Changer l’eau des fleurs

Par défaut

Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ J’essaie désespérément de me motiver pour entamer mon projet de couture ; mais comme je n’ai aucune compétence particulière et que j’ai tout juste assez de tissu, j’avoue que j’ai très peur de rater mon coup… Du coup, je n’ose rien faire ^^’ J’aimerais d’abord essayer de terminer mon manuscrit : ça me fera une excuse en moins pour ne pas coudre, et j’aurai plus de temps. Je suis à la fin les enfants, et écrire n’a jamais été aussi palpitant ❤

Nouvelle chronique littéraire ! Un livre que Pepparshoes du blog Sorbet-Kiwi m’a offert, et je ne la remercierai jamais assez ❤ Elle m’avait déjà offert Les Oubliés du dimanche de Valérie Perrin (cliquez sur le lien pour voir la chronique), et comme je l’avais adoré, elle m’a offert lors d’un nouveau swap Changer l’eau des fleurs de la même auteure, sorti en 2019 😀 

Résumé : Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se réchauffer dans sa loge où rires et larmes se mélangent au café qu’elle leur offre. Son quotidien est rythmé par leurs confidences. Un jour, parce qu’un homme et une femme ont décidé de reposer ensemble dans son carré de terre, tout bascule. Des liens qui unissent vivants et morts sont exhumés, et certaines âmes que l’on croyait noires, se révèlent lumineuses.

Mon avis : Coup de ❤

La couverture est assez simple, mais j’aime beaucoup le contraste des tulipes blanches sur les vieilles planches peintes en bleu ^^ Elles rappellent à la fois les fleurs que Violette cultive vend en tant que gardienne de cimetière, mais aussi celles que l’on pose sur la tombe des morts. Et au moins, ce ne sont pas des fleurs synthétiques :3 Je n’aime pas ces fleurs, déjà parce que c’est juste une excuse pour ne pas s’en occuper, et ensuite parce que à défaut de faner, elles se salissent et c’est encore pire.

J’ai retrouvé avec bonheur l’écriture de Valérie Perrin, c’est comme de plonger dans un grand bain chaud, pour se blottir ensuite dans un peignoir ultra moelleux :3 Elle a des expressions qui sont magnifiques, ma petite préférée restant la manière qu’a son personnage de porter l’été en-dessous de l’hiver ^^ Dans cette histoire, elle raconte les petits bonheurs de la vie, l’importance de ces petits gestes simples qui permettent de ne pas perdre pied dans le grand tourbillon des joies et des chagrins. Le récit nous raconte la vie de Violette Toussaint, depuis son enfance dans les foyers jusqu’à sa vie en tant que gardienne de cimetière, en passant par son travail de gardienne de barrière avec son mari, Philippe Toussaint. La chronologie alterne entre les épisodes du passé, et ceux où Violette raconte les enterrements et les petits évènements du cimetière. J’ai adoré ces passages : j’aime beaucoup les cimetières parce que ce sont des endroits incroyablement calmes, et j’aurais adoré visiter celui de Violette Toussaint avec toutes ces fleurs, ces morts qu’elle connaît par coeur, et les fossoyeurs aux caractères improbables 😀

Mais le récit a aussi des instants très durs, des moments de violence et de tristesse ; la fin notamment a un petit côté d’enquête, mais je ne vous dis pas pour quoi. Sachez simplement que ça vous donne encore moins envie de lâcher le livre, au point de presque fusionner avec les pages ! Ce qui m’a marqué, c’est en particulier cette façon qu’a Violette de ne jamais appeler son mari par son prénom : elle l’appelle Philippe Toussaint tout au long de l’histoire, comme si c’était un nom mis à prix sur une affiche de western. Sans doute une manière de marquer de la distance entre elle et lui, ou plus justement de rendre compte de la distance qu’il y avait entre elle et lui. Je suppose que c’est de lui que le résumé parle pour les âmes noires qui sont en fait lumineuses, mais je n’arrive pas à le voir de cette façon. Même si c’était quelqu’un de torturé, et qui au final avait effectivement quelques bons côtés, je le prend pour quelqu’un de terriblement lâche : avec sa mère, avec sa femme, avec les autres femmes, et même avec sa fille. Sans parler de ce qu’il fait subir à Magnan, ou même à Violette pendant toutes ces années.

Si l’écriture est magnifique, les personnages font aussi toute la beauté du roman : Violette tout d’abord, renfermée et fragile, pleine de vie, aussi belle à imaginer que les plantes qu’elle cultive. Elle est tellement touchante en tant que mère ! Philippe est un excellent personnage en terme de complexité, même si mon jugement sur lui ne change pas pour autant, et avoir son point de vue à la fin était vraiment génial ; et vous allez adorer détester ses parents ! Il y a aussi Julien, attendrissant et un peu bourru, venu au cimetière de Violette pour comprendre la romance de sa mère avec un parfait inconnu. Sasha est un de mes préférés : un p’tit vieux incroyable comme pas deux, amoureux de la terre et de la vie, attentionné et généreux à vous en faire pleurer de reconnaissance même si ce n’est pas vous l’objet de sa générosité.

Bref, un roman feelgood que je vous recommande absolument, c’est un coup de coeur pour moi ! J’ai envie de le cacher pendant très longtemps pour l’oublier et le redécouvrir dans plusieurs années, comme au premier jour, pour redécouvrir toutes les émotions qu’il m’a fait ressentir dans les moindres détails ❤

"

  1. Très jolie chronique. Il y a beaucoup de sensibilité dans le choix de tes mots, ce qui donne encore plus envie de découvrir le roman et les personnages, de l’héroïne à son mari qui, à défaut d’être bienveillant, semble doté d’une certaine complexité.

  2. Aaaaaah je suis tellement heureuse qu’il t’ait plu 😍😍😍 ça me réjouit a un point ❤️❤️❤️ merci pour cette belle chronique, ça me fait très plaisir !! (Le nouveau colis vient de quitter la Belgique apparemment… on n’est pas sortie de l’auberge je crois 😂)

    • C’est moi qui te remercie, cette lecture merveilleuse je te la dois en grande partie 😘
      Et pour le colis ben je suppose que le mien ne devrait plus être très loin de la frontière non plus ! ^^’

      • Ahah ils sont peut être bloqués à la douane 😂 « mais que peuvent bien s’envoyer deux demoiselles dans ces petits paquets ? Oh des livres, on va les lire avant de les remettre en chemin ! »

      • Eh ben je mettrai une tapette à souris dans le prochain paquet, non mais XD (et je te préviendrai bien sûr, histoire qu’il n’y ait que le douanier qui se fasse taper sur les doigts 😤 )

  3. Je me souviens l’avoir offert à quelqu’un lors d’un swap… :3 😀
    Je ne suis pas spécialement attiré par les feel-good mais il a l’air vraiment très très chouette !

  4. Pingback: C’est le 1er, je balance tout ! juillet 2020 | Light & Smell

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s