Les Guerriers du silence #2 : Terra Mater

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Bien le bonsoir messieurs-dames, j’espère que vous allez bien ! La lune est toute jaune ce soir, ça me rappelle le conte que ma Maman me lisait quand j’étais petite : c’était l’histoire d’un cuisinier qui devait faire un plat exceptionnel pour satisfaire une princesse capricieuse, avec très peu d’ingrédients. Quand son plat est fait et qu’on lui demande le nom, il répond « Des lunes à croquer ! », autrement dit… des crêpes ^^ Vous connaissez ce conte vous aussi ? :3

Et revoilà une chronique littéraire, j’espère qu’elle vous plaira ^^ Je vous propose le tome 2 d’une trilogie dont je vous ai déjà parlé (sinon ce serait très bête…), celle des Guerriers du Silence de Pierre Bordage. Le premier tome a été une appréhension au début, mais finalement une belle découverte, je vous laisse lire la chronique ici si vous êtes intéressés 😀 Le second tome de cette trilogie date donc de 1994, et le fait qu’il soit plus vieux que moi de trois ans m’autorise donc à dire que c’est de la Préhistoire (je sens qu’on va retrouver mon cadavre à proximité d’une maison de retraite). Voici donc le deuxième tome de la série de science-fiction Les Guerriers du Silence, intitulé Terra Mater.

Résumé : Les guerriers du silence ont été anéantis, la prochaine étape du Plan peut maintenant débuter.
Le sénéchal Harkot succède au connétable Pamynx. Sortie des cuves matricielles, une nouvelle génération de Scaythes remplace les protecteurs : les effaceurs, qui annihilent la mémoire, le passé, la conscience des humains. Tout semble prêt pour l’avènement de l’informe.
« Contacte la source, avait dit le Fou des montagnes, ou ce sera la fin des hommes. »
Shari est l’ultime maillon qui peut relier l’humanité au souffle de vie, reconnecter les siens à leur souveraineté, renverser la volonté des maîtres germes d’Hyponéros. Mais pourra-t-il compter sur l’aide de Jek, âgé de huit ans, de San Frisco, le prince déchu de Jer Salem, et de ces quelques inconscients qui, reliés par un invisible lien, semblent irrésistiblement attirés vers sa petite planète bleue — Terra Mater ?

Mon avis :

Une couverture qui devait se vouloir solennelle, mais qui en fait m’a fait beaucoup rire ! Tout d’abord, on veut nous faire croire que c’est une scène d’accouchement, mais juste non : Maman est fine comme une brindille et beaucoup trop en forme, et je sais de quoi je parle, j’ai vu des photos de ma sœur juste après son premier accouchement… faites des gosses. Ensuite, le gamin n’est pas un nouveau-né, il a deux ans vu sa taille ! Ou alors Maman et Bébé sont restés accrochés par le cordon ombilical pendant 2 ans, ce qui est franchement glauque. Mais vu le contexte et les serpents qui les entourent, j’étais presque prête à croire que c’était vrai… et en fait non, c’est bel et bien un accouchement qu’on voit, l’illustrateur a probablement voulu faire du zèle ou éviter de faire peur aux futures mamans ?

La plume de Pierre Bordage et l’univers qu’elle décrit sont toujours aussi prenants, on découvre encore de nouveaux mondes et de nouvelles planètes. Ces nouveaux univers sont originaux et surtout super intéressants, avec des problèmes sociaux divers qu’on pourrait tout à fait appliquer à notre propre société contemporaine. Il y a de nombreux rebondissements, et une histoire qui s’étoffe de plus en plus, rien à dire si ce n’est que c’est vraiment de la science-fiction de qualité 😀 Une chose aussi dont j’avais oublié de parler en parlant du premier tome, c’est qu’il y a plein de jeux de mots qui rappellent la Terre et notre propre civilisation. C’est flagrant dans ce tome-ci : réfléchissez bien, Jer Salem, ça ne vous fait penser à rien ? 😉 Cette planète est un jeu de mot à elle toute seule, tous les noms des lieux, des tribus ou des habitants sont des références à notre bonne vieille Terre, qui est, vous l’avez forcément compris Terra Mater. Non sérieux, c’était gros comme un éléphant dans un couloir.

On retrouve beaucoup des personnages qu’on a déjà croisés dans le premier tome, les principaux sont devenus comme une sorte de Trinité… et je commence à me poser quelques questions d’ailleurs. Au bout du deuxième tome, j’ai vraiment l’impression que les hommes et les femmes ont des rôles bien séparés, et ça m’énerve >< Les femmes ont l’air d’être surtout des prophétesses, mais ce rôle leur est presque toujours révélé par des hommes qui se chargent de leur sauver la mise, de les élever spirituellement, et de sauver le monde accessoirement. Il y a peut-être des femmes « inspirées », mais pas de femmes « fortes », c’est un peu dommage. Autre chose, je conçois tout à fait que la nudité joue un grand rôle dans la psychologie du livre : c’est l’innocence, l’amour, la sincérité et la nature toute simple, bref tout le contraire des doctrines contraignantes du Kreuz et de la société, elles-mêmes manipulées pour arriver à la fin de l’humanité. Mais j’ai peur que ça soit un peu trop appuyé quand je vois Jek, un gamin de 7-8 ans, qui s’ingénie à mater des seins et à rêver d’y coller son visage… c’est peut-être moi qui suis coincée, mais on peut parler de naturisme sans vouloir se coller à des femmes à poil non ? Enfin bref, mis à part ces quelques critiques, les personnages sont cool, différents et complexes, attachants pour certains, notamment Oniki que j’aime beaucoup.

Je ne vous en dis pas trop pour ne pas vous spoiler, mais la série continue assez bien et j’ai hâte de voir ce que le dernier tome réserve, les méchants sont toujours aussi cool 😛 Je vous conseille la trilogie, et si vous l’avez lue dites-moi ce que vous en pensez !

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