La Moïra (intégrale)

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien :3 J’ai ressorti mon livre de coloriages, c’est fou ce que c’est prenant ! J’ai toujours besoin de faire quelque chose quand je regarde un film ou une série sur mon ordinateur, alors le coloriage c’est l’idéal. Par contre, je suis très difficile pour choisir mes carnets, celui sur lequel je suis en ce moment m’a pris des heures de recherche (Le Jardin du Temps de Son Ji-Hye si vous le cherchez 😀 )

Nouvelle chronique littéraire ! Aujourd’hui, un livre qui, comme souvent, a passé un grand nombre de mois dans mes étagères après un achat coup de tête (acheteuse compulsive, moi ?), et que je me suis finalement décidée à lire alors que je ne me souviens même plus de où et quand je l’ai acheté ! Il s’agit d’une de mes éditions favorites, une intégrale spéciale 10 ans de Bragelonne (ça fait un moment qu’ils ont 10 ans maintenant, parce que ça fait plusieurs années que je vois ces éditions en librairie, non pas que je m’en plaigne 😀 ). La trilogie intégrale donc de La Moïra de Henri Loevenbruck, publiée de 2001 à 2002 ; je vous recommande absolument l’auteur, qui a écrit de très bons romans comme la trilogie Gallica que j’ai lue il y a un moment maintenant, et qui, je ne le découvre que maintenant, est la suite en fait de La Moïra (ça me fera une autre bonne raison de la relire). Les deux trilogies d’ailleurs témoignent du souhait de l’auteur de réhabiliter le loup dans l’imaginaire collectif, et de protéger l’animal contre l’homme ; ceci dit, c’est La Moïra qui a eu le plus de succès auprès du public.

Résumé : L’enfant s’appelle Aléa…
Jeune orpheline de treize ans, elle hérite involontairement d’un don étrange et se retrouve alors au centre d’intrigues qui la dépassent. Sur l’île de Gaelia, nombreux sont les politiciens et les religieux qui convoitent cette puissance ; nombreux sont ceux qui redoutent cette élue aux facultés uniques, qui pourrait changer la face du monde…
Alors qu’au sud, une armée est en marche pour reconquérir l’île volée à ses ancêtres, la jeune Aléa a désormais de nombreux ennemis : les Soldats de la Flamme, des fanatiques religieux qui voient en elle un nouveau danger, le Conseil des druides, qui lui envient son pouvoir, ou encore les terribles guerriers de Maolmôrdha…
Prise au cœur d’un conflit colossal, Aléa fuit la mort qui la traque sans pitié. La meute de ses poursuivants grandit de jour en jour. Le moment est proche où elle devra faire volte-face pour affronter son destin. Dans l’ombre, tel le reflet d’un miroir, Imala, une louve solitaire, vit une aventure étrangement parallèle à celle de la jeune fille. Leurs existences sont-elles liées ? Leurs avenirs respectifs sont encore flous, mais une destinée unique attend la louve et l’enfant.

Mon avis : 

On voit bien que Gallica et La Moïra sont deux trilogies écrites dans le même esprit : les deux sont des romans de fantasy avec un grand rôle accordé aux loups, un univers très inspiré de la France médiévale, et des couvertures très semblables, je vous laisse juger ! Autant vous dire que je suis très fière d’avoir les deux dans ces éditions, d’autant que le loup stylisé est magnifique, on croirait entendre son hurlement ! J’aime beaucoup aussi l’effet abîmé de la couverture comme un vieux parchemin.

L’univers de l’île de Gaelia est vraiment très riche, et aucun aspect n’est laissé de côté, la religion, la culture, la nature, l’histoire et particulièrement la lutte pour le pouvoir politique qui finit immanquablement par détacher le pouvoir du peuple et mener à la guerre. La forme de l’île ne me rappelle rien, mais j’avoue que je ne suis pas bonne en géographie ; si je dis ça, c’est parce que les différents comtés de l’île me font beaucoup penser à différents pays européens comme la France, l’Angleterre ou l’Italie : déjà avec les noms des personnages et des lieux, mais aussi avec les coutumes. C’est assez marrant à reconnaître ^^ La religion de l’île est chapeautée par un conglomérat de druides, de guérisseurs qu’on appelle des vates, et de bardes qui se chargent de transmettre les nouvelles et les contes d’une contrée à l’autre. La question des femmes est très loin d’être laissée de côté, avec Aléa qui veut apprendre à lire alors que l’écrit est proscrit par les bardes, et son amie à qui on interdit le statut de druide car elle est une femme.

L’histoire est incroyablement prenante, je n’ai pas réussi à m’en détacher plus de quelques heures ^^ J’ai adoré découvrir l’île de Gaelia, découvrir toute sa diversité, et surtout le rapport à la nature et à la terre avec le peuple des forêts. J’aurais aimé en savoir aussi un peu plus sur les nains, Mjolln est le seul de ce peuple que l’on croise. En revanche, l’univers des druides est fascinant et super bien construit ! Les récits de bataille sont palpitants, et les intrigues politiques encore plus ; le récit alterne entre différents points de vue, mais on ne s’y perd pas le moins du monde :3 Le rapport au divin fait beaucoup réfléchir dans le livre : ce qu’il est, ce qu’il pousse à faire, et sur les différentes façons de pouvoir l’interpréter entre la Moïra, le Dieu chrétien, la philosophie du peuple sylve ou encore l’Ahriman. Je dois bien avouer que ça fait partie des points que j’adore dans le livre, cette dimension philosophique et en même temps pleine de mystères ❤

Les personnages en particulier sont très bien travaillés par l’auteur, c’est un vrai régal de les rencontrer et de les voir évoluer. Aléa en particulier, c’est surprenant à quel point elle devient vite adulte ! Et sans incohérences avec ça, le personnage me plaît beaucoup en fait : elle est intelligente et pleine de volonté, elle est indépendante comme pas deux ! Imala, sa soeur-louve, est toute aussi féroce et presque intimidante. Mjolln est adorable et plein de bon sens, c’est le genre de personnage qui vous donne envie de rentrer dans le livre juste pour lui faire un énorme câlin ^^ Faith est un autre personnage qui me plaît beaucoup, et j’aimais encore plus la voir se rapprocher de Galiad, de même que la romance entre Aléa et Erwan était très touchante (ceci dit, Erwan est vraiment l’homme le plus patient que j’ai jamais croisé dans un livre, Aléa lui en demandait beaucoup par instants je trouve). Le personnage de Phelim était intéressant, mais j’aurais aimé en savoir plus sur lui, ainsi que sur les parents d’Aléa qui sont finalement très peu mentionnés alors que leur rencontre tient autant du concours de circonstances que d’une gigantesque prophétie !

Bref, il y a bien quelques zones d’ombres sur la prophétie qui entoure Aléa et que j’aurais aimé voir non pas expliquées mais plus détaillées ; mais en dehors de cela, il n’y a rien à jeter et cette trilogie de La Moïra est puissante et fascinante. A lire absolument ❤

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