Premières lignes… #176

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes. Aujourd’hui je vous propose de lire les premières lignes d’un roman d’une auteure que je suis sur Twitter et dont j’adore l’écriture ^^

La jeune fille qui se déplaçait avec prudence entre les ruines n’était encore qu’une enfant. Ses cheveux sales étaient retenus par des lanières de plastique et ses vêtements troués tombaient sur son corps trop maigre. Sa présence paraissait irréelle au milieu des restes de bâtiments écroulés, de composants technologiques et d’autres objets inconnus que le temps rongeait petit à petit. De grandes statues de métal, pour la plupart tombées de leur piédestal, se tenaient de part et d’autre de la salle, tels des gardiens abattus au combat. Lentement, pour être sûre de ne pas tomber dans un trou ou de se tordre une cheville, la petite brune évoluait tout en observant ce qui se trouvait autour d’elle. Le toit du bâtiment s’était en partie effondré et permettait à un peu de lumière de passer, aidant la petite lampe qu’elle portait au poignet à éclairer les restes d’une civilisation aujourd’hui disparue. L’humidité ambiante avait permis à des champignons luminescents de pousser dans les recoins sombres, ce qui accentuait l’aspect sinistre du lieu.
L’endroit où elle se trouvait ressemblait à un ancien centre scientifique : des débris d’écrans, des appareils de mesures et du matériel de précision aujourd’hui en miettes. Il y avait même des sortes de cages faites de barreaux métalliques. Mais en même temps, l’endroit avait aussi l’air d’être une bibliothèque, un centre de stockage d’informations. Des milliers de blocs de données, irrécupérables pour la plupart, en témoignaient. Quel genre de personne pouvait faire des expérience au milieu d’une bibliothèque ? La jeune fille sourit à cette idée et bien que sa très modeste condition l’ait poussée à grandir plus vite qu’elle n’aurait dû, son jeune âge lui permit encore de s’évader dans quelques rêveries enfantines à propos des gens qui avaient autrefois vécu ici.
– Numéro 2 ! Arrête de glander et rends-toi utile !
Ce rappel à l’ordre la fit sursauter. Son père se trouvait quelque part sur sa gauche et elle l’entendait souffler et peiner à soulever quelque chose de lourd. Elle se précipita vers lui pour l’aider à déplacer un morceau du plafond sous lequel gisaient des restes d’ordinateurs. Mais ils étaient bien trop abîmés pour servir encore à quelque chose et surtout, ils étaient recouverts de champignons et de moisissures. Il n’avait jamais été doué pour trouver des choses intéressantes.
– J’ai un prénom, lui reprocha la gamine pour la centième fois au moins.
Jurant devant l’état de sa trouvaille, l’homme cracha dessus avant de se tourner vers son enfant. Son visage sale, mal rasé et ses yeux fourbes reflétaient bien ce qu’il était : un pilleur d’artefacts, un récupérateur de technologiques. Bref, un chasseur d’ordures, comme les appelaient la plupart des gens.
– Un prénom ! Encore une idée de ta mère ça ! éructa-t-il. Tant que tu seras avec moi en mission, tu ne seras que la numéro 2 du vaisseau ! En dehors fais-toi appeler comme tu veux, j’en ai rien à foutre !

"

  1. Je t’avoue que je trouve la première phrase assez lourde (« jeune fille » et « enfant » – quoique cela reste subjectif, je me doute – surtout que par la suite on insiste bien sur son « jeune âge », qu’elle a un père…). Heureusement, la suite est plus plaisante à lire. J’attendrai ton retour, si tu comptes le lire prochainement 😉

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