Les délices de Tokyo

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ En ce qui me concerne j’attends encore de savoir ce qui m’a donné la fièvre : insolation, covid ou gastro, les paris sont ouverts et j’aurai la réponse cet aprem ! Croisez les doigts pour moi >< J’essaye de chercher un appart pour m’installer dans mon p’tit chez-moi avec mon copain, là aussi je vais avoir besoin de pensées positives ^^’

Nouvelle chronique littéraire bande de gens ! Je vous propose un livre que j’ai reçu il y a un ou deux ans pour un anniversaire, j’avoue que je ne sais même plus si c’est ma mère ou ma soeur qui me l’a offert ! Il s’agit d’un roman de Durian Sukegawa paru pour la première fois en 2013, Les délices de Tokyo ; j’avoue que le nom de l’auteur me fait un peu rire, parce que ça me fait penser au durian, le fruit, qui est réputé sentir extrêmement mauvais. Monsieur Sukegawa je vous présente toutes mes excuses ^^’ Bref, le livre a eu droit à son adaptation au cinéma en 2016 par Naomi Kawase, je n’ai pas vu le film mais d’après Allociné il a reçu de très bonnes critiques. Ca faisait un moment que je voulais lire un peu plus de littérature japonaise, et c’est un premier essai qui est assez concluant ! Je vous conseille d’ailleurs la librairie Le Renard Doré à Paris, quartier Jussieu : ils sont spécialisés dans la littérature et la culture japonaise, donc non seulement le manga mais aussi plein de romans. Les libraires sont très compétents, c’est une librairie extrêmement agréable et chaleureuse et elle vaut vraiment le coup d’oeil ❤

Résumé : « Écoutez la voix des haricots »: tel est le secret de Tokue, une vieille dame aux doigts mystérieusement déformés, pour réussir le an, la pâte de haricots rouges qui accompagne les dorayaki, des pâtisseries japonaises. Sentarô, qui a accepté d’embaucher Tokue dans son échoppe, voit sa clientèle doubler du jour au lendemain, conquise par ses talents de pâtissière. Mais la vieille dame cache un secret moins avouable et disparaît comme elle était apparue, laissant Sentarô interpréter à sa façon la leçon qu’elle lui a fait partager.
Magnifiquement adapté à l’écran par la cinéaste Naomi Kawase, primée à Cannes, le roman de Durian Sukegawa est une ode à la cuisine et à la vie. Poignant, poétique, sensuel : un régal.

Mon avis : 

Alors la couverture que je vous montre ici, c’est celle qui existe de base pour la version poche du roman, mais moi j’ai l’édition grand format de chez Albin Michel : or, la couverture toute colorée n’est qu’une jaquette, et la couverture de base est toute blanche et tristounette. Déjà c’est dommage, parce que j’aime beaucoup la couverture colorée : elle est très pêchue, vivante même si on voit peu de monde, et on voit les personnages de Sentarô et Wakana. Je m’interroge de plus en plus sur l’association jaquette par-dessus la couverture neutre, je sais bien que cette dernière est une marque de fabrique de la maison d’édition, mais je trouve ça un peu bizarre d’utiliser du papier supplémentaire pour recouvrir la couverture, c’est comme s’ils n’arrivaient pas à choisir entre deux options. Et surtout les jaquettes c’est pas du tout confortable pour une lecture.

J’ai lu le livre assez rapidement, mais rétrospectivement j’ai regretté de ne pas avoir davantage profité de chaque page : il y a vraiment une atmosphère paisible et contemplative, que je retrouve beaucoup dans certains manga ou anime. En fait, je trouve que les Japonais sont plus sensibles au fait d’apprécier chaque seconde du temps qui passe, et de ressentir dans chacune de ces secondes les émotions du moment, qu’elles soient heureuses ou plus tristes. J’ai beaucoup aimé l’écriture de Durian Sukegawa, et le fait que la trame du récit soit rythmée par la vie et la floraison du cerisier à côté du restaurant. La description des dorayaki a finalement par me donner l’eau à la bouche ! C’est vraiment un roman feel good, qui fait du bien au moral tout en abordant des sujets assez durs, comme la dépression, la vieillesse, ou encore la maladie de Hansen (qui en fait l’autre nom pour la lèpre) et la façon dont les malades ont été traités à Tokyo. Certains faits brisent vraiment le coeur, je crois que le pire pour moi a été de lire que les malades perdaient jusqu’à leur nom et leur état civil en arrivant dans le sanatorium, qui au final n’était ni plus ni moins une prison.

Les personnages sont vraiment excellents, complexes et touchants à la fois. Sentarô est le personnage principal, c’est lui que l’on suit pendant tout le roman. C’est quelqu’un d’assez désabusé, il ne tient pas son restaurant par passion mais pour rembourser une dette, et ne s’intéresse pas outre mesure à la qualité de ses dorayaki ; d’ailleurs, il n’aime pas le sucré. Il n’a pas de but dans la vie excepté rembourser sa dette pour enfin quitter la chaleur des plaques où il fait cuire la pâte des dorayaki. Tokue est LE personnage du roman, c’est une petite vieille dame usée par la vie et la maladie, mais aussi incroyablement forte, passionnée de cuisine et de la vie en général. Elle est un peu excentrique de l’avis de tous car elle parle aux haricots et cherche à écouter les arbres, mais à sa manière elle force le respect par son courage, et surtout sa manière de croquer la vie à pleine dents. On ne peut pas s’empêcher de se dire en refermant le livre que c’est elle qui a raison. Wakana est un peu plus en retrait, c’est une jeune lycéenne solitaire qui va se lier d’amitié avec Tokue puis Sentarô ; le personnage m’a moins marqué, mais on voit qu’elle a certaines difficultés dans sa famille, et sa relation avec les deux autres va l’aider à voir les choses différemment.

Bref, un petit roman qui fait du bien à lire, qui vous fait pleurer et sourire à la fois ❤ Je crois que j’aime bien en fait quand les romans feel good parlent de nourriture, après tout il paraît que l’estomac est notre deuxième cerveau, donc à partir de là c’est logique d’allier l’esprit et la bonne nourriture, ce n’est pas pour rien si on a envie de manger quand on est triste ^^ Je vous le conseille vraiment si vous êtes passé à côté, c’est une lecture à faire :3

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  1. Dans ma PAL, mais ton avis donne très envie de l’en faire sortir. Je partage totalement ton impression sur le fait que « les Japonais semblent plus sensibles au fait d’apprécier chaque seconde du temps qui passe, et de ressentir dans chacune de ces secondes les émotions du moment ». C’est quelque chose que j’apprécie beaucoup dans la littérature japonaise…

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