La foire aux vanités

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Bien le dimanche bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Normalement, aujourd’hui est le jour J, celui où je vais rendre mon mémoire. L’année dernière, mon copain avait fini par appuyer sur le bouton « envoyer » à ma place tellement je psychotais, espérons que cette année j’arrive à être plus indépendante XD

Nouvelle chronique du dimanche bande de gens ! Pour cette fois-ci, je vous propose un classique de la littérature anglaise du XIXème siècle, à défaut d’un roman steampunk 😛 C’est ma p’tite Maman que j’aime qui me l’a offert, et je lui fait d’énormes bisous ❤ Le roman est paru sous forme d’épisodes entre 1846 et 1847, sous la plume de William Makepeace Thackeray. On le connaît surtout pour ses romans satiriques, moi je suis sûre de ne jamais l’oublier avec un nom pareil. Mettons les choses au clair, il s’agit d’un pavé, mais un bon pavé 😉 Thackeray se met en devoir de critiquer les arrivistes et les opportunistes sans scrupules, ainsi que la société qui leur permet de vivre aux crochets des autres.

Résumé : Fille d’un artiste bohème et d’une danseuse, Becky Sharp est sans ressources, mais elle a de l’esprit, du charme et de l’ambition. Cela devrait suffire, pense-t-elle, pour obtenir un titre, une rente et des terres.
Entrée comme gouvernante dans l’honorable famille Crawley, l’intrigante parvient très vite à prendre le père et le fils dans ses filets. C’est ce dernier qu’elle épouse, entamant aussitôt une carrière d’arriviste. Bientôt, elle tirera les ficelles des pantins de la « foire aux vanités »: le couard et fat Joseph Sedley, frère aîné de son amie Amelia ; son propre mari, incapable et endetté, qu’elle mène à la baguette ; le frère de celui-ci, un rustre avare et stupide; la tante Mathilda, courtisane fanée, avide de cancans; le capitaine Osborne, dandy corrompu et blasé; lord Steyne, vieillard odieux qui la couvre de bijoux ; et tant d’autres qui gravitent autour d’elle dans l’espoir d’obtenir ses faveurs.
Tour à tour passionnée, capricieuse ou dévote, Becky va d’intrigue en intrigue, parvenant, par la ruse et le mensonge, à se tirer des situations les plus délicates. Sous divers masques, l’aventurière traversera ainsi toutes les strates de la société géorgienne, sous l’œil du génial satiriste que fut Thackeray.

Mon avis :

Très honnêtement, je suis fan de cette couverture ^^ Les couleurs, les traits du dessin, la pose de la femme et son air hautain qui cadre parfaitement avec l’héroïne du roman Becky, j’adore ! Il s’agit d’une peinture de William Henry Barribal qui s’appelle The Jewel, et je vous conseille vraiment d’aller voir les autres oeuvres de l’artiste, j’adore ce qu’il fait !

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Je n’ai pas vu le livre passer, pour tout vous dire j’étais même heureuse de voir qu’il me restait autant de pages à lire, pour pouvoir profiter davantage de la plume mordante de Thackeray ! Sarcastique et impitoyable, il dénonce tous les travers de la bonne société anglaise du XIXème siècle. Nous suivons donc l’héroïne Becky Sharp dans sa quête de position sociale et de luxe au quotidien, ainsi que son amie Amelia Sedley, qui semble avoir toutes les qualités du monde, au point d’en avoir trop. Les personnages ne sont pas trop nombreux, et évoluent presque tous dans le beau monde… ou en tout cas le prétendent ! J’ai beaucoup aimé la manière de Thackeray de décrire les lieux et surtout les caractères, tout en insérant les évènements dans la chronologie de la fin de la période napoléonienne, avec Waterloo et le fameux bal de 1815 organisé à Bruxelles juste avant la bataille (ce bal dont j’ignorais l’existence jusqu’à ce que je lise Belgravia). Vanité, ambition, amour, cupidité, vengeance, mépris, cynisme, tout y est pour le plus grand bonheur des commères inavouées que nous sommes. C’était à ronronner de satisfaction :3 Mais que les coeurs sensibles se consolent, il y a aussi des beaux sentiments et un peu d’amour au milieu de toutes ces intrigues 😉

Il y a plusieurs personnages, mais aucun risque de vous perdre, l’auteur prend bien soin de nous les dépeindre ^^ Les voir évoluer est génial, et je ne saurais pas par lequel commencer ! Becky est un personnage machiavélique, et assez étonnament ça la rend d’autant plus intéressante à suivre ! La demoiselle a de multiples talents, dont celui de savoir évoluer dans la bonne société en donnant l’illusion de la jeune fille la plus bien élevée et intelligente qui soit ; c’est une opportuniste consommée, qui sait jouer des défauts de tous ceux qui l’entourent… et elle est très consciente des siens, et sait très bien les cacher ! A côté, Amelia est terriblement fade, on dirait une héroïne type jeune fille vertueuse en détresse d’un roman gothique ; mais son obsession pour les êtres qui lui sont chers confine à l’égoïsme. Pour le coup, c’est moins le personnage que ce qui lui arrive qui est croustillant 😛 Mon petit préféré à moi reste Dobbin : gentil, trop gentil même, mais il est loyal, honnête et surtout plutôt clairvoyant par rapport aux autres personnages du roman.

Bref, foncez si vous tombez sur ce roman ! Certes, c’est un pavé qui peut faire un peu peur, mais ne vous arrêtez pas au nombre de pages : c’est un vrai délice, plaisir littéraire garanti, divertissement au rendez-vous :3

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