Blanche de Castille

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Je fais la chasse aux cadeaux de Noël : certes c’est un peu tôt en ce moment, mais qui dit famille nombreuse dit beaucoup de cadeaux et donc beaucoup d’idées à trouver, donc j’aime y réfléchir à l’avance pour être sereine en décembre… et éviter la panique dans les magasins ! Du coup, chaque année je trône dans la maison pendant que tout le monde court pour faire ses papiers cadeaux, alors que les miens sont prêts depuis déjà 3 semaines X’D

Nouvelle chronique littéraire bande de gens ! Aujourd’hui, une lecture un peu différente de d’habitude : il faut savoir que ma p’tite Maman est très contente que j’aie étudié l’histoire, et elle m’offre à l’occasion des romans historiques et des biographies. Parmi ceux-ci, une biographie de Blanche de Castille, reine de France et mère de Saint Louis (ou Louis IX), qui a vécu de 1188 à 1252. La biographie a été écrite par l’historien Georges Minois en 2018. Le personnage de Blanche de Castille m’a toujours fascinée depuis que j’ai appris, au collège, une anecdote racontant qu’elle avait fait vomir Louis encore au berceau car une nourrice lui avait donné le sein ; or la reine voulait être la seule à s’occuper de son fils, et ne laisser ce soin à personne d’autre. Une sacrée légende, j’avais bien envie de savoir si elle était vraie 😀

Résumé : « Blanche de Castille, mère de Saint Louis » : telle est l’image très réductrice que la mémoire collective a retenue de cette reine du XIIIe siècle, dont la célébrité ne tiendrait qu’à celle de son fils. C’est oublier qu’elle a été une femme de pouvoir au destin exceptionnel, à l’instar de sa grand-mère, Aliénor d’Aquitaine.
Née en 1188, fille du roi Alphonse VIII de Castille et d’Aliénor d’Angleterre, mariée à douze ans au prince capétien Louis, elle fait son éducation politique à la cour de son redoutable beau-père, Philippe Auguste. Devenue reine en 1223, mère de douze enfants, veuve à trente-huit ans au décès de son époux Louis VIII, elle devient régente du royaume au nom de son jeune fils, Louis IX. Confrontée aux révoltes des barons, qui acceptent mal d’être gouvernés par une femme, par une étrangère, « l’Espagnole », comme on la désigne alors, fait preuve de qualités politiques inattendues, subtil mélange d’autorité et de souplesse, qui lui valent l’admiration des chroniqueurs. Éducatrice puis inspiratrice de la politique de Saint Louis, qui lui confie la direction du royaume pendant la septième croisade, elle conserve une place particulière jusqu’à sa mort en 1252, avant de figurer au panthéon des femmes de pouvoir du roman national.

Mon avis :

La couverture reproduit l’une des seules illustrations que l’on a de la reine Blanche de Castille. Les tableaux de portraits n’étaient pas encore monnaie courante pour les souverains, il faudra attendre la fin du Moyen Age pour cela. Mais pour Georges Minois, cette enluminure représente déjà les principaux traits de caractère de la reine : une femme active et non passive, toujours aux côtés du roi son fils. 

L’auteur explique dès le début la grande difficulté qu’il y a à faire une biographie de reine médiévale comme Blanche : les reines n’ont que très peu de place dans les documents de l’époque, car elles sont tenues d’être derrière le roi. La seule attente que l’on a d’elles est qu’elles donnent des héritiers au trône. Ajoutez à cela le fait que les témoignages dont on dispose sont souvent ceux de religieux, masculins bien évidemment, et dont la pensée ne saurait se construire sans le message misogyne de l’Eglise, voire une hystérie antiféminine. Si la reine Blanche se distingue dans leurs anecdotes (pas toujours véridiques), c’est parce qu’elle a des qualités masculines qui excusent et compensent son sexe. Et de fait, la reine Blanche a été une femme d’exception. 

Par sa famille déjà : elle est la petite-fille d’Aliénor d’Aquitaine qui a été reine de France puis reine d’Angleterre, ainsi qu’une femme cultivée et très impliquée politiquement. Elle est la fille du roi de Castille, la femme du roi Louis VIII et la mère de Louis IX qui sera canonisé après sa mort pour devenir Saint Louis. Elle n’est pas reine tout de suite, car le père de Louis VIII, Philippe Auguste, a un long règne. Mais c’est aussi lui qui fournit à la future reine les exemples politiques qui l’inspireront lorsqu’elle sera au pouvoir. C’est une femme forte qui n’hésite pas à s’opposer au roi de France. Une fois reine, son mari écoute toujours ses conseils ; elle lui donne de nombreux enfants et veille avec attention à l’éducation de ces derniers. Louis VIII meurt en 1226, alors que son fils et héritier est trop jeune pour régner. Contre l’avis des barons de France qui refusent de se soumettre à une femme, Blanche assure la régence, et s’impose face aux nombreuses révoltes par une grande habileté politique. Même lorsque Louis IX est au pouvoir, il se repose sans hésiter sur sa mère et ne néglige jamais ses avis : il part pendant 6 ans en croisade, laissant le royaume à sa mère. 

Pour nourrir son récit et donner un récit le plus vraisemblable possible de la vie de Blanche, Georges Minois présente le contexte de la vie de Blanche, tant politique que religieux et économique ; il raconte également les vies de Louis VIII et Louis IX car elle y joue un rôle majeur. Même son absence des certains documents permet de déduire quel fut son rôle et sa position. Malheureusement, mon anecdote n’est pas dans la biographie, mais ce n’est pas étonnant, c’est compliqué de savoir si ce genre de récit est vrai. Cependant, ce que l’auteur dit du caractère de la reine s’accorde bien avec l’idée générale, car elle avait à cœur de prendre soin de ses enfants, et elle attendait beaucoup de Louis en particulier, en tant que futur roi. 

Bref, une biographie très intéressante, bien écrite aussi, et je ne regrette pas de l’avoir lue ^^ Ca demande certes un peu plus d’attention qu’une lecture de détente, mais ça vaut le coup 🙂 

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  1. Comme je ne suis pas hyper fan de biographies historiques (même si j’adore ça en séries docu par contre, la flemme sans doute xD), je vais plutôt réagir à la partie Noël : je suis comme toi ! J’ai déjà les 3 premiers cadeaux, emballés et décorés, et la liste de tout ce qu’on va acheter à qui (enfin les idées quoi), ce qui permet aussi d’étaler le budget sur plusieurs mois ! Comme ça, je ne suis pas complètement à la dèche en décembre ahah. Le 4ème est en chemin, et avec mon salaire de septembre je vais en acheter quelques autres 😀

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