Les Portes de la Mort #3 : La Mer de Feu

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! J’ai un petite question technique et j’aurais besoin de votre aide : si vous n’avez pas de chocolat chaud, ni de livre qui vous branche, ni personne disponible pour faire un câlin dans l’immédiat, vous faites quoi pour vous remonter le moral quand ça va pas fort ? Parce que je suis un peu à court d’idées là ^^’ 

Nouvelle chronique littéraire ! Je continue sur ma lancée dans la série Les Portes de la Mort, et je vous propose mon avis sur le troisième tome. Ca devient peut-être un peu lassant pour vous, et j’essaierai d’intercaler d’autres chroniques, mais cette série me passionne vraiment et j’ai du mal à la lâcher 😀 On enchaîne donc avec La Mer de Feu de Tracy Hickman et Margaret Weis 😀 N’hésitez par à lire les chroniques des tomes précédents, L’Aile du Dragon et L’Etoile des Elfes !

Résumé : Quand Haplo le Patryn arrive à Abarrach, il prend une vague de magma en pleine figure. Heureusement, son vaisseau est protégé par les runes.
Abarrach, le monde de la pierre, n’est qu’un rocher géant. L’océan de magma produit la chaleur… et les vapeurs auxquelles les nains, les elfes et les humains n’ont pas survécu. Mais les Sartans sont là. Les Sartans qui ont bouleversé les univers avant de disparaître mystérieusement.
Les voilà donc retrouvés, mais dans quel état ! Ils ont perdu le secret des runes. Incapables de se reproduire, ils pratiquent l’art interdit de la résurrection des morts, qui leur fournit des esclaves.
Cependant le magma se refroidit. La chaleur n’arrive plus. Même les morts se fâchent. S’ils tuaient tous les vivants, il n’y aurait plus que des morts égaux entre eux.
Allons, Haplo n’aura pas de mal à déstabiliser ce monde agonisant.

Mon avis : Coup de ❤

La couverture est magnifique ^^ Comme toujours, ce n’est pas celle de mon édition, car elle est un peu vieille et pas forcément jolie, et j’aime beaucoup plus celle-là 😀 La nef qui est représentée ne représente pas vraiment à l’image que je me faisais en lisant le livre : elle représente trop à un trois-mâts sur lequel on aurait collé des ailes et une proue à tête de dragon ; je ne suis même pas sûre que la nef était censée avoir des voiles en fait, les ailes se suffisaient à elles-même et le mode de navigation n’était pas du tout le même que pour un bateau ! Ce genre de détails me donne un peu l’impression que l’illustrateur n’a pas lu le livre, c’est dommage. Mais j’adore la caverne et les reflets de la mer de lave :3 

Encore une fois, Tracy Hickman et Margaret Weis m’ont vendu du rêve ^^ J’ai été absorbée par le récit, et je n’ai pas lâché le livre jusqu’à avoir le point final. L’histoire m’a passionnée, encore plus que les deux tomes précédents, je comprends totalement maintenant ceux qui disent que la série s’envole avec le troisième tome. Il n’y a rien de plus vrai, et les thèmes abordés sont extrêmement puissants. Il y a le rapport à la mort et à une éventuelle vie après la mort, mais aussi la question du bien-fondé de nos actions, ainsi que de l’éventualité qu’une puissance supérieure existe réellement. Je pense que la question peut se poser même en étant croyant, parce qu’il y a une différence entre croire et savoir avec des preuves irréfutables, ou du moins c’est comme ça qu’on me l’a expliqué en cours de philo ^^ Partant de là, le roman pose aussi la question de la vérité : comment une vérité devient si insupportable et avec des implications tellement importantes que même inconsciemment vous préférez l’occulter. J’ai surtout adoré la réflexion menée sur la nécromancie : elle s’est tellement intégrée à la culture que critiquer la nécromancie, et évoquer le devenir de l’esprit est au-delà du blasphème, cela est devenu presque impossible à comprendre pour les gens. Cette série est brillante car elle fonde son récit sur les différences de culture et la tension qui existe entre difficulté et nécessité de comprendre l’autre. 

Haplo le Patryn, notre fil rouge, arrive dans le troisième monde, celui du feu. Il recherche toujours les Sartans, les ennemis mortels de son peuple, ceux qui les ont enfermés pendant des siècles dans une prison meurtrière et infernale. Or, contrairement aux autres mondes d’où les Sartans avaient disparu, ils sont ici les seuls survivants. Livrés à eux-mêmes depuis des siècles, ils se sont laissés aller à la guerre et aux querelles intestines. Pire, ils ont même fini par se reposer sur la nécromancie pour assurer la survie des vivants. En vain, car les vivants déclinent peu à peu sans aucune raison, et la Mer de Feu, qui apporte vie et chaleur aux vivants, se rétracte de plus en plus. Leur seul espoir pourrait bien être le vaisseau d’Haplo, qui les emmènerait vers d’autres mondes… et d’autres conquêtes. 

Les personnages sont toujours aussi captivants. Haplo poursuit le chemin de sa réflexion. Même un être aussi torturé, vengeur et inflexible que lui est perturbé par ce qu’il voit de ce monde agonisant, et plus peuplé de morts que de vivants. Il est toujours aussi touchant avec le chien qui l’accompagne, et on commence à comprendre, de façon assez surprenante, que ce chien est bien plus qu’un simple animal. On retrouve aussi Alfred, survivant des Sartans du monde de l’air, à la recherche de son peuple. Extrêmement maladroit, il est aussi profondément doux et compatissant, et les conséquence des actes de son peuple le choquent au-delà de ce qu’il croyait possible. Alfred aussi est torturé par le doute ; toute sa vie il a fini par fuir ses pouvoirs, ses responsabilités, les cas de conscience. Mais cette option lui sera peu à peu ôtée. Plus qu’Haplo, c’est lui qui, en dépit de sa volonté, va achever de précipiter le monde du feu dans le chaos. Et je dois parler des morts, des zombis, en tant que personnages. Ils sont très loin d’être agressifs cependant, et se contentent de répéter mécaniquement ce qu’ils faisaient durant leur vie. Mais que se passerait-il s’ils redevenaient conscients, et s’ils pouvaient faire entendre leurs souffrances à ceux qui les condamnent à rester dans des corps pourrissants, privés de joies et de sensations ? 

Bref, ce tome a été un torrent incroyable, et je vous recommande encore plus la série. Qu’on ose me dire après ça que la fantasy ne traite pas de sujets sérieux ! 

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  1. Pour ta question du début, quand ça ne va pas, je me mets une bonne série doudou sur Netflix, ou un film qui fait du bien. Et je fais des calins à mon chat s’il le veut bien ahah ! En tous cas ta chronique donne toujours aussi envie de découvrir cette saga.

  2. Je suis désolée de voir que ça ne va pas fort…
    Généralement, j’appelle quelqu’un, je mange quelque chose qui me tente et je me claque devant une bonne série/bon film sous un plaid.
    En tout cas, tu me tentes toujours autant.

    Bisous ♥

  3. Hélas, je ne sais pas quel conseil te donner… Quand c’est comme ça, je mets un film (pas trop long) ou je joue à un jeu doudou. Bon courage 🤗
    Eh bien, tu as dévoré ces livres ! J’espère vraiment tomber dessus, encore merci pour la découverte 😊

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