous présente un établissement de sources chaudes où se retrouvent plusieurs femmes ; l’une d’elle, auteure de romans pornos, est en manque d’inspiration et jette son dévolu sur le seul employé masculin de l’auberge. Petit à petit, les autres femmes vont se prendre au jeu… dans tous les sens du terme. Les personnages sont sympas et on a des nanas qui savent ce qu’elles veulent et qui l’assument ; l’histoire est pas trop mal (même si bien entendu c’est pas le point central du livre), les dessins sont très bien faits, bref un bon titre 🙂 

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Cheeky and Chubby est un autre recueil, de Meme50 cette fois. Avant toute chose, les dessins de l’auteur font partie de ceux que je préfère ! Agréables à regarder, excitants, pas trop exagérés… encore que le principe du manga soit de présenter des filles rondes. Et attention, quand ils disent des filles rondes, ça veut dire des filles avec d’énormes seins et fesses, et éventuellement un mignon petit bourrelet. EN REVANCHE, point à savoir parce que ça peut être très choquant. Les hentai abordant une grande diversité de fantasmes, le fantasme de violer ou être violé(e) en fait partie ; rappelons ici que tant que ça reste de l’ordre du fantasme ou du jeu de rôle réaliste mais consentant, il n’y a pas de mal. L’avant-dernière histoire est donc une histoire à base de viols : j’avoue avoir été très mal à l’aise en m’en rendant compte, car ce recueil partait pour être un de mes préférés. Je l’aime beaucoup, mais cette histoire-là, je vous avoue que c’est un passage que je préfère ne pas relire trop souvent ^^’ Et heureusement, les autres histoires du recueil sont plutôt mignonnes et c’est que du bon ! 

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On va ensuite aborder un thème cher aux Japonais : les monster girls ! 😀 Ce sont tout simplement des personnages féminins (qui parfois ont leur pendant masculin) moitié humains moitié monstre : harpies, lamias, centauresses, slime, arachnides, etc. On les trouve dans tous les types de mangas ; Monster Musume est un titre assez connu, c’est un manga type ecchi, c’est-à-dire à connotation sexuelle mais plus dans un but comique ou romantique que vraiment porno. Mais comme on est ici pour parler de hentai, laissons le soft de côté : voici Monster Girls’Party, un recueil de Mizone qui présente plusieurs histoires avec différentes monster girls. Démone, dullahan (monstres qui peuvent retirer leur tête à volonté), lamia, centauresse, vous avez compris l’idée. Eh ben en vrai, c’est pas si mal du tout ! On retrouve le côté excitant, les couples sont assez tendres et le thème de l’acceptation de soi et de l’autre dans sa différence revient souvent. Les dessins sont aussi très bien faits :3   

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Toujours dans la série « les Japonais sont fous », on passe à Love Contest de Kisaragi Gunma ! Un peu comme Monster Girls’ Party, on le lit autant pour les scènes de cul que pour le côté what the fuck de l’histoire, et croyez-moi vous ne devinerez jamais ! Je vous laisse cinq secondes pour essayer d’imaginer et on passe à la suite 😉 
Imaginez un lycée, avec ses clubs sportifs. L’un de ces sports est un club de baise, et c’est tout à fait sérieux, attention ! La discipline porte le nom de seikodo, elle est très codifiée, très exigente, bref vous avez saisi l’idée. Le couple principal (parce que oui, avec un tel scénario autant varier les plaisirs et les partenaires) est composé d’une fille du club dont la soeur est une grande championne (parce que oui, y a des championnats, quel beau métier tout de même) et d’un garçon fou amoureux d’elle qui intègre le club pour essayer de la convaincre de se mettre avec lui. Bon oui, ça fait gros lourd, mais je vous jure que l’histoire va bien prendre le temps de développer leurs caractères respectifs et qu’il n’est pas question de viol. Un hentai assez marrant donc ^^

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Maintenant, un hentai un peu spécial, faut aimer pour apprécier je pense : Imagination Real de Takada Hiromitsu. Mon problème par rapport à celui-ci, c’est que j’adore les dessins, le style me plaît beaucoup. Pourquoi est-ce un problème ? Parce que le thème principal du recueil est « netorare », c’est-à-dire la tromperie : plus précisément, on a une relation de base, puis l’un des deux partenaires entame une relation adultère avec une tierce personne… souvent après avoir été violé par cette tierce personne. Je pense qu’on peut parler de syndrome de Stockholm ? Oui, c’est chelou, c’est même carrément glauque. Comme je vous l’ai dit, les hentai explorent de nombreux types de fantasmes.
La principale histoire du recueil tourne autour du monde des idols japonaises, c’est-à-dire des jeunes filles actrices/chanteuses/stars et qui rassemblent une grande communauté de fans. Le phénomène est très répandu au Japon, si vous voulez des infos plus sérieuses dessus je vous conseille cette vidéo Youtube. Ici, l’histoire exagère volontairement, on part dans un grand délire de manipulation, de chantage et de prostitution ; l’auteur a probablement voulu dénoncer les excès qui existent déjà dans le monde des idols (oui, les hentai engagés ça existe), donc ça part d’une bonne idée, mais l’histoire n’en reste pas moins assez dérangeante et les suivantes sont dans la même veine. Bref, vous comprenez maintenant mon petit souci avec ce manga : j’aime certaines scènes et il semble qu’au final les filles y prennent du plaisir (histoire de dire « oui elles sont violées mais elles finissent par aimer ça », pas sûr que ça dédouane vraiment), mais les histoires me font froid dans le dos. 

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On attaque le dernier de notre liste avec un titre un peu particulier et qui remonte un peu le moral dans le sens où c’est un hentai qui se moque de son propre genre : Chasteté inversée de Amahara. Déjà, le style de dessin est beaucoup plus proche des BD occidentales ; j’avoue que perso j’aime beaucoup moins, mais ici ce sont les histoires que j’ai trouvé super intéressantes, chacune vise à prendre le contrepied de certains clichés du manga porno. Par exemple, l’histoire principale inverse les comportements clichés garçons/filles et c’est assez marrant à lire ^^ Il y a aussi une histoire qui explore le fantasme d’être violée pour une fille : pas simple à assumer, encore moins simple à assouvir j’imagine. On retrouve aussi nos monsters girls XD La dernière histoire est un peu plus particulière, le contexte fait que je ne sais pas trop par quel bout attraper le bébé ^^’ Mais je voulais quand même vous en parler, parce que ce hentai est vraiment à part et c’est toujours intéressant quand un genre se remet lui-même en question. 

Voilà, j’ai essayé de faire aussi diversifié que possible 🙂 Y a du bon et du moins bon, et je me doute que certains titres vous ont beaucoup moins plu que d’autres. Mais j’espère quand même que ça vous a intéressé ^^ Quoi que vous en pensiez, que vous aimiez ou que vous détestiez, soyez tolérants envers les autres et envers vous-mêmes 😉 Ces livres ne sont ni bons ni mauvais en soi, ils sont juste là pour vous faire passer un bon moment si c’est votre kif, comme n’importe quel autre bouquin. Sur ce, je vous dis bonne journée et bonne lecture 😉 

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  1. J’avais vu passer Love Contest et l’idée du club m’avait fait marrer en mode WTF 😛 Chasteté Inversée est intéressant dans l’idée je trouve et ça me rend curieuse les Monsters Girls ! ça me rappelle un ouvrage qui parlait de Porno Monstrueux et j’avais été intriguée en me rendant compte que c’était un véritable genre (on découvre tous les jours)

  2. Mdr, ce GIF que tu as mis, tiré du film « Le Chat Potté » est tellement parfait pour le sujet 😂 Le sujet est hyper intéressant et je trouve ça génial que tu l’abordes ! Je n’ai jamais tenté le genre, mais un jour, pourquoi pas, je ne ferme pas la porte lol

    • Yep, je suis assez fière de mon choix 😀
      Je suis contente, j’ai pas mal de retours positifs sur cet article ^^ Et en vrai, je n’aurais jamais pensé non plus, mais il s’avère que en terme de « porno », les hentai sont la seule chose qui ne me met pas mal à l’aise. La prise de distance grâce au dessin et au côté WTF peut-être XD

  3. Je trouve ça super sympa que tu aborde ce sujet, ça reste encore énormément tabou ! De mon côté je n’en lis pas (je lis déjà très peu de mangas). Mais je suis intriguée par l’histoire de Imagination Real, et du fait que ça se base sur le syndrome de Stockholm ^^

    • C’est justement pour ça que je voulais en parler, je suis contente de voir que ça intéresse les gens (au-delà de la raison évidente j’entends ^^)
      Après, je ne sais pas si c’est exactement le syndrome de Stockholm, mais c’est le meilleur comparatif que j’ai trouvé 🙂

  4. Alors bien que je connaisse les différents styles de mangas j’en ai jamais vraiment lu, à part une saga une fois au détour d’une bibliothèque et je n’y connais strictement rien du coup. Alors merci pour la présentation plus que complète de ces sagas j’ai appris pas mal de choses au passage du coup !

    • A ton service ! Il y a des mangas pour tous les styles de lecteurs et de lectures : même si le sens de lecture te déroute, il y a des mangas qui se lisent de gauche à droite 😀
      C’est un format auquel on ne rend pas assez justice pour moi 🙂

  5. Merci pour cet article très intéressant. Mon mari lit beaucoup de manga, moi j’en lis un peu aussi. Mais pas l’ombre d’un hentai à la maison. Ceci dit, pourquoi pas, ça peut changer un peu.

      • Alors mon cher mari est un grand romantique il lit principalement des histoires d’amour. Après il lit aussi des trucs comme City Hunter. (C’est un fan de tsukasa hojo et de Masakatsu katsura)
        Moi, j’en lis peu. Les derniers en date c’est l’atelier des sorciers (mais j’ai beaucoup de retard) et magus of the library.

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