Les Meurtres de Molly Southbourne

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Aujourd’hui en intro j’ai envie de vous partager un de mes plus beaux fous rires, en pleine visite d’un musée : v’là t’y pas que je tombe sur une chemise de nuit en vitrine. Impossible de me rappeler l’époque exacte de ladite chemise, là comme ça je dirais époque moderne ? Toujours est-il que cette chemise de nuit pour dame tombait jusqu’aux orteils, montait jusqu’au cou, et avait un petit rabat stratégiquement placé devant l’entre-jambe. Déjà c’est comique, mais là où j’ai failli me faire mal à force de rigoler, c’était avec la phrase brodée sur le rabat : « Dieu le permet ». RIP Juliette XD

Nouvelle chronique littéraire ! Ca faisait un moment que je voyais passer la collection Une Heure Lumière de la maison d’édition Le Bélial’, et j’ai enfin pu découvrir lire quelques uns des livres qui en font partie :3 Il s’agit en fait d’une collection de novellas de grands auteurs de la science-fiction, récents ou non. Le but est de présenter des textes de qualité, assez courts pour être lus d’une traite : si vous avez envie de découvrir la SF, ça peut être une très bonne piste. La collection est déjà très fournie, avec des couvertures reconnaissables et une parution de 5 ou 6 livres par an depuis la création en 2016. J’ai donc commencé ma découverte avec Les Meurtres de Molly Southbourne de Tade Thompson, publié en 2017 dans sa version originale. La novella a reçu plusieurs prix, et aurait bientôt droit à une adaptation au cinéma :3 Elle ouvre également la série Molly Southbourne, le deuxième volume datant de 2019 : bien entendu, il fait lui aussi partie de la collection Une Heure Lumière, et je me suis empressée de le lire, mais ça sera pour une prochaine chronique ^^

Résumé : Molly est frappée par la pire des malédictions. Aussi les règles sont-elles simples, et ses parents les lui assènent depuis son plus jeune âge.
Si tu vois une fille qui te ressemble, cours et bas-toi.
Ne saigne pas.
Si tu saignes, une compresse, le feu, du détergent.
Si tu trouves un trou, va chercher tes parents.
Molly se les récite souvent. Quand elle s’ennuie, elle se surprend à les répéter sans l’avoir voulu… Et si elle ignore d’où lui vient cette terrible affliction, elle n’en connaît en revanche que trop le prix. Celui du sang.

Mon avis : Coup de ❤ !

J’avoue que j’aime énormément les couvertures de cette collection : toutes sur fond blanc avec un dessin centrale mystérieux et intrigant, comme une éclaboussure de peinture, un motif de fumée ou une ouverture à travers l’espace-temps. Vraiment, j’adore 😀 La couverture des Meurtres de Molly Southbourne ne fait pas exception, avec trois visages féminins dont on ne distingue pas les yeux, révélés par une éclaboussure de sang. Je frétille d’avance !

L’histoire est palpitante, et prouve bien que la collection n’a pas volé son nom : j’ai littéralement tout dévoré en une heure ! Nous découvrons Molly Southbourne, depuis son enfance jusqu’à sa vie adulte. Molly aurait pu être une petite fille comme il en existe des tas aux Etats-Unis, à un détail près. Un détail qui fait que sa mère, ancienne espionne, va l’entraîner et lui donner une formation de guerrière impitoyable. Un détail qui la met constamment en danger. Car à chaque fois que Molly se blesse et que le sang perle, cela crée un clone d’elle-même, une copie parfaite qu’elle finit par appeler une molly. Et chacun de ces clones essaiera de la tuer. Pourquoi, comment, qui sont ces hommes étranges qu’on lui dit d’appeler pour nettoyer derrière elle quand elle a dû trucider plusieurs clones, Molly n’a aucune des réponses à ces questions et doit se contenter de survivre.

J’ai été captivée, je n’ai pas d’autres mots ^^ Tade Thompson a construit son récit de main de maître, et on devine le psychologue de profession derrière l’évolution qu’il donne à son personnage, et à l’interprétation que l’on peut avoir des mollys. Car oui, ne vous attendez pas à quelqu’un de totalement sain d’esprit avec une vie pareille. Formée à la dure malgré des parents aimants, Molly est intelligente, froide et pragmatique. Se blesser est pour elle d’abord un danger, puis une expérience alors qu’elle tente de comprendre ce qu’elle est, et enfin une habitude, comme une fatalité. Elle n’en souffre même plus, sinon psychologiquement, car la pression est énorme, d’autant plus que les mollys semblent évoluer en même temps qu’elle. Leur caractère aussi dépend légèrement de l’état d’esprit de Molly lorsqu’elle se blesse, et je me suis sentie pousser une âme de détective à essayer de comprendre ce que les mollys révélaient de Molly. Tade Thompson précise en postface qu’il souhaite nous laisser tirer nos propres conclusions, et pour ma part je pense que ces clones sont en quelque sorte des émanations de Molly, des sentiments qui prennent littéralement corps, jusqu’à finalement être dominés par de la colère, ou un profond dégoût d’elle-même. De là à dire qu’elle était suicidaire depuis l’enfance ou qu’elle avait une horrible perception d’elle, je ne sais pas, ce trait-là a pu être influencé par ses parents qui ont toujours appliqué une règle drastique pour tuer tous les clones. En tout cas, tout le récit tourne autour du rapport au corps et à soi-même : âmes sensibles s’abstenir, il y a pas mal de jus de tomate qui coule.

Les parents apportent un vrai cadre réconfortant au début de l’histoire : ils sont protecteurs et aimants, ils veulent le mieux pour leur fille mais sont aussi désemparés face à un phénomène dont ils maîtrisent mal l’impact sur Molly. Après, j’avoue que je me suis demandée pourquoi ils ont parfois attendu avant de lui révéler certaines informations, mais bon, je n’ai pas d’enfant. Mais lorsque Molly quitte le nid, cette protection disparaît, et on prend vraiment conscience à quel point sa faculté peut devenir un danger pour tous les autres, même si les mollys ne cherchent qu’elle. Et surtout, il reste un dernier petit détail, que Molly n’aurait pas pu prévoir, mais qui va l’empêcher définitivement de mener un semblant de vie normale.

Bref, une novella qui m’a bluffée à tous les niveaux, et un vrai coup de coeur ! Je vous recommande sans hésiter Les Meurtres de Molly Southbourne, et surtout si vous avez déjà lu d’autres livres de la collection Une Heure Lumière, n’hésitez pas à me dire vos préférés, j’ai hâte de les découvrir !

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