Waylander #3 : Le Héros dans l’ombre

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Mon projet couture avance pas à pas, j’ai hâte de voir le résultat final et je suis impressionnée de voir que j’arrive à coudre autre chose que des racommodages XD

Nouvelle chronique littéraire bande de gens ! On se retrouve pour le dernier tome de la trilogie Waylander, qui fait partie du cycle Drenaï de David Gemmell ^^ Les premiers tomes ont balancé du lourd, mais j’avoue que je ne m’attendais pas du tout à l’intrigue du troisième tome, et ça a été une bonne surprise ! Comme d’habitude, vous pouvez lire ce tome sans tenir compte des précédents si vous le souhaitez, mais c’est mieux pour comprendre le personnage de Waylander. N’hésitez pas à regarder les chroniques des tomes précédents si ça vous intéresse, Waylander et Dans le Royaume du Loup. Voici la dernière aventure de notre héros assassin, Le Héros dans l’ombre :3 

Résumé : Waylander est à l’automne de sa vie.
Il cherche désormais la paix, mais les crimes du passé reviennent le hanter… Des créatures de légendes maudites sont de retour pour conquérir le monde dans le sang et la terreur. Cette fois, aucune armée ne pourra s’y opposer. Seule une poignée de héros avec, à leur tête, un mystérieux Homme Gris, un personnage énigmatique haï et envié pour sa formidable fortune. Un homme aux mains couvertes de sang, qui a tué par conviction et pour de l’argent.
Un homme connu au pays des Drenaï comme le héros assassin. Pour vaincre un fléau éternel, une ancienne énigme doit être résolue… et Waylander, prince des tueurs, devra tuer un homme qui ne peut pas mourir.

Mon avis : 

Voici la troisième couverture de l’édition Milady, qui suit le même code de sobriété : un fond noir légèrement éclairé, et une arme présentée au centre. Ici c’est un bouclier (bon, c’est plus une pièce d’armure qu’une arme, mais un coup de bouclier ça fait mal aussi donc zut) avec une tête de lion au centre. Pour cette fois, je serais bien en peine de vous dire à qui appartient ce bouclier, après ma lecture je me serai plus attendue à voir un sabre ! Mais l’effet est très classe, et ça donne envie d’en savoir plus :3

Comme toujours, l’écriture de David Gemmell est toujours aussi passionnante, impossible de lâcher le livre : je l’ai dévoré en à peine quelques heures, comme les tomes précédents. Les thèmes abordés sont assez forts, et ce troisième tome jette une nouvelle lumière sur la trilogie : j’avais dit que Gemmell aimait bien les thèmes guerriers, et c’est vrai. Mais ce n’est pas faire la guerre pour faire la guerre, en fait chaque scène de bataille et chaque personnage guerrier marque d’une façon ou d’une autre une forme de dégoût de l’auteur pour la guerre et la violence en général. En tout cas c’est comme ça que je le perçois. De nombreux personnages, Waylander le premier, sont torturés quant au fait de prendre les armes et d’assumer leurs tueries. Il arrive que les femmes prennent les armes, mais plus souvent que les hommes elles vont préférer le faire en dernier recours ; et l’auteur met l’accent sur le fait que même si les hommes qui ne se battent pas meurent souvent rapidement, ce sont ces hommes qui font les civilisations car ils ont à coeur de prendre soin des autres.

Dans ce dernier tome, on retrouve donc notre assassin Waylander, vieux certes mais toujours aussi dangereux. Les aléas de la vie l’ont fait devenir un peu malgré lui un riche propriétaire, dédaigné par les nobles mais très apprécié de ses serviteurs. Son palais est un havre pour le savoir et la médecine. Mais non loin de la ville, au coeur de ruines millénaires, une mystérieuse magie est à l’oeuvre et ressuscite une menace propre à ravager le monde et n’en laisser que des cendres et du sang. Accompagné d’une paysanne qu’il a sauvé (et qui a un sacré coup de poignet pour le lancer de couteau), d’une étrange prêtresse, d’un guerrier mystique et d’un terrassier qui a ramassé une épée magique, Waylander va une fois de plus devoir se battre pour empêcher une plus grande catastrophe.

Je ne pense pas trop spoiler en disant ça, mais j’ai été très surprise de retrouver dans ce roman le concept de multivers ! Je m’attendais à ce que ce soit plutôt de l’ordre de la science-fiction, du coup ça a été une agréable découverte, même si ça a été au final assez peu exploité. Pour ceux qui ne connaissent pas, le principe du multivers repose sur le fait qu’il existe une infinité d’univers semblables au nôtre, où d’autres versions de nous existent, mais qui diffèrent légèrement sur certains détails (par exemple, dans un autre univers, au lieu d’aimer les livres j’adore les petites voitures ; dans un autre, je suis un mec et non une fille, etc., vous avez compris le principe). D’ailleurs je vous conseille le film The One, avec Jet Li, c’est avec lui que j’ai découvert le principe. Bref ! On retrouve les batailles et les combats que David Gemmell raconte comme un maître, et on découvre de nouveaux peuples avec leurs rituels et leurs codes d’honneur : ici, les Chiatze font assez penser aux Japonais par leur physique et par l’attachement qu’ils portent à la politesse ou au sens de l’honneur ; on a même des pseudos-samouraï avec les guerriers rajnee.

Les personnages sont tous attachants à leur façon, Waylander le premier : extrêmement classe, mais aussi torturé et n’ayant plus aucune illusion sur ses congénères humains. Le duo formé par Kysumu et Yu Yu Liang est absolument génial, tout oppose ces deux hommes et pourtant ça marche du feu de dieu, les deux apprenant quelque chose de l’autre. Finalement, j’aurais du mal à dire lequel je préfère ^^ Ustarte est un personnage qui reste assez mystérieux malgré le fait que l’on ait eu pas mal d’explications sur sa vie : je me demande si David Gemmell a écrit une suite pour ce personnage, qui mérite amplement d’avoir un roman à elle seule tellement elle est puissante et importante ! Mention spéciale aussi pour Keeva, qui après Miriel semble être la nouvelle héritière de Waylander puisqu’il l’entraîne et lui confie une arbalète semblable à la sienne. Comme dans le tome précédent, on voit que les femmes ont une position certes plus en retrait des combats, mais pas moins importante, et c’est plus qu’appréciable dans un roman de fantasy, où on voit encore trop souvent des personnages féminins dans le rôle de potiches.

Conclusion, ce dernier tome n’est pas loin d’un coup de coeur, et je vous conseille vraiment de vous pencher sur la trilogie ! Ca peut sembler bourrin, et ça l’est par certains côtés, mais il y a aussi beaucoup plus que ça, et c’est ce qui en fait une bonne série 🙂

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