Premières lignes… #127

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

Un grand cri d’horreur jaillit dans l’aube naissante : c’était, comme tous les matins, l’éveil d’un Arthur Dent prenant soudain conscience de l’endroit où il se trouvait.
Et ce n’était pas simplement parce que la caverne était froide ; qu’elle était humide ; et qu’elle puait. C’était surtout parce qu’elle était sise au beau milieu d’Islington et que le prochain bus ne passerait pas avant un bon million d’années.
Le temps : voilà bien le pire coin où aller s’enterrer – si l’on peut dire – comme pouvait en témoigner Arthur Dent, lui qui avait eu maintes fois l’occasion de se perdre tant dans le temps que dans l’espace. Mais au moins, se perdre dans l’espace, ça vous tenait occupé.
S’il avait échoué en pleine préhistoire, c’était à la suite d’une complexe séquence d’évènements qui l’avaient amené à se faire alternativement et successivement insulter et tabasser dans les régions les plus bizarres de la Galaxie dont il ait jamais osé rêver et bien qu’à présent l’existence fût devenue très, très, très tranquille, il se sentait encore légèrement à cran.
Cela faisait déjà cinq ans qu’on ne lui avait pas foutu sur la gueule.
Comme il n’avait pratiquement vu personne depuis que Ford Prefect et lui s’étaient séparés quatre ans auparavant, on ne l’avait pas non plus insulté depuis ce moment.
Sauf une fois.
La chose s’était produite par un beau soir de printemps, deux ans plus tôt.
Il s’en retournait vers sa caverne à la nuit tombée lorsqu’il avait aperçu des lumières qui clignotaient, spectrales, derrière les nuages. Il s’était alors tourné, les yeux écarquillés, le coeur soudain défaillant d’espoir. Des secours ! La fuite ! L’impossible rêve de tout naufragé : un vaisseau.
Et tandis qu’il regardait, devant ses yeux aussi étonnés qu’incrédules, un long vaisseau argenté descendit dans l’air tiède du soir, tout doucement, sans faire de bruit, et déplia ses fines jambes arachnéennes en un élégant ballet de technologie.

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