Un peu de poésie non-exhaustive : Vivre

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Et nous revoilà pour un samedi poétique ! Comme toujours, j’espère que ça vous plaira 😛 Cette fois-ci, je travaille davantage avec le site Poetica, qui a l’avantage de proposer pas mal de poètes un peu plus récents, et des poèmes classés par thèmes. Je vous le conseille ! Et j’ai trouvé aujourd’hui le poète Kamal Zerdoumi : né en 1953, ses parents sont respectivement un avocat algérien et une mère au foyer juive sépharade. A l’université, il découvre les grands poètes français comme Baudelaire ou Reverdy (on a beaucoup de goûts communs ^^), et Rimbaud en particulier. Il a commencé à écrire des poèmes médiocres à l’âge de dix-neuf ans. Son premier vrai poème date de 1991. Il s’intitule « Nomades » et fera partie de Au gré de la lumière, son premier recueil publié à compte d’auteur, à Paris. Le mois de novembre 2011 est mémorable. C’est en ce mois en effet que paraît, aux éditions L’Harmattan, « L’exil et la mémoire », qui est considéré comme son véritable acte de naissance en tant que poète. C’est intéressant de voir tout le travail qui a été fait, comme quoi, le talent ne fait pas tout, et Kamal Zerdoumi a dû énormément travailler pour pouvoir se proclamer enfin poète. Le poème qui nous intéresse aujourd’hui s’intitule « Vivre », et il est très récent, puisqu’il date de 2018.

Les bruits de la jouissance
la moiteur des corps entremêlés
l’orgueil d’un nom
les sanglantes certitudes
l’écume des paroles
la descendance
la quête du sens
l’absurdité d’être là
la fausse issue de secours
l’idée du suicide
les bains de mer
le fait incompréhensible d’être
sur Terre
le poids ridicule du savoir
il faut me dit-on garder l’espoir
l’Amour dont on nous rebat
les oreilles
ceux qui parlent de
l’éternel sommeil
la peur du Jugement dernier
s’efforcer d’arriver premier

J’ai un peu de mal en général avec les poèmes qui semblent sans queue ni tête, ou les poèmes inspirés de Rimbaud, mais je dois reconnaître que celui-ci est vraiment inspirant ^^ Toute cette énumération vise à définir le titre, énumération non exhaustive bien sûr : comment définir tout à fait ce qu’est vivre, c’est quelque chose de si subjectif que chacun pourrait en donner sa propre et unique définition. Vivre, ce sont des sensations comme le toucher, des choses toutes simples comme les bains de mer, des sentiments comme l’amour, mais aussi le sentiment de futilité… En effet, le poème comporte une dimension un peu négative, car vivre c’est aussi s’interroger sur la mort : elle n’est jamais évoquée directement dans le poème, comme pour conjurer une peur. Cependant elle est bien présente, dans la vanité de tous ces biens et ces valeurs terrestres telles que le savoir ou les conceptions religieuses. L’espoir semble bien futile face à la mort, mais il y a aussi l’effort de croire, l’effort de garder confiance en quelque chose. Vivre c’est tout ça, et encore, ça semble bien maigre comme définition, mais c’est une belle définition.

Eeeet j’ai mis au moins une demi-heure à réfléchir ce que je pourrais vous proposer pour accompagner ce poème. C’est pas simple ! Je ne trouve aucune image pour illustrer, et je ne suis pas sûre de trouver une musique qui colle parfaitement. Alors je vais vous proposer une musique que j’adore, qui vous remue les tripes et qui fait du bien à entendre, en tout cas c’est mon cas. Come with me now, du groupe Kongos. Les paroles, en tout cas je crois, collent au poème : parce que vivre c’est plein de choses, c’est un effort et un doute devant l’univers entier, c’est parfois une tentative de vendre son âme pour comprendre. Mais la musique, comme la poésie, c’est un écho de vie qui vient a été capturé, et qui reste en vie. Et cette musique me donne une incroyable sensation d’être en vie !

Come with me now
Come with me now
Woah come with me now
I’m gonna take you down
Woah come with me now
I’m gonna show you how
Woah come with me now
I’m gonna take you down
Woah come with me now
I’m gonna show you how
Afraid to lose control
And caught up in this world
I’ve wasted time, I’ve wasted breath
I think I’ve thought myself to death
I was born without this fear
Now only this seems clear
I need to move, I need to fight
I need to lose myself tonight
Woah come with me now
I’m gonna take you down
Woah come with me now
I’m gonna show you how
I think with my heart and I move with my head
I open my mouth and it’s something I’ve read
I stood at this door before, I’m told
But a part of me knows that I’m growing too old
Confused what I thought with something I felt
Confuse what I feel with something that’s real
I tried to sell my soul last night
Funny, he wouldn’t even take a bite
Far away
I heard him say (come with me now)
Don’t delay
I heard him say (come with me now)
Far away
I heard him say (come with me now)
Don’t delay
I heard him say (come with me now)
Woah come with me now
I’m gonna take you down
Woah come with me now
I’m gonna show you how
Afraid to lose control
And caught up in this world
I’ve wasted time, I’ve wasted breath
I think I’ve thought myself to death
I was born without this fear
Now only this seems clear
I need to move, I need to fight
I need to lose myself tonight
Woah come with me now
Woah come with me now
I’m gonna take you down
Woah come with me now

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