Dark Shadows (Lara Parker)

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien 🙂 Je commence à prendre la pleine mesure de ce que peut être le stress, quand ça vous empêche de manger et de dormir, quand ça vous empêche de vous occuper de vous, alors que c’est justement ce qui vous ferait le plus de bien, quand ça vous empêche même d’apprécier d’être chez soi. Si vous avez une méthode radicale pour se détendre, qui n’implique ni drogue ni coup sur le crâne, je prends ><

Nouvelle chronique littéraire, celle d’une trilogie car je n’ai pas eu le temps de noter mes idées pour chaque tome, mais je me suis assurée de rédiger un avis qui ne vous spoile rien si vous décidez de lire les livres ^^ Je vous en ai très souvent parlé, pour me plaindre de la difficulté à trouver le troisième ! Il s’agit de la trilogie qui a inspiré Tim Burton, Dark Shadows de Lara Parker 🙂 J’ai trouvé le premier tome lors d’un passage à Easycash, et je ne connaissais pas du tout l’existence de la série, alors vous pensez bien que j’ai sauté dessus ; et lors d’un second passage au même magasin, voilà que je trouve le second tome ! J’y suis repassée plusieurs fois, on dit bien « jamais deux sans trois », mais le temps a fait mentir le proverbe. En fait, si jamais vous souhaitez continuer la série, je vous conseille de vous accrocher, parce que si le tome 3 existe bel et bien en français, il est quasiment introuvable, et j’ai dû me le procurer en anglais sur Priceminister ^^’
Pour que vous vous rendiez bien compte de l’ampleur de la difficulté, le troisième tome (français ou anglais) est même introuvable sur le site du Sudoc : pour ceux qui ne connaissent pas, le Sudoc est un site internet très pratique pour trouver des références littéraires ou documentaires en France, et savoir dans quelles bibliothèques les chercher ; et le livre n’est pas sur le Sudoc, donc ni dans une bibliothèque universitaire (ce qui est compréhensible), ni dans une grande bibliothèque municipale (ce qui est plus frustrant). J’ai essayé sur Worldcat, qui est l’équivalent du Sudoc pour le monde entier… et je ne l’ai trouvé que dans une bibliothèque en Nouvelle Zélande ! Bref, il vaudra mieux le commander ^^’

[EDIT] : j’ajoute ceci juste avant la publication, je viens de me rendre compte que depuis 2016, Dark Shadows est maintenant une quadrilogie ! J’imagine qu’il va être tout aussi difficile à trouver, donc je ne vais pas me poser de questions, et le commander en anglais. Après, on peut espérer que cette nouvelle parution va redonner un coup de boost à la série et entraîner une nouvelle traduction ? Pour ceux que ça intéresse, voici la liste des tomes, en français et en anglais :

  • Angelique’s Descent (La Malédiction d’Angélique)
  • The Salem Branch (Réminescences)
  • Wolf Moon Rising (Les Ombres de la Lune)
  • Heiress of Collinwood ( ??)

Résumé du premier tome  : L’inquiétant manoir de Collinwood est le théâtre d’une véritable passion. Barnabas, fils d’un grand armateur anglais, conquiert le coeur de sa délicieuse servante Angélique. Mais cette romance va tourner court lorsque le fringant héritier demande la main d’une autre.
Malheureusement pour lui, sa première compagne n’est pas une femme ordinaire. Élevée dans la magie noire et dans l’art du vaudou, elle a vendu son âme au diable pour devenir Immortelle. Déterminée à prendre sa revanche, elle le condamne à l’éternité en le transformant en vampire avant de l’enterrer vivant.
Deux cents ans plus tard, Barnabas est enfin libéré de sa tombe et traque son ancien amour. Métamorphosée, Angélique est devenue une femme d’affaires redoutable. À l’aide de sa nouvelle complice Julia, Barnabas ne reculera devant rien pour se venger de celle qui a fait de sa vie un enfer. 

Mon avis :

Les couvertures sont très sobres, un simple élément sur fond noir, une poupée vaudou par exemple pour le premier tome, avec une note de couleur sur la tranche. Je vous parle ici des éditions françaises, mais l’édition anglaise est bien plus fournie, avec une couverture un peu plus « papier glacée » (j’aime beaucoup cet effet), avec des illustrations qui me font penser à des affiches de film ou de livre des années d’entre-deux-guerres ou juste après la Seconde Guerre Mondiale, c’est assez rigolo ^^ Mais je préfère quand même la couverture française, et je ne désespère pas de trouver le troisième tome en français ; pas forcément pour le lire, mais juste pour admirer la trilogie bien assortie dans ma bibliothèque 😀

J’ai commencé cette trilogie sans trop savoir à quoi m’attendre, je ne pouvais pas me baser sur le film de Tim Burton, peu importe à quel point il est excellent : j’adore ce réalisateur et ses films, mais je sais très bien qu’il prend ses libertés avec les histoires qu’il adapte, pour le meilleur comme pour le pire (pour des exemples, voyez et comparez Miss Pérégrine et les enfants particuliers, Charlie et la Chocolaterie). Dark Shadows n’a pas fait exception, Tim Burton a surtout repris dans son film la trame de base du premier tome, et les personnages en modifiant les caractères de certains ; et il a rajouté sa petite touche d’humour un peu noir et cynique qui fait tout le sel du film ^^ En somme, c’est un tout nouveau Dark Shadows qu’il a fait !

Est-ce à dire que les livres sont mauvais ? Pas du tout, l’histoire est simplement bien plus dense, et si l’humour de Tim Burton n’est plus là, ou la légèreté de manière générale, il est remplacé par une plume fluide, dont j’ai trouvé les meilleurs passages dans le premier tome, particulièrement les passages du journal d’Angélique qui ont quelque chose de poétique et de très beau dans la formulation. J’ai beaucoup aimé les deux premiers tomes, qui comportent beaucoup de passages en flash-back pour nous raconter l’enfance et la vie d’Angélique dans le premier tome, en tant que fille d’esclave et idole (je ne peux pas vous en dire trop, mais mon cerveau a littéralement fondu de délice en lisant ces passages, y a du croustillant c’est moi qui vous le dit), et sa précédente vie dans le second tome en tant que sorcière de Salem. Le troisième tome m’a posé un peu plus de problèmes à cause de l’anglais : je n’ai pas de problèmes avec la langue, mais je dois me concentrer davantage pour la lecture, quitte à laisser un peu de côté le plaisir pur de l’histoire. Néanmoins, j’ai trouvé que ce dernier tome était bien plus centré sur le « présent » (ce sont quand même les années 70), et sur les péripéties de tous les personnages.

Pour ce qui est des personnages, il y a beaucoup à dire, et je ne peux m’empêcher de faire la comparaison avec ce que Tim Burton en a fait. Barnabas est bien plus torturé notamment : tout d’abord, il a déjà retrouvé son humanité au début du premier tome, ce qui est assez perturbant ! Les personnages sont en général à la fois attachants et exaspérants, et Barnabas ne fait pas exception, il a beaucoup de revirements de colères et de culpabilité. Son histoire est bien plus complexe que dans le film, et j’ai régulièrement été surprise par tout ce qu’il a vécu, en particulier la fin de la pauvre Josette. Le personnage de Julia est bien plus utilisé que dans le film, mais paradoxalement je la trouve peu exploitée, et je me demande ce qu’elle devient ! Pour moi, la véritable vedette, c’est vraiment Angélique : elle est présente et même omniprésente dans les trois tomes, et je crois que c’est même un des personnages qui a le moins changé dans l’adaptation en film, ça ne m’étonnerait pas que Tim Burton ait choisi de faire ça uniquement pour elle. Elle a vécu l’innocence, la passion, la cruauté, le sublime même, et sa personnalité et son histoire se sont déclinés en plein de caractères différents. Je ne sais même pas comment je me sens par rapport à elle : faut-il la détester, la plaindre, l’admirer ? David et Jackie sont assez mignons, j’ai suivi l’évolution de leur relation avec avidité, et parfois un peu de frustration ^^’ Quentin Collins est un personnage qui n’existe pas dans le film, c’est lui le loup-garou dans le livre, et pas Caroline qui elle… on va dire qu’elle fait ce qu’elle peut, le personnage est assez laissé de côté. Quentin est pour le coup bien plus intéressant : une histoire torturée avec de la passion, et une malédiction… largement pompée sur le portrait de Dorian Gray, mais tout de même classe. Dans l’ensemble, la famille Collins est une mine d’histoires tragiques, elle fait la paire parfaite avec Angélique.

Bref, j’ai essayé de ne pas trop vous spoiler, c’est une trilogie qui m’a beaucoup plu, et je regrette vraiment que le troisième tome soit aussi peu disponible en français : pour la raison que j’ai dit plus haut, mais aussi parce que ben sur l’étagère, ça fait pas pareil que les autres livres et ça m’énerve 😀 Mais au moins j’ai la fin de l’histoire, et c’est le plus important. Donc encore une fois, ne lisez pas la trilogie si vous vous attendez à lire le livre du film de Tim Burton ; lisez-la si vous souhaitez voir des créatures sombres et des histoires de passions torturées jusqu’à plus soif : je vous garantis que vous ne serez pas déçus :3 Et puis, rien que le personnage d’Angélique vaut le détour, elle était déjà excellente dans le film, avec en prime le charisme d’Eva Green, mais dans le film, son personnage est incroyablement riche. Sur ce, bonne lecture… et bonne chance pour trouver le troisième tome, si vous êtes du côté de Lyon je serais ravie de vous le prêter 😛

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