Le secret de la manufacture de chaussettes inusables

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Le temps commence à se rafraîchir, et c’est une véritable bénédiction pour moi : je ne peux plus mettre mes p’tites robes, mais au moins, il fait une température supportable dans l’appart 🙂 Et j’ai la confirmation, je peux enfin le dire : mon mémoire sera sur les romans steampunk, mon directeur de recherches m’a dit que le projet était assez solide ❤ Du coup, vous aurez pas mal de chroniques steampunk à partir de… novembre ? Je lis plus vite que je n’écris, du coup il y a des mois d’écart entre le moment où je lis les livres et le moment où je vous en parle… En tout, victoire ! Je vais faire du steampunk pour le travail… Nya, c’est JOUISSIF 😀

Et je vous propose une nouvelle chronique littéraire ! Encore un livre qui trainait depuis Mathusalem dans mes étagères, mais je fais de gros efforts : depuis des mois je n’ai plus acheté de livres (et c’est une torture), du coup je lis tous les livres qui constituent l’échafaudage de ma PAL XD J’en avais emmené toute une cargaison quand j’avais emménagé sur Lyon (mon père avait fixé une limite de 4 cartons, je n’ai en pris que 3 pour lui faire plaisir) ; et maintenant, mon copain a profité d’un passage en Gironde pour déposer les livres lus et revenir avec une nouvelle cargaison ^^ Bref, ma PAL diminue tandis que ma wish-list crève le septième ciel. Le Secret de la manufacture de chaussettes inusables est le quatrième livre de l’écrivain Annie Barrows, publié en 2015, après avoir co-écrit Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates avec sa tante Mary Ann Shaffer en 2008 (cliquez sur le lien pour lire la chronique que j’en ai fait, c’était un vrai coup de coeur ^^) Je l’ai enfin lu, et je ne regrette pas, ça été une très bonne lecture pour me détendre :3

Mon résumé : Ce n’était pas le projet estival dont Layla avait rêvé.
Rédiger l’histoire d’une petite ville de Virginie-Occidentale et de sa manufacture de chaussettes, Les Inusables Américaines.
Et pourtant…
Eté 1938. Layla Beck, jeune citadine fortunée, refuse le riche parti que son père lui a choisi et se voit contrainte, pour la première fois de sa vie, de travailler. Recrutée au sein d’une agence gouvernementale, elle se rend à Macedonia pour y écrire un livre de commande sur cette petite ville.
L’été s’annonce mortellement ennuyeux. Mais elle va tomber sous le charme des excentriques désargentés chez lesquels elle prend pension. Dans la famille Romeyn, il y a… La fille, Willa, douze ans, qui a décidé de tourner le dos à l’enfance… La tante, Jottie, qui ne peut oublier la tragédie qui a coûté la vie à celui qu’elle aimait… Et le père, le troublant Félix, dont les activités semblent peu orthodoxes. Autrefois propriétaire de la manufacture, cette famille a une histoire intimement liée à celle de la ville.
De soupçons en révélations, Layla va changer à jamais l’existence des membres de cette communauté, et mettre au jour vérités enfouies et blessures mal cicatrisées.

Mon avis :

La couverture comme le titre a été une montagne d’interrogations pour moi, d’autant que je ne voyais vraiment pas le rapport avec le résumé ^^’ En particulier avec les couleurs de chaussettes, tout ça a l’air un peu loufoque, et pourtant l’histoire aborde des sujets assez sérieux. On a aussi une vague photo de la manufacture, et l’ambiance du tout est assez particulière, un peu cosy mais aussi un peu années 50 avec le vieux papier peint derrière. Donc bon, la couverture aurait peut-être pu être un peu mieux, même si les couleurs sont très vivantes ; il y a aussi un petit côté cosy qui peut être sympa, et effectivement on retrouve cette idée dans le livre, encore qu’il fasse vraiment trop chaud dans l’histoire pour avoir envie de mettre des chaussettes u.u

L’écriture est fluide et agréable à lire, j’ai passé un très bon moment de lecture 🙂 L’histoire se passe durant l’été 1938, pendant une période de canicule (et alors que j’écris ces lignes pendant la canicule de fin juillet, je ressens une profonde empathie…) ; en vérité, la date n’a pas beaucoup d’importance sinon pour un contexte général, et aussi pour comprendre pourquoi les gens détestent autant les communistes ^^’ Le récit se partage entre deux types de chapitres, l’un normal qui reprend le point de vue de Joddie ou de Willa, et l’autre qui retranscrit les lettres que Layla écrit et reçoit de la part de ses amis et de sa famille. En parallèle de tout ça, on suit le travail d’enquête et de recherche historique de Layla qui se fait aider par Joddie, c’est super prenant malgré le fait que Layla n’a malheureusement aucune réelle conscience historique, et préfère les anecdotes croustillantes même si il existe une autre interprétation des faits ^^’ Pour ce qui est de la manufacture, eh ben rien de très loufoque, c’est même assez sérieux entre les grèves et l’évènement de l’incendie qui a bouleversé la famille Romeyn : c’est surtout l’histoire de cette famille qui apporte toute la tendresse au récit.

Les personnages sont très différents et vraiment super intéressants, j’aurais beaucoup de mal à dire lequel je préfère ! Je suis assez partagée entre Willa qui est vraiment touchante par rapport à sa famille, et qui est une grosse lectrice, et Joddie qui a un caractère qui me rappelle beaucoup Aibileen dans La Couleur des sentiments : elle est forte, elle prend beaucoup sur elle pour soutenir ses proches, et elle a de la répartie ^^ En ce qui concerne Layla, malgré une certaine empathie quand elle essayait de bien faire, j’ai été très critique avec ce personnage : elle est pourrie gâtée au début du livre, et ensuite elle manque d’empathie et de clairvoyance notamment par rapport à Félix. J’ai beau savoir qu’elle s’est fait avoir, je ne peux pas m’empêcher de m’émerveiller presque devant sa naïveté… Mais je dois aussi avouer qu’elle mature beaucoup au fur et à mesure. Et du coup, je sais que Willa adore son père, mais en ce qui me concerne je le déteste : il n’a aucune empathie, il est profondément égoïste, et on dirait que tout lui est acquis sans qu’il ait besoin de se remettre en question. J’ai aussi eu un peu de mal avec le personnage de la petite soeur de Willa, qui peut parfois se comporter comme une vraie peste ! J’ai beaucoup aimé les jumelles Mae et Minerva, même si on n’en parle pas beaucoup : leur duo est discret mais adorable ^^

Bref, une lecture très sympa même si ce n’est pas un coup de coeur comme Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates. J’ai beaucoup aimé le livre, et je vous le recommande :3

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  1. Sympa ce sujet de mémoire! Tu suis quelles études ? Je pense propose un sujet pour un mémoire sur la fantasy, je dois encore potasser cela un peu et me renseigner auprès des différents professeurs.
    Je pourrais être tentée par ce titre, en tout cas j’ai surtout hâte de découvrir des chroniques de Steampunk sur ton blog : bon courage et belles lectures 🙂

    • Je suis en seconde année de Master Culture de l’écrit et de l’image à l’ENSSIB de Villeurbanne (Lyon) 🙂
      Bonne chance pour ton master, tu comptes le faire sur quel domaine de la fantasy en particulier ?

      • Il a l’air super intéressant comme Master, et surtout, il te permettra sans doute de faire de belles découvertes 😉
        Je ne sais pas encore, je n’ai eu que ma pré-rentrée en M1 pour l’instant, j’attends de voir un peu ce qui est possible ou non. Etant donné que je dois aborder les thématiques de la culture/du patrimoine, je serais tentée par intérêt l’aspect culturel de la littérature de l’Imaginaire, et pourquoi pas la fantasy en particulier. À méditer pour l’instant 😀

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