La princesse des glaces

Par défaut

Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ^^ Entre la réception d’un colis très attendu pour me bricoler-coudre un accessoire steampunk de ma conception, et deux auteurs qui ont accepté de m’accorder une interview pour mon mémoire sur le steampunk, je suis aux anges 😀 Et vous, quoi de beau dans votre journée ? 😛

Nouvelle chronique littéraire ! Un livre qu’on a tous vu passer, je ne fais pas vraiment dans la nouveauté littéraire sauf de mon point de vue 😛 Camilla Läckberg est maintenant une auteure de polars très appréciée, du moins en France. La Princesse des glaces est le premier volume d’une série d’enquêtes policières, écrit en 2003, mais publié en français seulement en 2008, l’année où il a obtenu le prix polar international, et le grand prix de littérature policière. Actuellement cette série policière compte 10 tomes, dont 9 également en livres-audio pour ceux qui le veulent 😉 Ca faisait un moment que j’avais le premier tome dans mes étagères, à tel point que je l’avais oublié, et j’avais failli en acheter un deuxième exemplaire XD Je me suis finalement lancée avec de grandes attentes : elles n’ont pas été déçues !

Résumé : Erica Falck, trente-cinq ans, auteure de biographies installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise, découvre le cadavre aux poignets tailladés d’une amie d’enfance, Alexandra Wijkner, nue dans une baignoire d’eau gelée.
Impliquée malgré elle dans l’enquête (à moins qu’une certaine tendance naturelle à fouiller la vie des autres ne soit ici à l’œuvre), Erica se convainc très vite qu’il ne s’agit pas d’un suicide. Sur ce point – et sur beaucoup d’autres -, l’inspecteur Patrik Hedström, amoureux transi, la rejoint.
A la conquête de la vérité, stimulée par un amour naissant, Erica, enquêtrice au foyer façon Desperate Housewives, plonge clans les strates d’une petite société provinciale qu’elle croyait bien connaître et découvre ses secrets, d’autant plus sombres que sera bientôt trouvé le corps d’un peintre clochard – autre mise en scène de suicide.
Au-delà d’une maîtrise évidente des règles de l’enquête et de ses rebondissements, Camilla Läckberg sait à merveille croquer des personnages complexes et – tout à fait dans la ligne de créateurs comme Simenon ou Chabrol – disséquer une petite communauté dont la surface tranquille cache des eaux bien plus troubles qu’on ne le pense.

Mon avis : Coup de ❤ 

J’avoue que les couvertures de la collection Babel Noir me laissent toujours un peu perplexe : j’aime bien leur style souvent dérangeant, mais parfois j’ai juste du mal à les relier à l’intrigue. Ici par exemple, je ne saurais pas dire si les deux jeunes filles sont Alex et sa soeur Julia, à moins qu’il ne s’agisse d’Alex et Erica… Bref, les paris sont ouverts, mais je penche pour la première solution, puisqu’on nous redit et répète dans le livre à quel point elles sont différentes, à l’opposé l’une de l’autre ; et je dirais même que Julia est celle de gauche, puisque qu’elle s’accroche à Alex de la même façon que Julia admirait sa soeur étant enfant.

Je connaissais déjà la plume de Camilla Läckberg, car j’avais lu sans le savoir le deuxième tome des aventures policières d’Erica, Le Prédicateur. Mais c’était il y a longtemps, et j’avais complètement oublié ! Du coup, j’ai redécouvert la plume de l’auteure, et j’ai vraiment adoré : on rentre dans l’intrigue comme dans du beurre, et j’ai dévoré le livre en à peine une journée 🙂 C’était tellement prenant, même si j’avais deviné un ou deux ressorts du dénouement, j’avais envie comme rarement de savoir les autres pièces du puzzle. Tout est cohérent, même si parfois on se demande pourquoi l’enquête prend telle ou telle direction (je n’ai pas tout de suite compris pourquoi on s’intéressait à Nils), et il y a une ou deux sous intrigues tout aussi prenantes, et j’aurais aimé que celles-ci aussi trouvent leur conclusion à la fin du livre : du coup, il va falloir que je relise le Prédicateur pour savoir ce qu’il en est ! J’ai l’impression que le roman dépeint parfois une société figée à la génération précédente ou quelque chose comme ça, d’ailleurs la différence générationelle est souvent évoquée : je dis surtout ça par rapport au soin que les gens portent à leur réputation dans le village où se passe l’intrigue. Ils n’en disent pas tous la même chose et ne le font pas pour les mêmes raisons, mais c’est presque consternant de voir qu’au final, tout revient à la même chose même s’ils s’en défendent : protéger une réputation aux dépens du bien-être.

Les personnages y sont pour beaucoup dans le sel du roman, et je me suis aussitôt attachée au personnage principal, Erica : déjà parce qu’elle était écrivain et que j’ai toujours de l’intérêt pour ce genre de personnages vu que j’essaie d’écrire (oui, je sais, c’est naïf), mais aussi parce qu’elle est humaine, bienveillante et un petit peu téméraire ^^ La description de la maison de ses parents me donnait vraiment envie d’aller dans les petits villages de Suède 😀 Sa relation avec sa soeur Anna m’a beaucoup intéressée, et je me demande si Erica n’était pas un peu trop dure avec elle, surtout au vu de ce qu’Anna subissait au quotidien. On a donc un premier personnage détestable avec le mari d’Anna, mais aussi avec le commissaire de la ville, répugnant depuis son comportement jusque dans son apparence ; j’avoue que c’est surtout le premier qui m’a vraiment choquée, je n’ai pas pu m’empêcher de demander un câlin à mon copain juste après avoir lu les passages qui le concernaient (et mon copain de dire que je devrais arrêter de lire si ça me met dans des états pareils) ^^’ Heureusement, le duo Erica et Patrik apporte une touche de douceur à ce monde de brutes, et c’est un vrai plaisir de les suivre dans leur enquête et leurs réflexions. Quant au personnage d’Alexandra, on le découvre avec l’enquête au fur et à mesure : elle m’a semblée finalement assez égoïste. Je suis bien consciente que son passé explique son comportement, mais de là à dire que ça l’excuse totalement, mouaif. Après, indéniablement, elle a dû vivre un enfer, au même titre que Anders. Le personnage de Vera sort aussi du lot, et je me prend à regretter de ne pas avoir pris suffisamment de temps pour lire les passages qui la concernaient, idem pour la mère d’Alex. Je ne peux pas vous faire toute la liste des personnages, il y en a encore quelques uns qui mériteraient d’être cités mais ça deviendrait trop long : mais j’ai adoré les découvrir et en savoir plus sur eux ^^

Je ne vous en dis pas plus, sinon que la fin du livre était géniale, à part peut-être un manque de précisions sur Anna, et le devenir de la maison de ses parents. Donc… haro sur le tome suivant !! Si vous n’avez pas encore tenté le coup, foncez, c’est indéniablement du polar de qualité ❤

Publicité

"

  1. J’ai déjà lu deux ou trois tomes de la saga, mais dans le désordre ahah. Sauf le 1er, lui je suis à jour xD Mais j’adore sa plume, j’aimerais bien tous les lire dans l’ordre un jour 🙂 Pourquoi pas en audio tiens !

  2. Eh bien non, tout le monde ne l’a pas encore lu… 😉
    Il fait partie des livres que j’ai très envie de lire et ton coup de coeur pour ce titre me conforte dans l’idée qu’il me plairait. Je suis curieuse de découvrir cette plume.

  3. Pingback: Et si on parlait de films de Noël ? La saison est ouverte ! | Sorbet-Kiwi

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s