Premières lignes… #96

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

Avant que le lecteur ne fasse la connaissance du modeste médecin de campagne qui sera le personnage principal de notre roman, il est bon qu’il apprenne certains détails sur le lieu où notre docteur exerçait sa profession ainsi que sur ses voisins.
Il existe un comté dans l’ouest de l’Angleterre qui, sans être assurément aussi animé et sans faire autant parler de lui que certains de ses pairs – les gros comtés industriels du Nord -, n’en est pas moins très cher à ceux qui le connaissent bien. Ses verts pâturages, ses blés ondoyants, ses chemins creux, ombragés et, disons-le, crottés, ses sentiers, ses échaliers, ses églises de campagne aux teints rousses, solidement bâties, ses allées de hêtres, ses nombreux manoirs de l’époque Tudor, ses fréquentes chasses réunissant le comté, les charmes de sa société, et l’esprit de clan qui l’anime en général, tout cela en a fait pour ses habitants un lieu privilégié, une terre de Goshen. C’est un comté purement agricole : agricole par sa production, agricole par ses pauvres, et agricole par ses distractions. Il comporte des villes, bien sûr, des entrepôts d’où proviennent les semences, les articles d’épiceries, les rubans et les pelles à feu ; où se tiennent les marchés et où sont organisés les bals du comté ; qui élisent des députés au Parlement, en tenant compte en général – en dépit des réformes électorales passées, présentes et à venir – des consignes d’un grand propriétaire terrien du lieu ; d’où arrivent les facteurs de campagne, et où se trouvent les réserves de chevaux de poste nécessaires pour rendre des visites dans le comté. Mais ces villes n’ajoutent rien à l’importance de ceux-ci ; à l’exception de celle où se tiennent les assises, elles se réduisent à une rue unique si terne qu’elle en est pour ainsi dire ennuyeuse à mourir. Chacune d’elles possède deux bornes fontaines, trois hôtels, dix boutiques, quinze débits de bière, un bedeau et une place du marché.

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