L’Ickabog

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien 🙂 Avec mon chéri on est parés pour le confinement ! On a récupéré une télé, un peu vieille mais grand écran, son correct et surtout accès Internet (vu qu’on a pas les chaînes). Monsieur est tout content de son nouveau joujou, parce que quitte à regarder des films, autant le faire avec une TV qui a de la gueule 😀 Il a aussi récupéré une partie de ses anciennes consoles et réfléchit à un système de branchement : quand tout sera fait il sera joie, bonheur et petits beurres… et il me faudra ptet un pied de biche pour le sortir de là XD

Nouvelle chronique littéraire ! On l’attendait, certains chanceux l’avaient déjà lu car il avait été publié sur Internet pendant le premier confinement, mais enfin le voilà dans sa version papier, le dernier roman de J.K. Rowling ! Je ne savais absolument pas à quoi m’attendre, n’ayant pas particulièrement suivi l’actualité à son sujet. C’est clairement un roman jeunesse, mais les adultes fan de merveilleux y trouveront aussi leur compte ! Petit plus, une partie à la fin du livre regroupe des dessins d’enfants illustrant différents moments de l’histoire, à la suite d’un concours qui avait été organisé pendant la publication sur Internet. Bon, ce sont des dessins d’enfant donc pour être polie je vais dire que ce n’est pas ma tasse de thé, même si certains ont une certaine touche d’originalité 🙂

Résumé : Haut comme deux chevaux. Des boules de feu étincelantes à la place des yeux. De longues griffes acérées telles des lames. L’Ickabog arrive…
La Cornucopia était un petit royaume heureux. On n’y manquait de rien, le roi portait la plus élégante des moustaches, et le pays était célèbre pour ses mets délicieux : Délice-des-Ducs ou Nacelles-de-Fées, nul ne pouvait goûter ses gâteaux divins sans pleurer de joie ! Mais dans tout le royaume, un monstre rôde : selon la légende, l’Ickabog habitait les Marécages brumeux et froids du nord du pays. On disait de cette créature qu’elle avait de formidables pouvoirs et sortait la nuit pour dévorer les moutons comme les enfants. Des histoires pour les petits et les naïfs ? Parfois, les mythes prennent vie de façon étonnante…Alors, si vous êtes courageux et voulez connaître la vérité, ouvrez ce livre, suivez deux jeunes héros déterminés et perspicaces dans une folle aventure qui changera pour toujours le sort de la Cornucopia.

Mon avis : 

La couverture est assez marrante, un mélange entre une tapisserie et une forêt digne d’une jungle ^^ On a envie de l’observer encore et encore pour les petits détails de chaque case. Personnellement j’aime beaucoup ces touches de couleurs vives. Le titre aussi m’avait tapé dans l’oeil, parce qu’il me faisait énormément penser au nom du protagoniste principal de Sleepy Hollow (un des meilleurs films de Tim Burton), Ichabod Crane 😀

Nous sommes clairement face à un grand conte pour enfants : « il était une fois » au début de l’histoire, des villes et des personnages cantonnés à une fonction principale, des méchants et des gentils, un royaume idyllique ou tout va pour le mieux, pas forcément de magie mais un certain sens du merveilleux, tous les ingrédients sont là ! Nous découvrons, avec un soupçon de bave aux lèvres, le royaume gourmand de la Cornucopia, gouverné par le roi Fred. Chaque ville a sa spécialité culinaire, tout monde est heureux, bien nourri, et aime son souverain. Seule ombre au tableau, la région des Marécages où les gens sont pauvres et vivent misérablement. Là-bas vivrait aussi une sorte de croque-mitaine, l’Ickabog, qui dévore les promeneurs égarés et les enfants pas sages. Mais ce n’est qu’une légende bien sûr. Jusqu’au jour toutefois où le roi Fred, naïvement et pour soulager son petit ego, décide d’aller faire une expédition à la demande des gens du Marécage. Dans le brouillard et la confusion, un homme meurt et le roi jure ses grands dieux qu’il s’est retrouvé face au monstre. L’Ickabog existe réellement, il en est désormais persuadé. La terreur et la misère s’abattent sur le royaume. Mais de l’Ickabog ou des conseillers cruels qui entourent le roi, on pourrait se demander qui est le véritable monstre… Daisy et Bert, deux amis jadis inséparables, voient ainsi leur monde s’écrouler autour d’eux, et ils sont bien décidés à se battre pour obtenir la vérité.

C’est tout de même un peu plus complexe qu’un simple conte, et on se rend vite compte qu’il s’agit aussi d’une satyre politique qui reprend l’un des plus vieux thèmes du monde : celui du souverain faible, gouverné par son seul petit ego, et entouré par des conseillers véreux qui ne songent qu’à leur propre intérêt. J.K. Rowling arrive à amener son récit de manière alléchante et avec une bonne touche d’humour, c’est très prenant à lire :3 C’est frais, léger, et même si certains traits de caractère sont simplifiés, les personnages n’en sont pas moins attachants et capables d’évoluer. Des thèmes forts sont repris : le deuil d’un parent, l’amitié, mais aussi la différence et la tolérance. On voit également à quel point il est facile de se brouiller quand la vérité est trop insoutenable à supporter, et que la personne en face de vous préfère se murer dans sa souffrance plutôt que d’admettre quelque chose de plus terrible encore.

Le duo Daisy et Bert m’a beaucoup plu, chacun des deux est touchant et intéressant à suivre. Daisy dans sa petite salopette rapiécée me plaît beaucoup : c’est une gamine forte et courageuse, avec plus de jugeotte que beaucoup d’enfants de son âge. Bert a été tout aussi durement éprouvé qu’elle, mais comme Daisy on voit que c’est un garçon qui aime beaucoup sa famille. Et ils ne sont pas les seuls héros du livre : leurs parents aussi vont se révolter, lentement mais sûrement, jusqu’à mener une véritable action d’éclat. Les familles Beamish et Doisel sont géniales à suivre, tout simplement ^^ Passons vite fait sur le roi Fred sans Effroi, parce qu’honnêtement à ce niveau-là c’est un petit tas de gelée tremblotante dans un costume à falbalas. Passif et renfermé sur son petit monde parfait, il n’a rien à faire sur un trône. J’aime quand il y a de bons antagonistes, et le conseiller Crachinay vaut largement plus le détour ! Machiavélique, sans scrupules et redoutable, il représente une vraie menace, à tel point que pendant une bonne partie du livre, j’ai cru que le titre était une sorte de métaphore pour dire que, en réalité, c’était lui l’Ickabog, le croque-mitaine. Mais il n’en est rien, et je vous laisserai vous-même le soin de découvrir le reste 😉

Bref, un roman jeunesse certes mais une fois de plus J.K. Rowling nous montre que la frontière entre roman adulte et enfants n’est finalement qu’un mot : il n’y a pas d’âge pour le sens du merveilleux et les petites leçons de la vie 🙂 J’ai passé un très bon moment de lecture, haut en couleurs et en émotions ! Certains pourront ne pas aimer et préférer quelque chose e de plus sérieux, mais je suis tout de même d’accord avec l’un des commentaires que j’ai lu : je suis curieuse de voir ce qu’une adaptation par Tim Burton pourrait donner ❤

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  1. Je ne compte pas le lire. J’ai lu beaucoup de bien sur ce livre et je l’ai vu en librairie – il est effectivement très beau – mais les propos transphobes de l’autrice m’ont totalement refroidie, au point que je n’ai même pas encore eu le cœur de poursuivre ma relecture d’Harry Potter 😦

    • Je comprends que ça soit délicat, c’est pas évident d’apprécier une oeuvre alors que l’artiste est condamnable pour autre chose :/ Après, je n’ai pas trop suivi l’affaire des propos transphobes, donc je suppose que ça m’a moins gênée pour ça peut-être ? En tout cas, le livre m’a semblé bien sous tout rapports 🙂

    • Eh ben, c’est pas souvent qu’on me la sort celle-là ^^ Pas de soucis, je comprends 🙂 Après elle a fait des trucs très différents, peut-être que tu aimerais plus ses polars ou « Place à Prendre » ? Quoique « Place à Prendre » est pas la lecture la plus réjouissante que j’aie faite ^^’

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