La Petite Faiseuse de Livres

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Vous savez, dans ma famille il paraît que je suis une morfale, que je suis un ventre, une dalleuse, bref, vous avez saisi l’idée. C’est ptet vrai. Mais honnêtement. Osez me dire que vous non plus vous n’auriez pas craqué, par un bel après-midi ensoleillé, pour vous installer en terrasse d’une pâtisserie avec un bon livre et la tartelette au citron meringué qui vous faisait de l’oeil depuis un bon quart d’heure ?

Nouvelle chronique de manga ! Ca faisait longtemps que je voulais vous parler de celui-là :3 Ca a été la bonne découverte surprise du Festival de la BD d’Angoulême de cette année, un achat compulsif que je ne regrette pas du tout ! Il s’agit de La Petite Faiseuse de Livres, un manga dessiné par Suzuka et adapté d’une série de light novel japonais écrits par Miya Kazuki en 2015. Il nous aura donc fallu 5 ans pour que cette petite perle arrive en France, pour le début 2020. Rien que dans le titre, vous devinez tout de suite ce qui a pu m’attirer 😀

Résumé : Que feriez-vous si vous étiez réincarné dans un monde où l’objet de votre passion était complètement inaccessible ? Avide lectrice vivant entourée de livres, Urano Motosu voit sa vie prendre fin, comble de l’ironie, écrasée par le contenu de ses bibliothèques. Mais la voilà réincarnée dans la peau d’une enfant nommée Maïn, au beau milieu d’un monde médiéval au taux d’alphabétisation extrêmement bas, où la lecture est un passe-temps réservé à l’élite. Face à cette situation, l’ex-rat de bibliothèque ne peut rester les bras croisés. Et s’il n’y a pas de livres, alors elle les créera elle-même !

Mon avis : Coup de ❤ 

Comment résister devant cette adorable petite bouille sur la couverture avec son gros livre ? :3 La couverture est pleine de couleurs et annonce un récit joyeux, bien qu’il commence en réalité par un drame dont seuls les vrais bibliophiles pourront comprendre toute l’ampleur. Le titre est alléchant, et encore le mot est faible ! Pour vous dire, je suis presque sûre que si je n’avais pas acheté le manga, un de mes potes l’aurait fait pour moi : je suis petit gabarit avec un caractère un peu gamine, et du genre à toujours trimballer un livre + un autre livre de secours ^^’ Avant même d’ouvrir le manga, je m’identifiais déjà à l’héroïne.

Les dessins sont tous mignons, et en même temps assez réalistes et agréables pour prendre du plaisir à s’attarder sur les images. Je n’ai lu que le premier tome au moment où je vous écris ces lignes, mais déjà je suis à fond dans l’histoire. Le contraire aurait été difficile en fait 😀 On se prend tout de suite d’affection pour le personnage principal, la petite Maïn, qui a encore les réflexes de son monde à elle, mais se retrouve piégée dans un monde médiéval et un corps d’enfant ; alors on n’a pas de point de repère pour l’âge, mais je lui donne environ 4 ou 5 ans. D’emblée, elle est confrontée à deux gros décalages : tout d’abord entre son âge mental et son nouvel âge physique, car son corps d’enfant ne peut pas réaliser ce qu’elle faisait en tant qu’adulte, et surtout elle se fatigue extrêmement vite ! De plus, il y a aussi un décalage de langue, car si elle parle automatiquement la même langue que sa nouvelle famille, elle est incapable de « traduire » des mots rares ou modernes, ou même le mot « livre » qui se prononce différemment.

Et c’est à partir de là qu’on commence à ressentir au plus profond de soi toute la détresse de Maïn : brutalement sevrée de ses livres, piégée mentalement, physiquement et temporellement là où elle ne peut avoir accès à de l’écrit, et incapable par-dessus le marché d’expliquer pourquoi elle est aussi désespérée. J’insiste, mais vraiment la scène où elle s’effondre en comprenant tout cela, cette scène m’a fait pleurer tellement j’avais de l’empathie pour elle. En plus, Maïn est toute choupinou-pinette, c’est impossible de ne pas fondre devant sa petite bouille ❤

Rapidement, elle va reprendre le dessus et montrer qu’elle a de la suite dans ses (nombreuses) idées ; un peu trop pour son frêle petit corps, mais c’est adorable de la voir s’activer ^^ Non seulement pour pallier au manque de livres, mais aussi pour améliorer la vie au quotidien avec sa famille, qui est assez pauvre mine de rien ; c’est l’occasion d’ailleurs pour nous lecteurs d’avoir quelques tutos assez intéressants 😀 Mais c’est bel et bien pour fabriquer des livres qu’elle va mobiliser toutes ses ressources intellectuelles. La tâche peut sembler démesurée : elle a à peine 5 ans, et elle doit reprendre du début l’évolution du livre, en fabriquant son papier et son encre, mais aussi en apprenant à lire et à écrire puisqu’elle est trop jeune et trop pauvre dans ce nouveau monde pour avoir appris ! On prend rapidement conscience du défi qui l’attend, c’est ultra prenant :3

Bref, à tous points de vue ce manga est un vrai coup de coeur, et je vous encourage à le lire si ce n’est pas déjà fait ^^ Il est génial ❤

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