La 25ème heure

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Je ne suis que bonheur depuis que j’ai pu revoir le dessin animé « Sing » sur Netflix, et je deviendrai extase quand j’aurai mis la main sur la bande-son de cette merveille ❤ Les persos sont géniaux et j’aurais du mal à dire lequel je préfère 😀

Nouvelle chronique littéraire ! Nouveau roman steampunk, utilisé pour mon mémoire, et que je porte particulièrement dans mon coeur, pour plusieurs raisons ^^ Ca fait déjà un ou deux ans que j’avais cette duologie dans mes étagères, et je l’ai relue pour le mémoire : on avait rencontré l’auteur avec mon frère dans une convention, mais je n’avais pas pu m’acheter ses livres sur le moment. Il s’agit de La 25ème heure, suivie du Chrysanthème Noir, deux romans écrits par Feldrik Rivat de 2015 à 2017 si mes chiffres sont exacts. On peut éventuellement parler d’une trilogie en rajoutant Paris-Capitale que je n’ai pas encore lu, mais qui se passe plusieurs années après l’intrigue initiale, du coup il peut être lu de manière indépendante sans problèmes. De plus, la duologie initiale a été illustrée par deux dessinateurs que je vénère, Elian Black’Mor et Camille M. (je ne saurais que trop vous conseiller leurs magnifiques albums ❤ ). Comment vous dire que j’avais un très bon pressentiment pour ces livres ^^

Résumé : Décembre 1888. Alors que le bon peuple de Paris s’interroge sur cette tour que l’impérieux Gustave Eiffel fait édifier à grands frais, d’étranges rumeurs circulent dans les faubourgs de la capitale : les morts parlent !
Interpellé par la presse à ce sujet, le préfet de police M. Henry Lozé tourne en ridicule « les plaisanteries de quelques coquins ». Ainsi parle-t-il devant le beau monde, sous les feux électriques du parvis de l’Opéra Garnier. Mais, depuis l’ombre de ses cabinets, l’homme lance sur cette affaire les plus fins limiers de la République.
Pendant ce temps, l’Académie des sciences en appelle à ses éminents savants pour que la pensée rationnelle, une fois pour toutes, triomphe des ténèbres de l’obscurantisme.

Mon avis : Coup de ❤ ! 

Je suis une très grande fan des couvertures, faut-il le redire ? Une atmosphère sombre et inquiétante qui plane sur une ville nocturne, des silhouettes énigmatiques, un contraste absolument délicieux avec les lumières et les couleurs, mention spéciale pour la couleur rousse de la jeune femme sur la couverture du deuxième tome 😛 L’encadrement et le style du titre, tout en entrelacs et engrenages me plaisent beaucoup aussi, presque encore plus que les dessins 😀 Je ne saurais dire lequel des deux personnages je préfère, entre la momie aux doigts crochus, et l’intrigante et flamboyante rousse qui a l’air d’avoir plus d’une dague dans son ombrelle !

J’ai adoré la plume de Feldrik Rivat, cet auteur a un style bien à lui ^^ Un style que certains trouveront assez soutenu, mais que j’aime beaucoup parce qu’on sent la recherche du mot juste, de la précision, et surtout l’envie de créer une atmosphère et un personnage. L’univers qu’il a créé nous plonge dans le Paris de la fin du XIXème siècle, un Paris dont on ne se contente pas de voir les grands monuments et les salons : on en arpente les rues et les faubourgs, on en (re)découvre la géographie. La duologie met en scène énormément de personnages ayant réellement existés, et pas des moindres ! Outre de grands savants et penseurs, on compte aussi des noms qui font rêver comme celui de Georges Méliès (si vous ne connaissez pas, le meilleur conseil que je puisse vous donner est de regarder sans plus tarder Hugo Cabret). Mention spéciale pour le deuxième tome qui fait la part belle aux femmes de sciences oubliées de l’Histoire, les féministes parmi vous se réjouiront 😀 Mais ce que j’ai surtout adoré, c’est que le roman est très loin de tomber dans l’opposition facile gentil vs méchant, l’histoire est beaucoup plus subtile, un vrai régal :3

L’écheveau de l’intrigue est toutefois assez complexe, et je vous recommande de bien prendre le temps de votre lecture : les évènements s’enchaînent et surtout s’entremêlent très facilement, au risque de s’y perdre un peu, les nombreux personnages venant parfois compliquer le tableau. Mais croyez-moi, ça vaut le coup ! L’enquête nous emmène dans les rues de Paris visiter les cimetières, les hôpitaux psychiatriques, du plus profond des égouts jusqu’au faîte de la tour Eiffel à bord d’un dirigeable. Si l’atmosphère est sombre, je ne dirais pas qu’elle est « glauque », malgré les fantômes et les cadavres en goguette. Plutôt « particulière et étrange », et dans le bon sens du terme : juste de quoi susciter votre curiosité et votre imagination ^^ Et aussi de quoi se questionner, puisque le récit va lentement remettre en question la frontière entre vie et mort : que se passerait-il si elle était abolie ? Et dans quelles conditions ? A quel point cela bouleverserait-il la société ? L’auteur puise à fond dans le réservoir scientifique et occulte de cette fin de siècle pour proposer sa vision des choses, et ça donne tellement envie d’en savoir plus une fois le roman refermé !

Côté personnages, nous sommes servis ! Tout d’abord comme je vous le disais par ceux inspirés de personnes réelles, mais également par les héros, bien fictifs, principaux. Tout d’abord, Eudes Lacassagne, inspecteur de police de son état, et surtout sacré phénomène. Ours mal léché est l’expression qui conviendrait le mieux pour son caractère et tous les secrets qu’il renferme ; en plus d’être un bretteur hors pair, l’homme est un impressionnant mélange entre une collection de phobies, de manies et de gênes physiques, et un mental d’acier associé à une force peu commune. Autant vous dire qu’on ne s’ennuie pas ! Avec lui, on retrouve Louis Bertillon, jeune recrue tout droit sortie de l’école de police, un peu douillet et très cultivé, mais loin d’être un incapable (et accro au chocolat chaud !). Lacassagne se charge de l’endurcir un peu, mais Louis de son côté apporte une touche de fraîcheur et d’innocence au roman. J’ai un petit faible aussi pour le commissaire de police, leur supérieur, dont les sautes d’humeur me font mourir de rire, c’est plus fort que moi 😀 Et côté personnages féminins, je ne saurais dire qui a ma préférence entre Clémence, la compagne de Louis qui a plus d’un tour dans son sac, ou bien la duchesse de l’Abey, une dame qui ose et en impose, authentique militante féministe ^^ Les personnages intéressants ne manquent donc pas, vous l’aurez compris 😉 

Bref, une duologie qui m’a fait par deux fois passer d’excellents moments, entre les mots, l’histoire et les personnages, sans parler de cette foule de petits détails qui montrent que l’auteur maîtrise son sujet et son Histoire. La 25ème heure a une place de choix dans mes étagères, et je ne peux que vous conseiller de découvrir les romans :3 De mon côté, j’ai hâte de mettre la main sur Paris-Capitale, surtout que la couverture n’est pas mal du tout non plus ❤

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  1. J’ai le premier dans ma PAL depuis un salon du livre… au moment de sa sortie je dirais… waouh ça date je crois que c’était en 2016, il faudrait vraiment que je me lance là ! il a l’air tellement bien en plus

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