Coeurs de rouille

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien et que le confinement ne vous rend pas fous 🙂 Je continue à rédiger mon mémoire, tellement le nez dans le guidon que j’en oublie de boire le chocolat chaud que je m’étais pourtant préparé pour me remonter le moral et me motiver ^^’ J’avance dans mes dessins, et j’ai une petite pensée pour mes parents, Maman dans sa couture et Papa très appliqué dans ses coloriages, je regrette de ne pas voir ça XD

Nouvelle chronique littéraire ! Un p’tit roman très particulier, qu’on pourrait qualifier de steampunk et que j’ai pris comme tel, même si j’avoue que ce n’est pas le premier terme auquel j’aurais pensé… En fait je ne sais pas quel mot me viendrait à l’esprit, c’est un roman qui n’est pas bien gros mais qui est très particulier 🙂 Il s’agit de Coeurs de Rouille de Justine Niogret, publié en 2013 aux Editions du Pré aux Clercs, puis en poche aux éditions Hélios. J’ai beaucoup hésité à prendre celui-là pour mon mémoire, mais par sa couverture et son thème, il me faisait beaucoup penser à un autre roman que je convoite, L’Alchimie de la Pierre de Ekaterina Sedia 😛 Bref, j’espère que cette chronique vous plaira, mais un dernier avertissement : le résumé que j’ai trouvé sur la plupart des sites pour Coeurs de Rouille n’est pas celui de la quatrième de couverture, et contient des spoilers absolument honteux ! A bon entendeur u.u

Résumé : La cité est en plein déclin. Les robots, jadis fidèles serviteurs, régressent jusqu’à devenir des machines stupides ou de terrifiants prédateurs. Saxe est un artiste qui survit en travaillant sur les golems actionnés par magie. Dresde est une automate qui n’a connu que le luxe avant que son maître ne l’abandonne. Tout les sépare et pourtant ils vont partager un rêve commun : s’enfuir. Traqués par un tueur mécanique, ils se lancent dans une course peut-être sans espoir : retrouver la mythique porte ouvrant sur la liberté.

Mon avis : 

J’ai eu un petit coup de coeur pour la couverture, qui attire l’oeil en étant à la fois énigmatique et pleine de douceur. L’automate est très intrigante, avec de très beaux yeux aux engrenages dorés, et j’aime beaucoup le geste avec lequel elle attrape la plume noire. Beaucoup de choses à dire sur cette couverture, ça pourrait symboliser plein de choses, mais pour cette fois je préfère vous laisser la surprise et la liberté de vous faire votre propre idée ^^

Comme je l’ai dit, le roman est assez court et on n’a pas le temps de s’ennuyer. L’histoire est assez fragmentée, et parfois complexe pour comprendre les rebondissements et les implications des vestiges que l’on découvre, à mesure que l’on suit Saxe et Dresde dans leur exploration des ruines toujours plus anciennes. L’univers est riche, et tellement passionnant une fois que l’on comprend tout ce qu’il y a à découvrir : qui dit déclin dit âge d’or oublié, et la trouvaille des étages qui s’empilent au fur et à mesure des générations m’a énormément plue. Après, c’est aussi un peu frustrant, dans le sens où on n’aura jamais toutes les réponses à nos questions, et certains passages restent toujours un peu obscurs pour moi : j’ai le sentiment qu’il faut y voir quelque chose, mais que je suis passée à côté ^^’ Peut-être en relisant le livre ? 😛 En tout cas, c’est un roman plutôt psychologique, avec des scènes très impressionnantes. On est directement confronté à la démesure humaine et ses conséquences, dont les golems et les automates sont le reflet.

Puisqu’on est dans les automates, Dresde est un personnage peu commun et que j’ai beaucoup aimé suivre : elle est touchante dans son attachement envers son maître, mais il est hors de question de la cantonner au rôle de chien fidèle car elle est bien plus que cela. Elle s’émancipe, elle grandit au fur et à mesure qu’elle retrouve ses anciens souvenirs et s’en forge de nouveaux. Sa volonté est impressionnante, et sa quête de réponses obsédante !

« – Tu trouves que l’autre golem est comme moi ? dit-elle. Que la golem cassée, en haut, me ressemble ? Tu penses vraiment pouvoir dire « tu réagis en golem », « je réagis en humain » ? Qu’est-ce que tu sais de nous, petit homme ? Tu m’as rencontrée, quoi, hier, avant-hier ? Et tu parles comme si tu nous avais tous créés avec tes propres mains. Tu racontes n’importe quoi. Je devrais réagir comme ceci, comme cela. C’est juste toi qui essayes de prévoir des choses imprévisibles. Ca n’a aucun sens. »

De l’autre côté, on a Pue-la-Viande, l’antagoniste principal qui poursuit Dresde et Saxe pour les tuer. Il est peut-être aussi complexe que Dresde, mais d’une autre manière, et beaucoup, beaucoup plus glauque. Mais il a trouvé ses limites là où Dresde cherche à les dépasser. Entre les deux, il y a Saxe, le garçon qui veut s’enfuir de cette vie trop étriquée, où les filles sont toutes sucrées et méprisantes, et où il ne fait que rafistoler sans pouvoir véritablement réparer. Il est courageux, et en même temps il a l’air tellement jeune et impulsif par rapport à Dresde ; enfin, elle aussi est impulsive, mais pas une seule fois elle ne perd son objectif de vue. C’est marrant, Dresde a l’air plus adulte, mais on sent confusément qu’ils maturent tous les deux au fil de l’histoire.

La fin est ouverte, et soulève presque encore plus de questions, même si honnêtement elle m’a surtout énormément fait penser à un Ghibli. Je suis même sûre que ça s’adapterait hyper bien pour créer un univers étendu sur ce film, il faut absolument en parler à Monsieur Miyasaki 😀 Bref, un petit roman qui fait réfléchir, mais qui surtout vous propose des images et des descriptions qui frappent l’esprit pour longtemps :3

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  1. Ah je déteste les quatrième de couv’ qui spoile quelle horreur !
    Sinon le roman a l’air génial et il me tente beaucoup (sauf que je n’aime pas du tout les fins ouvertes du coup je me tâte un peu xD)
    Merci pour la découverte en tout cas !

    • On peut aussi se dire que ça nous laisse la possibilité d’imaginer ce qu’on veut ^^ Après, je pense que c’est un livre qui peut se relire pour saisir de nouvelles subtilités 🙂

  2. Je n’aurais pas utilisé le terme douceur pour la couverture, comme quoi on n’a pas tous les mêmes visions ^^, dommage pour les fins ouvertes, cela me bloque parfois

  3. Le nom « Oue-la-Viande » est quand même particulier mdr ! Mais la couverture est absolument magnifique ! Et par contre, les spoilers dans les résumé, c’est honteux, ça m’énerve tellement ! En tous cas je suis contente que tu aies aimé 🙂

  4. Pingback: Premières lignes… #201 | Coeur d'encre 595

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