Le Prieuré de l’Oranger

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Je suis en plein dilemme d’achats de livres, et vous allez ptet pouvoir m’aider à me décider XD Pour le même budget : à ma gauche, un achat qui me permettrait de compléter une ou deux séries de livres, impossibles à trouver d’occasion ; à ma droite, un achat pour commencer une série qui me fait de l’oeil depuis très longtemps, et en jouant sur l’occasion je peux avoir 9 tomes d’un coup (sur 12 déjà sortis) Et devant moi, autre série à compléter par l’achat de beaux livres d’un auteur que j’aime beaucoup et que j’aimerais soutenir. Que feriez-vous ? XD

Nouvelle chronique littéraire bande de gens ! Aujourd’hui, un gros morceau, littéralement. Le Prieuré de l’Oranger a été écrit par Samantha Shannon en 2019, et est très rapidement devenu un énorme succès littéraire de la fantasy. Je l’avais repéré, sans trop d’espoir puisque je suis plutôt du genre à acheter en occasion : petit budget, grosse cargaison 😀 . Mais pour notre anniversaire mon copain m’a fait une surprise : il m’a emmené à Mollat (la plus grande librairie indépendante de Bordeaux) et il m’a dit : « Fais-toi plaisir » ❤ Bon, il m’a vite arrêtée parce que sinon j’allais le ruiner, mais j’ai pu en profiter ^^ Voilà donc mon premier cadeau !

Résumé : La maison Berethnet règne sur l’Inys depuis près de mille ans. La reine Sabran IX qui rechigne à se marier doit absolument donner naissance à une héritière pour protéger son reinaume de la destruction, mais des assassins se rapprochent d’elle…
Ead Duryan est une marginale à la cour. Servante de la reine en apparence, elle appartient à une société secrète de mages. Sa mission est de protéger Sabran à tout prix, même si l’usage d’une magie interdite s’impose pour cela.
De l’autre côté de l’Abysse, Tané s’est entraînée toute sa vie pour devenir une dragonnière et chevaucher les plus impressionnantes créatures que le monde ait connues. Elle va cependant devoir faire un choix qui pourrait bouleverser son existence.
Pendant que l’Est et l’Ouest continuent de se diviser un peu plus chaque jour, les sombres forces du chaos s’éveillent d’un long sommeil… Bientôt, l’humanité devra s’unir si elle veut survivre à la plus grande des menaces.

Mon avis : Coup de ❤ ! 

Le point qui m’a le plus surprise et que vous avez dû repérer aussi si vous l’avez vu passer en librairie : on le repère vite sur les étagères car c’est un roman assez imposant, avec facilement plus de 5cm d’épaisseur pour environ 950 pages : donc aussi bien que soit le livre, vous pourrez difficilement l’emporter dans votre sac à main, et il ne sera pas des plus maniables. J’avais le choix entre une couverture rigide avec jaquette et une couverture souple, mais j’ai vite opté pour la souple : la jaquette s’abîme très vite et la couverture en-dessous n’a absolument rien de sensationnel. Par contre ! L’illustration de la couverture (ou de la jaquette pour la version rigide) est absolument magnifique, avec des couleurs riches, des effets brillants pour les écailles, et un style époustouflant ! Et parce qu’on ne parle pas assez de ceux qui réalisent les belles couvertures, retenez son nom : Ivan Belikov. Je vous mets aussi le lien vers son site : je pourrais passer des heures à regarder ses œuvres, il a un talent prodigieux pour les créatures imaginaires ❤

L’univers du roman est riche, travaillé jusque dans les moindres détails, avec une inspiration qui puise notamment dans de nombreux contes de la culture japonaise. J’adore les romans qui incluent des contes et légendes, et celui-là en foisonne ! Je ne sais pas par où commencer pour vous décrire le roman, il y a tellement à dire ! Les descriptions sont fascinantes, et les couleurs de la couverture sont tout aussi présentes dans le roman : les vêtements, les pays, les bâtiments, les paysages… On découvre plusieurs pays et régions, tous ayant leurs cultures, leur religions et mythes fondateurs, et des relations plus ou moins amicales entre eux. Tous sont liés par le souvenir du Grand Chagrin, où les dragons de feu sous l’égide du Sans-Nom ont ravagé le monde jusqu’à ce qu’on les enferme dans un sommeil millénaire. Mais leur réveil est dangereusement proche… Les deux principaux pays sont l’Inys et la Seiki : le premier méprise tous les dragons, et est gouverné par les descendantes de l’homme qui aurait mis fin au Grand Chagrin ; le deuxième vénère les dragons d’eau comme des dieux, et ceux-ci choisissent parmi le peuple des guerriers pour les chevaucher et combattre les créatures du Sans-Nom.

Mais le Prieuré de l’Oranger, qui donne son nom au roman, est ailleurs. Les femmes de cette confrérie maîtrisent la magie grâce aux fruits de leur arbre sacré, et ont une toute autre version de l’histoire du Grand Chagrin… Tous vont être forcés à combattre ensemble, pour mettre un terme définitif à la menace du Sans-Nom. Une poignée de héros vont devoir les réunir en dépit des préjugés (y compris les leurs), des intrigues politiques, des différences religieuses, et de bien d’autres méfiances. La religion en particulier joue un grand rôle : ciment de chaque civilisation, elle est aussi ce qui les sépare. Chaque héros a sa propre foi, et va être contraint de la remettre en question au nom de la vérité.

Parlons des héros justement, ou plutôt des héroïnes ! J’ai d’ailleurs été agréablement surprise de trouver un roman d’héroic fantasy où les femmes semblent a priori considérées comme les égales des hommes, avec une égalité de fait : le roman n’insiste pas dessus, elle est intégrée très naturellement à la trame de l’histoire. Le roman fait la part belles aux femmes fortes, entre Ead, Tané, mais aussi la reine Sabran ou encore les femmes du Prieuré.  Toutes les trois ont leurs propres culture et caractère, et sont des personnages d’exception. J’ai du mal à dire qui des deux j’aime le plus entre Ead et Tané : la première est une mage guerrière qui s’est entraînée toute sa vie pour servir le Prieuré. Forte et pragmatique, elle est aussi loyale et incroyablement attachante ! Tané est plus complexe : elle vit pour son rêve, devenir dragonnière malgré ses origines plus que modestes. Elle se dévoue corps et âme, et on découvre vite que c’est envers elle qu’elle se montre la plus impitoyable. Mais son courage force l’admiration :3
J’ai énormément aimé le personnage de Sabran : à première vue elle est capricieuse et c’est une peste, mais plus on avance et plus on découvre que c’est une jeune fille accablée par le fardeau de la royauté, avec une détermination à toute épreuve. Mention spéciale pour le personnage de la Dame des Bois : quelle classe mes aïeux ❤ N’oublions pas ces messieurs, moins nombreux mais pas moins impressionnants : Loth est naïf, trop naïf pour la cour, mais il est aussi généreux et courageux. Sa foi est profonde, et les révélations de l’histoire l’ébranlent profondément, mais il parvient à garder un esprit ouvert. Niclays est l’un des personnages les plus compliqués : alchimiste de profession, il a en quelque sorte versé dans le côté obscur après de nombreuses désillusions, dont la mort de son amant ; la seule chose qui lui reste, c’est la quête de la vie éternelle.

Bref ! C’est une oeuvre riche et complexe, je ne pourrai pas tout vous dire en une si petite chronique, mais sachez ceci : c’est une merveilleuse épopée ❤ Même si le livre fait peur par sa taille, ne vous y arrêtez surtout pas ! Vous passeriez à côté d’un livre magnifique, un coup de coeur garanti 😀

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  1. J’en ai entendu une tonne de bien, de ce roman ! Il est sur ma WL d’ailleurs, mais vu sa taille, s’il était dans ma PAL, il me faudrait une LC pour le sortir de là ^^ Et pour ton dilemme : je prendrais les 9 tomes, surtout toi qui adore les sagas ^^

    • C’est quoi une LC ?
      Aaaah, j’ai des avis contradictoires >< Je pense de plus en plus que je vais mélanger les 3 : quelques tomes de manga, terminer au moins une série, et un beau livre pour compléter le tout, ça fera un peu plus que le budget de base mais au moins je concilie le tout XD

  2. Je comprends ton dilemme et je ne saurai quoi te conseiller… J’aurais peut-être tendance à acheter les suites mais 9 tomes d’occasion/12… Tentant aussi !
    J’ai bien aimé « Le Prieuré de l’Oranger » mais je ne l’ai pas trouvé aussi excellent qu’on me l’avais vendu. Surtout la couv qui dit que c’est au niveau de Tolkien, Martin et Hobb. Peut-être plus tard mais pas avec ce roman. Il est bon, l’univers est super, mais il a ses défauts aussi. Mais clairement, je vais suivre cette autrice, attendre un roman avec au moins autant d’envergure dans les prochaines années parce que, oui, j’y crois ^^

    • Haha, je pense que je vais essayer de concilier les différentes options pour limiter le dilemme XD
      En général je ne regarde pas les commentaires en couverture, ça sert plus à vendre qu’autre chose, et en plus ça te donne des points de référence plutôt que de laisser découvrir comme une oeuvre originale. Mais sinon je suis d’accord avec toi, c’est une auteure a suivre ^^

      • Eh bien habituellement je n’y prête pas attention – je lis par principe mais ça n’a pas d’effet sur mon appréhension du roman. Sauf que là… ^^’

  3. je pense que ton option de faire un mélange des trois sera moins frustrant pour toi (mais plus pour ton porte-monnaie peut-être). Concernant ce livre, bien que j’en vois beaucoup de bien, je n’arrive pas à me motiver car vu la grosseur, si je n’accroche pas ça va être un calvaire lol

  4. Pingback: La trilogie Morgenstern | Coeur d'encre 595

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