Premières lignes… #73

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

Quand j’ai annoncé à mon entourage que j’avais décidé de travailler dans la publicité, tout le monde s’est inquiété, pudiquement.
– La pub !? Tu es sûre ? Mais c’est un métier tellement superficiel ! Les gens ne jugent que sur l’apparence !
– Oui et alors ?
– Alors rien ! Mais bon… voilà quoi !
– Serais-tu en train d’insinuer que je suis moche ?
– Mais non enfin ! Pas du tout ! Mais bon… voilà quoi !

« Voilà quoi ! »
Quand j’étais petite, je voulais être chanteuse de comédie musicale. Effet de compensation sans doute… J’ai passé des dizaines de testes d’orientation avec toutes les méthodes possibles et imaginables, pour choisir le bon parcours scolaire et universitaire.
C’est comme ça qu’un jour, je me suis retrouvée chez une dame qui habitait dans une petite forêt à des kilomètres de Paris. « Elle fait des miracles, tu verras ! » avait entendu dire ma mère. Cette dame m’a fait faire tout et n’importe quoi. Dessiner un arbres les yeux bandés, puis les yeux ouverts, écrire une histoire avec le mot « bouchon », et même désigner parmi les portraits de fous internés dans un asile, ceux que je trouvais sympathiques et ceux qui me semblaient repoussants. Apparemment, toutes les personnes de la même catégorie professionnelle seraient attirées ou dégoûtées inconsciemment par les mêmes photos. Pourquoi pas. Puis elle m’a mis un paquet d’images dans la main. je devais choisir trois métiers que je voudrais faire, et en écarter trois que je ne ferais pour rien au monde. J’ai commencé par ceux qui ne me disaient rien du tout. Religieuse, bouchère et caissière. Voilà. Mais au moment de choisir mes métiers de rêve, je me suis retrouvée bien embarrassée. Toutes les activités qui me plaisaient étaient inenvisageables pour une personne avec ma condition physique. J’avais peur que la conseillère pense que je me moquais d’elle, ou pire, que j’étais bête.

Une réponse "

  1. Pingback: Premières lignes #169 – Ma Lecturothèque

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