Shining

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ J’avance bien dans mes révisions pour le concours, et ma sacoche d’écrivain-explorateur steampunk est presque terminée ! Par contre, j’ai pris un peu de retard dans mon tapuscrit, mais je vais mettre les bouchées double. Il faut aussi que je commence le nouveau dessin de tarot : bref, cette fin de mois d’août va être musclée ! Et vous, quoi de beau, quoi de prévu ? ^^

Nouvelle chronique littéraire bande de gens ! Aujourd’hui, un classique qu’absolument tout le monde connaît, ne serait-ce que de nom : Shining de Stephen King. Et oui, je sais que beaucoup ajoutent « l’enfant-lumière » au titre à cause de la première traduction française, mais je trouve ça complètement inutile en plus de n’avoir quasiment aucun rapport avec ce qu’est réellement le « shining ». Bref ! Shining est un roman culte du King de l’horreur, publié en 1977. Stanley Kubrick a repris le scénario pour en faire un film en 1980 avec Jack Nicholson, et beaucoup d’entre vous connaissent le film plutôt que le livre. Alors remettons une nouvelle fois les choses au clair : le film est très différent du livre dont il ne reprend que l’histoire globale, un peu comme quand Tim Burton adapte un livre totalement à sa sauce. C’est ce qui a fait dire à Stephen King que le Shining de Kubrick est en soi un excellent film d’horreur, mais une adaptation complètement à côté de la plaque. D’ailleurs, Stephen King a réalisé à son tour une adaptation en mini-série en 1997 (2000 pour la France), bien plus fidèle au livre et très bien reçue par les critiques. Par contre, paradoxalement, King a dû demander à Kubrick l’autorisation de faire cette série ! Nous on va se concentrer ici sur le livre, mais à titre d’information je vous laisse avec les bandes-annonces du film et de la série ; elles sont en anglais mais je pense que vous aurez quand même l’idée globale ^^

Résumé : Situé dans les montagnes Rocheuses, l’Overlook Palace passe pour être l’un des plus beaux lieux du monde. Confort, luxe, volupté… L’hiver, l’hôtel est fermé. Coupé du monde par le froid et la neige. Alors, seul l’habite un gardien. Celui qui a été engagé cet hiver-là s’appelle Jack Torrance : c’est un alcoolique, un écrivain raté, qui tente d’échapper au désespoir. Avec lui vivent sa femme, Wendy, et leur enfant, Danny. Danny possède le don de voir les choses et les êtres que l’on croit disparus. Ce qu’il sent dans les cent dix chambres vides de l’Overlook Palace, c’est la présence du démon. Cauchemar ou réalité, le corps de cette femme assassinée ? ces bruits de fête qui dérivent dans les couloirs ? cette vie si étrange qui anime l’hôtel ?

Mon avis : Coup de ❤ 

Le livre a eu tout un tas de couvertures au fil de ses rééditions, dont beaucoup avec un gros plan de la tête de Jack Nicholson pour faire plus vendeur et faire encore marcher la machine à fric avec le succès du film. La couverture de mon édition a plutôt mis l’accent sur le petit Danny, caché derrière une porte. Il n’a pas l’air spécialement terrifié, mais ses yeux sont clairement intrigants, et on sent que le gamin en voit plus qu’il ne le laisse paraître.

On n’en attends pas moins d’un des chefs d’oeuvre du maître de l’horreur ^^ L’écriture de Stephen King est géniale, on se sent happé par le récit et par la marche inéluctable des choses. Moi qui adore les histoires de maison hantée, me voilà servie avec l’Overlook ! Un mystère et une mort macabre se cachent derrière presque chaque porte. Mais surtout, toute la bâtisse semble dominée par une entité malveillante qui collectionne les âmes, anime les objets et manipule les esprits de ceux qui ont le malheur d’être encore vivants. La chambre 217 (et non pas 237 comme dans le film) n’est que l’un des endroits les plus redoutables de l’hôtel, et pas une seule fois on ne s’ennuie ! Je manque de mots pour vous dire à quel point l’histoire m’a passionnée, bien plus que le film dont certaines longueurs ont fini par m’ennuyer en le revoyant. Le petit Danny représente une proie de choix pour l’hôtel, car il a un don exceptionnel qui lui permet de discerner ce que nul ne peut voir, d’entendre les pensées des autres, et même d’entrevoir l’avenir. Danny va devoir apprendre à tirer avantage de ses capacités s’il veut avoir une chance de survivre avec sa famille.

Par contre, il y a un défaut de la traduction française que je ne pardonne pas : le fameux « REDRUM », qui à l’envers donne « MURDER », et qui est l’un des éléments-clés de l’histoire. Dans le film, comme on n’allait pas modifier la prise de vue, c’est resté « REDRUM » et « MURDER ». En français, c’est devenu « TROMAL » et « LA MORT »… Et j’aime pas du tout >< Déjà parce que « TROMAL » porte à confusion, ensuite que « LA MORT » c’est naze : que vient faire ce déterminant, alors que le mot « MORT » suffit à lui tout seul ? Pourquoi pas « ERTRUEM » et « MEURTRE » ? C’est littéralement la traduction de « MURDER », et « ERTRUEM » a l’avantage d’être aussi intrigant et inquiétant que « REDRUM ». Voilà, c’était mon petit coup de gueule ^^

Mais ce n’est pas qu’une banale histoire d’horreur : pour Stephen King, cette histoire était surtout l’occasion d’évoquer la destruction de la famille par l’action de plusieurs facteurs : alcoolisme, divorce, accès incontrôlés de colère, folie latente, tout cela renforcé par un isolement de plusieurs mois. L’alcoolisme en particulier est un sujet extrêmement présent, et c’est l’une des principales différences avec le film : dans le livre, Jack est un ancien alcoolique qui ressent comme au premier jour le manque d’alcool, mais il veut sincèrement s’amender pour ses accès de violence passés, car il reconnaît sa part de responsabilité dans la situation catastrophique de la famille. Certains voient aussi dans le livre une dénonciation des effets pervers du capitalisme : en effet, Jack peine à subvenir aux besoins de sa famille, mais il est constamment rabaissé et exploité par ceux qui ont une position supérieure à la sienne. L’Overlook le tente en lui offrant une meilleure position hiérarchique au sein de l’hôtel en échange de sa servitude, et en exploitant les rêves brisés de Jack.

Les personnages sont totalement différents du film, donc si vous croyez connaître Jack et Wendy, les parents de Danny, parce que vous avez vu le film, c’est niet ! Dans le film, Jack est un psychopathe dès le début, et Wendy une créature qui a l’air maladive, et dont on se demande si elle aussi n’a pas un grain. D’après Kubrick, cette Wendy a été pensée en fonction de Jack aka Nicholson, puisque seule une telle femme pourrait rester avec quelqu’un de manifestement aussi dérangé. MAIS ! Dans le roman, Wendy est à l’opposé complet. C’est une femme séduisante et sûre d’elle, une mère aimante. Certes, elle a un passé complexe à cause d’une relation toxique avec sa propre mère, mais c’est Jack qui l’aide à en sortir, et qui l’aide à devenir plus affirmée. Quant à Jack lui-même, si on met de côté son caractère colérique et les effets désastreux de son alcoolisme, c’est réellement un bon époux et surtout un père attentionné. C’est pourquoi il est extrêmement torturé entre la boisson, la culpabilité, l’humiliation qu’il subit, et son projet d’écriture qui n’avance pas. Enfin, il y a le petit Danny : c’est un sacré gamin, avec un pouvoir phénoménal. Il est très attachant car il aime profondément ses parents ; il ne comprend pas tout, mais son don le rend clairement plus perspicace et intelligent que d’autres enfants de son âge.

Bref, ne passez pas à côté de ce livre, c’est une pépite et un coup de coeur ❤

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  1. J’adore ce roman ❤ je l'ai lu il y a longtemps, après avoir vu le film du coup j'étais assez déroutée dans mon souvenir des changements, mais au final j'aime beaucoup ! j'aimerais bien le relire, tiens !

  2. J’ai adoré le bouquin depuis ma première lecture pendant mes vacances d’été à 14 ans, et c’est un des rares romans que j’ai lu plusieurs fois ! Je l’adore. Du coup, forcément, quand j’ai découvert le film après plusieurs relectures, j’ai détésté mdr. Et par contre j’ai adoré la mini-série 😀 Bref, un de mes grands préférés ❤

  3. Ah, je ne peux qu’être totalement d’accord avec toi, un roman absolument culte qui a marqué des générations ! Est-ce que tu as vu « Docteur Sleep », je n’ai pas lu le roman, mais adoré le film et d’après Stephen King il est bien mieux adapté 😉

    • Pour l’instant je n’ai que lu Docteur Sleep (d’ailleurs la chronique arrive bientôt), mais j’ai hâte de voir le film, surtout si Stephen King en est content 😀

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