Le Château des Animaux

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ A défaut du covid, me voilà avec un bon vieux rhume, on ne change pas une équipe qui gagne. Schéma classique : mon copain tombe malade, au bout de deux jours il est frais comme une rose, il me passe son virus et je le garde bien au chaud pendant deux semaines ! En fait, ma petite théorie perso, c’est qu’il n’a qu’un seul globule blanc, mais c’est un mélange entre Sébastien Chabal et John Cena ; moi j’en ai plein, mais ce sont tous des Mexicains qui font la sieste sous leur sombrero !!

Nouvelle chronique littéraire ! Cette fois je vous présente une nouvelle série de BD, elle a beaucoup fait parler d’elle et vous l’avez probablement déjà vue en librairie, mais je ne résiste pas à l’envie d’en discuter moi aussi 😀 Voici Le Château des Animaux, écrite par Xavier Dorison et illustrée par Félix Delep. La série est prévue en quatre tomes, dont deux sont déjà sortis au moment où je vous écris ces lignes. Petite mise en bouche : l’histoire est en grande partie inspirée de La Ferme des Animaux de Georges Orwell, un petit roman très court et que je vous conseille absolument si vous ne l’avez pas encore lu 😉

Résumé : Quelque part dans la France de l’entre-deux guerres, niché au coeur d’une ferme oubliée des hommes, le Château des animaux est dirigé d’un sabot de fer par le président Silvio… Secondé par une milice de chiens, le taureau dictateur exploite les autres animaux, tous contraints à des travaux de peine épuisants pour le bien de la communauté… Miss Bangalore, chatte craintive qui ne cherche qu’à protéger ses deux petits, et César, un lapin gigolo, vont s’allier au sage et mystérieux Azélar, un rat à lunettes pour prôner la résistance à l’injustice, la lutte contre les crocs et les griffes par la désobéissance et le rire… Premier tome d’une série prévue en quatre volumes, Le Château des animaux revisite La Ferme des animaux de George Orwell (1945) et nous invite à une multitude de réflexions parfois très actuelles…

Mon avis : 

Impossible de parler de cette BD sans commencer par dire que les dessins sont vraiment magnifiques. Félix Delep a fait un travail formidable, les couvertures donnent l’eau à la bouche et le récit est très agréable à regarder. L’action est fluide (ne jamais négliger ce paramètre les enfants), et certaines scènes sont bouleversantes tant l’émotion y est forte.

Bien entendu, de beaux dessins ne suffisent pas à faire une bonne BD, il faut une histoire qui tienne la route derrière. Et quelle histoire ❤ On dirait que c’est une continuation de la Ferme des Animaux, donc pour rappel, voici ce qu’il s’y passe : dans une ferme, des animaux sont excédés par les mauvais traitements que leur fait subir leur maître humain. Ils finissent par se rebeller contre lui et le chassent de la ferme. Décidés à être les maîtres de leur destin, ils choisissent de gérer eux-mêmes l’exploitation, en basant leur nouvelle société sur des principes de liberté et d’égalité. Mais bien vite, des animaux plus intelligents et manipulateurs que les autres, les cochons en l’occurence, parviennent à pervertir l’idéal de la ferme des animaux et la transforment en véritable totalitarisme. Coucou la critique de l’URSS 😀 Je ne vous en dis pas plus, vous devrez découvrir la suite par vous-mêmes : c’est un livre coup de poing, à lire absolument !

Dans Le Château des Animaux, les animaux sont parvenus à se libérer du joug des cochons dictateurs, mais seulement pour tomber sur un nouveau tyran, le taureau Sylvio. Aussi dépravé et ambitieux que l’étaient les cochons, il partage les mêmes vices (alcoolisme, vanité, mépris condescendant), n’hésitant pas à faire du commerce avec les hommes en exploitant les animaux de la ferme jusqu’au dernier degré. Toute faute est punie par une exécution sanglante par les molosses de Sylvio, et le cadavre de la malheureuse bête est discrètement vendu aux humains pour sa viande. Au sein de cet Enfer, nous découvrons le personnage de Miss Bengalore, une belle chatte blanche qui élève seule ses deux petits, et trime d’arrache-pied pour gagner un peu de nourriture. Miss Bengalore n’est pas particulièrement téméraire, elle préfère faire profil bas, tout comme son atypique voisin César, lapin et gigolo de son état. Mais le récit du rat itinérant, Azélar, la tire de sa torpeur. Avec l’aide de César et d’autres animaux, la révolte s’organise. Mais entre l’idéal et la réalité, il y a un long chemin parcouru de dangers et de désillusions…

J’ai lu et dévoré les deux premiers tomes de la BD, ça a été une vraie claque ! Orwell nous avait montré la lente descente aux Enfers d’une société malgré des idéaux et des promesses d’espoir, Xavier Dorison nous montre le combat désespéré d’une poignée d’animaux pour reconquérir leur liberté perdue. Cette rébellion s’inspire des récits du rat Azélar, qui ne sont pas sans rappeler l’histoire de Gandhi et de son combat non-violent. En effet, Miss Bengalore n’est pas violente ni rancunière, ce n’est pas dans sa nature : discrète et réservée, elle va néanmoins trouver un courage insoupçonné en elle pour mener des actions d’éclat et semer les graines de la contestation. C’est passionnant, il y a une vraie réflexion sur la liberté, l’émancipation et l’esprit critique, sur la façon dont on peut reprendre l’ascendant sur une situation pourtant sans issue. J’ai si hâte de savoir la suite !

Les personnages sont assez nombreux, mais heureusement pas de risque de les confondre, à moins de ne vraiment rien savoir des animaux qu’on trouve dans une ferme. Chacun a son caractère, ses motivations et sa volonté propre. On s’attache immédiatement à Miss Bengalore et à ses deux petits : c’est une mère attentionnée, pleine de compassion et travailleuse. L’espoir d’une vie meilleure permet de montrer son courage et son ingéniosité. Le duo qu’elle forme avec César est très touchant :3 C’est un lapin très canaille, moqueur mais pas non plus téméraire. Il est hilarant et d’une inestimable compagnie dans une histoire aussi sombre. Le rat Azélar est un peu une figure de vieux sage, il me fait penser à une sorte de mentor pour Miss Bengalore. Le taureau Sylvio est un méchant de compétition, secondé par ses molosses et sa femelle, aussi machiavélique et profiteuse que lui. Certains personnages sont vraiment complexes, et montrent bien que dans une telle situation, personne n’est tout noir ou tout blanc : il y a ceux qui veulent la vengeance, le sang pour le sang ; ceux qui perpétuent la violence pour protéger leur famille, même si cette situation leur déplaît ; ceux qui ont trop peur pour oser risquer le peu qu’ils ont encore pour eux.

Bref, une BD aussi belle que fascinante, à lire absolument ❤ J’ai hâte, tellement hâte de lire les deux derniers tomes ! Je crois que je vais craquer et m’acheter la quadrilogie quand elle sera complète, c’est le genre de livre qui vous fait tellement craquer qu’il vous le faut chez vous, même si vous l’avez déjà lu ^^

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