Les Chiens de l’hiver

Par défaut

Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Hier au boulot j’ai appris ce qu’était un cartonnage romantique : ça date du XIXème siècle, ce sont des reliures de livres qui coûtent peu à produire, très clinquantes avec énormément de décor dorés, des couleurs vives, et même parfois des images attachées sur la couverture. On les faisait surtout pour les livres de poche et les prix scolaires, bref des livres pour les enfants (bibliothèque morale, chrétienne, ce genre de collections). A la fin du siècle, ces livres donnent l’impulsion pour le développement de la lecture, avant que le livre de poche vers les années 1950 ne la démocratise un peu plus. C’était la minute historique XD Vous vous en fichez ptet mais c’est le genre de petite chose que j’aime apprendre :3 En gros ce sont des reliures à trois francs six sous, mais elles sont quand même jolies quand elles sont bien conservées, de quoi mettre des étoiles dans les yeux du gamin qui reçoit le livre ! 

Nouvelle chronique littéraire ! Vous savez, j’adore les histoires de maison hantée. Mais vraiment, je les aime d’amour, regardez à quel point je suis dingue de la série The Haunting sur Netflix. Par contre, autant j’en connais pas mal en film, autant j’en connais peu en terme de romans (si vous avez des conseils je prends !). Du coup, je cherchais un roman de maison hantée et je suis tombée sur Les Chiens de l’hiver avec Dan Simmons. Bon, le dernier livre que j’ai lu de cet auteur m’avait légèrement traumatisée, et j’ai hésité avant de le prendre ^^’ Et je me suis rendu compte en ouvrant celui-ci qu’il s’agit en fait d’une suite à un autre roman intitulé Nuit d’été, qui se passe plusieurs années auparavant. J’étais donc un peu mitigée en commençant ma lecture, mais heureusement, le fait que ce soit une suite ne m’a pas gênée !

Résumé : Dale Stewart, professeur de littérature et écrivain dépressif, revient dans sa ville natale, Elm Haven, quarante ans après la disparition tragique de son meilleur ami, Duane. Emménageant dans la maison de ce dernier, il renoue avec son passé pour mieux faire le point sur son présent chaotique entre divorce, tentative de suicide ratée et carrière au point mort. Surtout, il s’attelle à l’écriture de son grand roman, celui sur son enfance et sa bande de copains de la Cyclo-Patrouille. Mais les fantômes de la bourgade du Midwest n’en ont pas fini avec lui, et des phénomènes étranges se succèdent jusqu’à ces chiens qui rôdent autour de chez lui, toujours plus gros à chaque passage. Alors que l’hiver s’installe, la limite entre réalité et hallucinations s’affine… jusqu’à la folie ?

Mon avis : 

La couverture m’avait beaucoup plu, angoissante avec des tons de gris et bleu sombre, une illustration comme je les aime ^^ Un arbre mort, et bien entendu, notre star à tous, la grande maison typiquement américaine, hantée jusqu’aux toiles de son grenier.

Dan Simmons a une super écriture, je ne peux rien dire contre ça ! Le suspense est dosé aux petits oignons, et il nous emmène vers la fin avec une précision de chirurgien pour doser les indices et les rebondissements. L’atmosphère est angoissante à souhait, et jusqu’au dernier moment on se posera la question de savoir s’il s’agit d’une hallucination, d’une machination bien humaine, ou d’un véritable phénomène surnaturel. J’ai été captivée de bout en bout, et je suis assez soulagée également de ne pas tomber sur une histoire aussi trash que celle de L’Echiquier du mal.

On découvre le personnage de Dale Stewart, professeur de lettres et écrivain qui commence à peine à se remettre de sa dépression avec tentative de suicide. Afin de faire une pause et rédiger un nouveau livre, il décide de se rendre dans sa ville d’enfance, et de louer la maison d’un de ses amis d’enfance, Duane, mort dans d’horrible circonstances (impliquant une moissonneuse batteuse). Oui, moi aussi je trouve que c’est pas le meilleur endroit pour guérir d’une dépression. Si la maison n’est pas hantée, Dale doit cependant faire face à plus d’un danger : bande de skinhead un tantinet susceptibles, fantômes, et étrange meute de chiens noirs qui semblent devenir de plus en plus gros…

Comme je l’ai dit plus haut, ça ne dérange pas du tout que ce livre soit une suite : quelques références sont faites à Nuit d’été, mais ça ne gêne pas l’histoire. On devine que les évènements du premier roman ont dû mener à la mort de Duane, mais il est pourtant bien présent dans cette suite : resté vivant grâce au souvenir particulièrement vivace que Dale a de lui, il est en partie le narrateur des Chiens de l’hiver, et nous permet de comprendre certains aspects cachés de la psyché de Dale. Ceci dit, après un certain moment de lecture, j’ai fini par avoir envie de tarter Duane, son esprit, son souvenir ou peu importe. De son vivant, le gamin était un surdoué, polyglotte et lettré accompli malgré son jeune âge. Il n’est d’ailleurs pas exempt de critiques sur le travail de Dale. Bon, à ce niveau, il est légitime d’avoir un peu d’orgueil (lui-même se dit pédant) et de se permettre de critiquer, mais j’avoue que le passage suivant m’a légèrement vexée !

Naturellement, ce n’est là qu’une opinion personnelle. J’ose espérer que, si j’avais vécu, je ne serais pas devenu un critique littéraire (ou son frère débile, le chroniqueur de livres).

A quoi je réponds avec un très long doigt plein de tendresse, mais passons ! Dale quant à lui est un personnage assez attachant, qui se débat avec ses propres faiblesses. Malgré un état psychologique instable, le personnage a de la ressource et il n’est pas non plus un lâche. Le voir faire ses prises de conscience et affronter ses démons est vraiment captivant ^^ On a de très bons antagonistes en prime 😛

En conclusion, un petit thriller assez sympa, qui m’a donné très envie de lire le précédent roman ! Je suis réconciliée avec l’auteur en prime 😀

"

  1. Ton anecdote est super intéressante – si tu en as d’autres, je suis preneuse 😉
    Je me souviens de ton retour sur « L’échiquier du Mal », ça avait un peu refroidit mon enthousiasme (mais je tenterai quand même un jour). En tout cas, ce thriller a l’air vraiment bien, il pourrait me plaire alors je note ☺

    • J’espère que « L’Echiquier du mal » te plaira plus qu’à moi 🙂 En tout cas, je suis contente de m’être réconciliée avec l’auteur !
      Et quand tu veux, j’en ai plein ^^ C’est ça de faire des études, on devient une mine de savoir inutile XD

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s