Premières lignes… #90

Par défaut

Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

Morgane parle…
« Jadis on m’a donné les noms les plus divers : ceux de soeur, d’amante, de prêtresse, de mage et de reine. Aujourd’hui, le temps de la sagesse venu pour moi, je pense proche le jour où ces choses devront être connues. Mais à dire la vérité, la vérité toute simple, je pense que ce sont les chrétiens qui raconteront la fin de l’histoire ; en effet, le monde des fées se sépare à jamais de ce monde où le Christ règne en maître. Je n’ai rien contre le Christ, mais seulement contre ses prêtres, qui appellent démon la Grande Déesse et lui dénient tout pouvoir ici-bas. Au mieux, disent-ils, sa puissance lui vient de Satan, ou bien encore la revêtent-ils de la robe bleue de la Dame de Nazareth, prétendant de surcroît qu’elle fut toujours vierge. Or que peut savoir une vierge des douleurs et des larmes de l’humanité ?
« C’est pourquoi maintenant, maintenant que le monde a tant changé et qu’Arthur, mon frère, mon amant – qui fut roi et qui le restera à jamais – repose, mort (endormi, dit-on), dans l’Île Sacrée d’Avalon, cette histoire doit être contée telle qu’elle se déroula vraiment, avant que les prêtres du Christ Blanc ne l’effacent pour toujours avec leurs saints et leurs légendes.
« Oui, je le dis, le monde a changé. Il n’y pas si longtemps encore, un voyageur, s’il en avait le désir et connaissait quelque peu les secrets, pouvait guider sa barge dans la Mer d’Eté et accoster non pas sur le rivage de Glastonbury, l’Île chrétienne des Moines, mais sur celui plus lointain de l’Île Sacrée d’Avalon. En ce temps-là, en effet, les routes conduisant d’un monde à l’autre se croisaient dans les brumes et pouvaient s’entrouvrir au gré des pensées et des désirs de chacun. Oui, en ce temps-là, existait un grand secret, accessible à tous les hommes doués de connaissance, qui savaient que le monde, chaque jour renouvelé, ne peut se bâtir et survivre que spirituellement.

"

  1. Pingback: Premières lignes #188 – Ma Lecturothèque

  2. Pingback: Premières lignes #189 – Ma Lecturothèque

  3. Pingback: Premières lignes # 189 | Songes d'une Walkyrie

  4. Pingback: Premières Lignes #106: Kayla Marchal T1, L’Exil – Au Bazart des Mots

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s