Singham

Par défaut

Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Je rédige toujours mes intros à la dernière minute, du coup très souvent ça donne « khkjhg » à la publication parce que j’ai tout rédigé… sauf l’intro parce que j’avais la flemme de trouver un truc. D’ailleurs là par exemple, je ne savais pas quoi dire, alors j’ai improvisé sur mon « lhxgkjhkf ». C’est dur d’inventer une intro au jour le jour, différente et accrocheuse, vous n’avez pas idée ^^’

Pas de poésie ce samedi mais un film, et un film absolument p-p-p-puissant ! Je ne pensais même pas le voir un jour, j’en avais découvert des extraits sur une vidéo Youtube d’Antoine Daniel sur les vidéos indiennes (que je vous conseille absolument, cliquez ici pour la voir), et on pouvait déjà voir à quel point le film était d’une splenditude de niveau universel ^^ Netflix a répondu à ma prière, c’est-à-dire qu’on l’a trouvé totalement par hasard avec mon copain, et on a aussitôt voulu le voir. Il s’agit du film bollywoodien Singham, sorti en 2011 et produit par Rohit Shetty ; le box-office est, d’après ce que j’ai compris, gratiné d’acteurs connus en Inde. Le film est par ailleurs un remake d’un autre film sorti en 2010, Singam ; oui, c’est un peu tôt pour un remake et c’est à peine dissimulé, mais on va leur pardonner, le scénario n’est pas totalement copié non plus d’après ce que j’ai pu lire sur Wikipédia (les fiches anglaises sont très complètes pour ceux ou celles que ça intéresse). Je vous laisse avec la bande-annonce pour vous faire un idée ; en revanche, il faut savoir que le film n’a jamais été doublé, il faudra faire avec les sous-titres sur Netflix, et la bande-annonce n’en a tout simplement pas, mais je vous rassure ce n’est pas bien grave 😀 De toute façon, je vous mets un petit résumé juste après 😉

Résumé : Dans la ville de Goa, l’officier Rakesh Kadam est accusé à tort de corruption après avoir refusé des pots-de-vin ; incapable de lutter ou de supporter le déshonneur public, il se suicide. Sa femme, dévastée, accusé Jaikant Shikre, un criminel notoire mais intouchable à cause de ses contacts dans la police et la politique.
On retrouve alors Bajirao Singham, un officier de police dans un petit village de campagne ; il est fort, incorruptible, aimé de tout le village, et très attaché à l’application d’une justice équitable. Tout est tranquille pour lui, il vit même une histoire d’amour avec la belle et fougueuse Kavya. Mais il se retrouve bientôt confronté lui aussi à Jaikant Shikre ; refusant de se laisser corrompre, il humilie Shikre, qui décide d’oeuvrer pour le faire transférer à Goa, là où il pourra le briser mentalement.

Mon avis : 

Si la bande-annonce et l’affiche du film ne vous ont pas suffit, je vais mettre les choses au clair : c’est un nanard de la plus belle eau ^^ L’affiche nous présente un héros au torse musculeux et huilé, et dans la bande-annonce il met de véritables patates de forain, que demander de plus ? Et il y a tellement de choses à dire sur ce film ! Le héros est culte, les bagarres sont cultes, le méchant est culte !

L’histoire me pose quelques problèmes pour la qualifier, en fait le film mélange un peu les genres : on commence avec une ambiance assez sombre pour nous montrer le suicide de l’officier Kadam, puis on enchaîne sur une partie épique à la limite du nanardesque pour présenter Singham, après quoi on a droit à un étrange enchaînement de gags cartoonesques, et à vrai dire tellement en décalé avec le film et tellement appuyés que parfois c’est dur de trouver ça drôle. Du coup c’est assez bizarre, parce qu’on rit sur des passages qui sont probablement tournés pour être dramatiques ou impressionnants, et on trouve complètement ridicules les passages censés être drôles ^^’ Et bien sur, les inévitables chorégraphies de Bollywood, sinon ce n’est pas vraiment un Bollywood ; et je tiens à préciser que je pense qu’ils ont explosé leur budget électricité durant la deuxième chanson, comprendront ceux qui regarderont.

Les effets spéciaux sont absolument fantastiques, dans le sens où ils ne visent pas forcément le réalisme, mais plutôt la badassitude absolue ! Le héros est déjà assez incroyable avec sa voix grave, son air bien viril, les espèces de baffes patriarcales qu’il met aux gens, et surtout son marcel mettant en valeur ses pectoraux musculeux et ses tétons saillants. En un mot, fantastique. Les effets spéciaux en rajoutent beaucoup, et c’est vraiment dur de ne pas rire à chaque bagarre quand on voit les gens rebondir comme des ballon de baudruche ; rajoutez à cela des musiques dramatiques qui démarrent en plein milieu d’un dialogue, pratiquement sans aucune raison, et des gros plans sur des visages figés, et c’est le tiercé gagnant du WTF ! En plus, à la fin du film on peut voir quelques scènes du tournage, et ils n’ont pas lésiné sur les moyens : ils n’hésitent pas à vraiment faire exploser des voitures, ou à les faire sauter sur des tremplins (RIP la suspension), c’est aussi impressionnant à voir que dans le film ! Conclusion, si c’est Hollywood qui a le plus de pognon, c’est Bollywood qui a les plus grosses balls.

Si le héros est incroyable, j’ai eu en revanche parfois un peu de mal avec les autres personnages ; Davya notamment m’a énervée, c’est sympa de voir un femme qui s’affirme dans un film indien en assumant ses sentiments, mais dans le genre insupportable, elle est douée. Il y a pas mal de personnages ridicules, type « idiot du village », mais celui que je supporte le moins, c’est Nandu, un ami de Davya… Il est juste con. Y a vraiment rien d’autre à dire, il est débile et pas drôle du tout. Le méchant n’est pas ce que j’ai trouvé de plus exceptionnel, mais il fait le taf face à Singham, c’est donc on va dire que c’est un méchant honnête. Une chose qui est un peu bizarre, les personnages n’hésitent pas à mélanger la langue indienne avec l’anglais, et à mettre des phrases anglaises en plein milieu de leur réplique pour dieu sait quelle raison ! Leur accent est assez charmant, mais surtout ça donne de grands moments, notamment le « Don’t FUCK with Bajirao Singham ! » (repassez-vous la fin de la bande-annonce si vous l’aviez loupé, c’est divin).

Alors on rigole beaucoup, mais encore une fois le film a des moments assez sérieux : la fin notamment fait un gros choc, parce qu’à force de prendre le film au second degré, on en oublie qu’il se veut tout à fait premier degré au niveau du scénario. Mais ce qui m’a choquée personnellement, ce sont les coups de ceinture : la punition ultime de Singham, ce sont les coups de ceinture (avec une boucle de la taille de mon poing). Bon, la ceinture a l’air de caresser vu que les personnages n’ont pratiquement aucune marque de coup, ne saignent pas ni rien du tout ; mais sur le principe, ça choque. Déjà parce qu’une scène pareille ne passerait jamais en Occident, tout le monde crierait à la violence policière (ce qui me fait me poser pas mal de questions sur l’Inde) ; ensuite parce qu’à une occasion, la scène de bastonage à coups de ceinture dure presque 5 bonnes minutes, Singham se défoule littéralement sur son ennemi qui se moque de lui, et au bout d’un moment c’était impossible pour moi de prendre la scène au second degré. Et si on réfléchit bien sur le scénario, la police indienne finit par faire vraiment peur, puisqu’on se rend compte que si tout un département de police fait bloc, ils peuvent littéralement tout faire sans se soucier de l’aspect juridique.

Bref, un film à la fois nanard et assez bizarre à analyser, mais je vous encourage à le regarder malgré tout, ne serait-ce que pour vous payer une bonne rigolade ^^ Avec quelques potes, il devient purement hilarant 🙂

Publicité

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s