Premières lignes… #118

Par défaut

Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

Le taureau sauvage, immobile, fixait le jeune Ramsès.
La bête était monstrueuse : les pattes épaisses comme des piliers, de longues oreilles pendantes, une barbe raide à la mâchoire inférieure, la robe brun et noir, elle venait de sentir la présence du jeune homme.
Ramsès était fasciné par les cornes du taureau, rapprochées et renflées à leur base avant de se recourber et renflées à leur base avant de se recourber vers l’arrière puis de se diriger vers le haut, formant une sorte de casque terminé par des pointes acérées, capable de déchirer la chair de n’importe quel adversaire.
L’adolescent n’avait jamais vu taureau si énorme.
L’animal appartenait à une race redoutable, que les meilleurs chasseurs hésitaient à défier ; paisible au milieu de son clan, secourable pour ses congénères blessés ou malades, attentif à l’éducation des jeunes, le mâle devenait un guerrier terrifiant lorsqu’on troublait sa quiétude. Rendu furieux par la moindre provocation, il chargeait à une vitesse surprenante et ne décolérait pas avant d’avoir terrassé son adversaire.
Ramsès recula d’un pas.
La queue du taureau sauvage fouetta l’air ; il lança un regard féroce à l’intrus qui avait osé s’aventurer sur ses terres, des herbages proches d’un marais où poussaient de hauts roseaux. Non loin, une vache vêlait, entourée de ses compagnes. Dans ces solitudes du bord du Nil, le grand mâle régnait sur son troupeau et ne tolérait nulle présence étrangère.
Le jeune homme avait espéré que la végétation le masquerait ; mais les yeux marrons du taureau, enfoncés dans leurs orbites, ne le quittaient plus. Ramsès sut qu’il ne lui échapperait pas.
Livide, il se tourna vers son père.

"

  1. Pingback: Premières lignes #218 – Ma Lecturothèque

  2. Pingback: Premières lignes #219 – Ma Lecturothèque

  3. Pingback: Premières Lignes #127: Un Soleil de plomb – Au Bazart des Mots

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s