La Dame de pique

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Les beaux jours reviennent, d’habitude pour moi ça signifie la période des vide-greniers mais cette année ça risque de rendre un autre son de cloche… Est-ce que vous aussi ça vous manque ? Avec ma soeur c’est presque une tradition, on revient toujours avec des sacs entiers de livres et de vêtements 😀 J’espère que quelques uns seront quand même organisés !

Nouvelle chronique littéraire ! Comme le dernier article de chronique, je vous présente un album tiré de la collection des Grands Classiques Illustrés, aux éditions Sarbacane. Si les textes ne sont pas forcément très accessibles aux enfants, ils sont néanmoins présentés dans une édition abondamment illustrée et dans un très grand format pour mieux profiter des dessins. Avis aux amateurs de beaux livres donc ! Ici, je vous propose de découvrir la nouvelle La Dame de Pique, illustrée par le français Hugo Bogo, et écrite par le poète et dramaturge Alexandre Pouchkine en 1833. Né en 1799 et mort en 1837, cet auteur a permis d’imposer la langue russe à l’écrit telle qu’elle était parlée (plutôt que celle des textes administratifs et religieux), et d’avoir permis la littérature russe de s’émanciper des influences étrangères, notamment européennes. On le connaît peu à l’étranger car son oeuvre est surtout poétique, donc assez délicate à traduire ; en revanche, il a inspiré des auteurs russes très célèbres comme Tolstoï et Dostoïevski.

Résumé : Une nuit d’hiver, à Saint-Pétersbourg, cinq amis discutent du secret que détiendrait la vieille et richissime comtesse Anna Fedotovna : une combinaison de trois cartes gagnantes au jeu. Fasciné, Hermann, jeune officier pauvre témoin de la scène, décide de séduire la demoiselle de compagnie de la comtesse, afin de découvrir le secret…

Mon avis : 

Les illustrations d’Hugo Bogo sont vraiment magnifiques ! J’aime beaucoup cette technique qui donne l’impression de voir une peinture, on se sent un peu plus plongé dans l’époque du XIXème siècle russe avec son architecture et ses costumes :3 L’atmosphère de la nouvelle, parfois mélancolique et parfois inquiétante est parfaitement retranscrite dans les illustrations pleine page : le grand format de l’album est un vrai régal ^^ Je me suis laissée envouter !

Cette nouvelle d’Alexandre Pouchkine est considérée par Dostoïevski comme un chef d’oeuvre de l’art fantastique : car oui, il s’agit bien d’une nouvelle fantastique, qui fait intervenir prémonitions mystérieuses et apparitions fantômatiques. Oh, en très petites doses ceci dit, pas de quoi s’effrayer 🙂 Une comtesse vieille et acariâtre détient un secret prodigieux pour gagner une fortune au jeu, un secret qui lui aurait été révélé par le célèbre comte de Saint Germain que l’on dit alchimiste et immortel. Mais attention : trois cartes gagnantes pour trois manches, et pas une de plus : après cela, le joueur ou la joueuse devra renoncer à sa passion du jeu. Cela n’effraie pas le jeune Hermann pour autant. Sa passion dévorante du jeu, il la tient cachée sous un masque raisonnable et froid. Mais le récit des trois cartes lui fait perdre pied, et c’est sans le moindre scrupule qu’il va séduire la pauvre Lisabeta pour mieux approcher la comtesse. Mais bien entendu, les choses ne vont pas se dérouler comme prévu.

L’histoire est agréable et se laisse lire sans peine. J’avoue que, grande fan des récits de fantômes et autres phénomènes effrayants, il m’en fallait un peu plus pour une vraie dose d’émotions fortes, mais ça m’a permis de me concentrer à la place sur le personnage d’Hermann. Il est manipulateur, froid et méthodique, car il prend un maximum de précautions pour séduire Lisabeta et ainsi obtenir le fameux secret des trois cartes. Pour lui, la nouvelle sera une vraie descente aux Enfers. Lisabeta est une jeune fille plutôt innocente et qui rêve d’autre chose que d’une vie passée à obéir aux caprices de la vieille comtesse Fedotovna. Cette dernière semble avoir eu une vie bien remplie, faite de luxe et de bals, mais l’âge l’a rendue aigrie et insupportable. Bref, une charmante petite dame XD

Par ailleurs, à tort ou à raison, le twist final me fait beaucoup penser à une autre nouvelle, écrite par Maupassant et intitulée La Parure. J’adorerais la voir adaptée dans la collection des éditions Sarbacane ❤ Pour en revenir à notre Dame de Pique, je ne vous en dis pas plus pour conserver une part de mystère 😉 C’est une nouvelle que je vous conseille sans hésiter, surtout si vous arrivez à mettre la main sur cette belle édition illustrée ^^

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