Frères d’enchantement

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Bien le bonjour bande de gens ! Dites-moi petites paires d’yeux devant votre écran, comment allez-vous en cette période de confinement ? Je viens de finir la première partie de mon mémoire, largement en avance et j’en suis très heureuse car c’est le premier pas vers un été de GLANDE SUPREME, où je serai une grosse larve dans son hamac, coincée entre un bol de cerises et une pile de bouquins. 5 ans que j’en rêve :’)

Nouvelle chronique littéraire du dimanche ! Et nouveau roman steampunk, vous connaissez la chanson maintenant 🙂 Si vous ne la connaissez pas, je vous encourage à découvrir le steampunk sur la page consacrée sur le blog. J’ai découvert ce roman par un pur coup de chance ! Je cherchais des romans steampunk féminins à la bibliothèque de la Part-Dieu à Lyon, mais j’avais déjà presque tout écumé, donc chou blanc ! Et finalement, je suis allée regarder l’espace des livres à donner à l’entrée et ô miracle ! Un roman steampunk féminin, tout beau tout neuf et récent avec ça ! Je vous présente Frères d’Enchantement de Siana, écrit en 2019 :3

Résumé : Je m’appelle Ensio. Milicien engagé et apprécié de notre belle cité, j’affiche l’air d’un héros, mais une partie de moi se meurt. J’ai tué mon ami d’enfance, et ainsi brisé le lien télépathique qui nous unissait. Un lien interdit, car dangereux. Maintenant, un vide obscur me dévore petit à petit, insidieusement. Je dois le combler avant de devenir fou.
Je m’appelle Ljuka. Ils m’ont oublié, ils n’auraient pas dû. Je me souviens parfaitement de leurs moqueries, de l’immonde fierté qui imprègne autant leurs actes que leurs paroles. Ils ne comprennent toujours pas, ou plutôt, ils ne veulent pas comprendre. Alors je vais les y forcer et leur prouver qu’ils ne sont pas parfaits ni tout puissants.
La révélation d’un héros sur le déclin. Le parcours d’un homme devenu extrémiste. De fraternité à rivalité…

Mon avis : 

La couverture a de quoi attirer le regard, avec les inévitables engrenages de toute couverture steampunk qui se respecte 😀 Deux visages l’encadrent, ceux d’Ensio et Ljuka (respectivement ?) Mais le plus intrigant, ça reste le centre avec cette gigantesque mante religieuse qui escalade un dôme sur fond de croissant de lune rousse ❤ Mention spéciale pour le petit papillon, c’est dommage en revanche qu’il soit de la même couleur que les engrenages. Le souci du détail se retrouve dans le roman, surtout dans la façon dont l’auteure décrit les tenues de ses personnages ^^

J’ai beaucoup aimé la plume de Siana, et la façon dont elle a donné vie à ses deux personnages ! Les chapitres alternent entre les points de vue d’Ensio et Ljuka, racontés à la première personne ; en revanche, les deux récits évoluent à des moments différents. Avec Ljuka, on découvre l’enfance des deux garçons, et la naissance d’une amitié fraternelle qui vire peu à peu à la haine. Ensio quant à lui nous raconte l’histoire après la mort de Ljuka, et comment les conséquences de cet acte le poursuivent sans répit.

L’univers dans lequel les deux évoluent est un harmonieux mélange de steampunk et de fantasy, coloré, assez surprenant mais ô combien passionnant ! La magie y est omniprésente, et sa hiérarchie structure toute la société, de l’élite qui manipule le vivant (au prix de nombreux risques parfois), au peuple qui crée des automates et des mécanismes, méprisés et pourtant parfois extrêmement complexes. Les thèmes abordés sont nombreux et pas des plus simples : la frontière ténue entre amitié et haine, les conflits sociaux, l’ambition, la culpabilité, la dépendance,… Il y a aussi une bonne part de politique, car la manipulation du vivant par la magie est un des sujets clés du livre, même s’il n’est pas traité directement. Mais Siana a su tout aborder avec beaucoup de justesse, et l’évolution et la personnalité des protagonistes sont vraiment bien écrites. Le récit est riche en rebondissements, impossible de lâcher le livre avant d’arriver à la fin !

Des deux c’est clairement Ljuka que je préfère, malgré sa petite tendance à l’extrémisme : il est plus réservé qu’Ensio, plus sensible également, et ses talents le rendent encore plus attachant. Son histoire est touchante, et c’est dur de ne pas ressentir de l’empathie pour lui. Ensio de son côté est beaucoup plus dur à apprécier, à cause de son côté arrogant et prétentieux. Du moins c’est comme ça au début, mais c’est aussi le personnage que je trouve le plus intéressant : son évolution à lui, sa descente aux enfers (qui ressemble un peu à l’idée que je me fais d’un sevrage, mais en permanent) puis sa maturation, j’ai adoré la façon dont Siana a tout décrit. La relation entre Ensio et Ljuka est complexe et passionnante. Ca donne un peu l’impression de partir en sucette vers la fin, mais le dénouement m’a conquise ^^ On se concentre assez peu sur les autres personnages du coup, à part peut-être pour Ylva et Runa, que tout oppose clairement. L’une, comme on le découvre petit à petit, est opportuniste et attirée uniquement par les apparences ; l’autre est plus douce et réservée, plus sensible.

Bref, vous l’aurez compris, ce roman m’est littéralement tombé du ciel, et ça a été une merveilleuse surprise ! Je garde un super bon souvenir de ma lecture, et je vous le conseille vraiment 🙂

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  1. Pingback: Frères d’enchantement, Siana | L'Imaginaerum de Symphonie

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