Crimson Peak

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Bien le bonjour bande de gens, j’espère que vous allez bien ! Je croise les doigts pour que le réparateur qui vient aujourd’hui répare ma ventilation, qui a décidé de prendre la vocation de bouilloire/cocotte-minute… Je vous jure qu’après ça, je vais savourer le silence et le déguster à la petite cuillère ! Et surtout, je ne me ferai plus réveiller à 5 heures voire 4 heures du matin et ça, c’est royal, parce que là j’en peux pluuus T.T

Pas de poésie cette fois-ci, je vous propose une chronique de film à la place ! Un film que j’adore, et que j’ai dû voir des dizaines de fois, parfois même en bossant parce que c’est moins rébarbatif 😀 Il s’agit du film Crimson Peak de Guillermo del Toro, sorti en 2015 avec Tom Hiddleston et Mia Wasikowska. Ce sont deux acteurs que j’aime beaucoup pour leurs rôles : Loki, Alice au Pays des Merveilles, bref ^^ Vous le connaissez peut-être déjà, je me rappelle qu’il avait fait pas mal de bruit à sa sortie. Je l’ai vu pour la première fois avec une pote (gros bisous à toi Julie si tu lis ceci !), qui a passé tout le reste de la soirée à me murmurer « Prends garde à Crimson Peak ». Elle le fait très bien. J’ai mal dormi (Julie, tu m’énerves).

Résumé : Au début du siècle dernier, Edith Cushing, une jeune romancière en herbe, vit avec son père Carter Cushing à Buffalo, dans l’État de New York. Dès l’enfance, elle possède le don de communiquer avec les âmes des défunts et reçoit un soir de sa mère, dont la mort la hante, un étrange message de l’au-delà : « Prends garde à Crimson Peak ». Adulte et marginale dans la bonne société de la ville de par sa fâcheuse « imagination » et son indépendance d’esprit, Edith est convoitée par deux prétendants : son ami d’enfance, le docteur Alan McMichael, dont la vivacité d’esprit stimule son intellect, et un nouveau venu terriblement séduisant, Sir Thomas Sharpe, un outsider comme elle, qui l’accepte comme elle est et ravit son cœur ainsi que sa main. Mais c’est trop tard qu’Edith découvre que sa nouvelle demeure, Allerdale Hall, un manoir gothique en ruines où elle doit vivre avec Thomas et son étrange sœur Lucile, porte le surnom de Crimson Peak…

Mon avis :

Tout d’abord, au nom de la sainte cuvette des chiottes du Paradis, qu’est-ce que c’est dur de trouver un résumé potable de ce film sur Internet ! Celui d’Allociné se trompe dans les noms en confondant les deux « love interest » du film, bravo le veau, et induit une idée qui à mon sens est fausse, à savoir qu’Edith est « tiraillée » entre ses deux prétendants. Ce personnage mérite tellement mieux qu’un banal résumé à l’eau de rose, respectez-la bon sang ! Le résumé ne dit strictement RIEN du fait qu’Edith est avant tout un personnage qui se veut féministe, une femme qui veut écrire à une époque où on lui demande de laver ses casseroles et fermer sa gueule ; l’effet n’est peut-être pas digne d’un grand film polémique, mais moi en tout cas je suis fan du personnage, et ça me fait mal de voir qu’elle est réduite dans ces résumés foireux à une banale midinette qui voit et entend des fantômes, et qui hésite entre deux mecs comme elle hésiterait entre deux paires de pompes ! Ce n’est clairement pas l’esprit de ce film !

Bref… Inspiration, expiration, je suis calmée… Crimson Peak est un film pour lequel j’ai eu un énorme coup de cœur. L’histoire s’inscrit totalement dans le style gothique, et c’est un bon petit film d’épouvante comme je les aime : pas trop de jump scare, mais une ambiance et une histoire travaillées, et des fantômes originaux et bien introduits. Il y a du suspense, des rebondissements, du sucre, des épices, et le docteur del Toro rajouta l’ingrédient magique pour en faire un conte macabre des plus délicieux. Mais ce qui m’a fait adorer le film, c’est l’esthétique. On peut faire un film gothique et se contenter d’une esthétique victorienne sans prétention, qui place le contexte. Mais ici, les choix de Guillermo del Toro font que j’ai repassé plusieurs scènes juste pour le plaisir de regarder les mouvements, les couleurs et les formes. Déjà, les fantômes sont absolument splendides, sanglants et détruits, ou bien vaporeux et mélancoliques ; le manoir est sublime, imposant, solennel, en un mot, parfait ; jusqu’au générique de fin les images sont travaillées entre le délicat et le macabre. La scène qui a définitivement fait fondre mon cœur et décroché ma mâchoire, c’est vers la fin, la robe négligée de Lucile alors qu’elle court dans les couloirs, cette robe qui bruisse et flotte comme l’ample manteau d’une sorcière ou d’une héroïne gothique en puissance, cette robe m’a achevée ❤ En comparaison, les robes d’Edith, et surtout ses chemises de nuit sont singulièrement… moches. Encore, ses robes ça va, j’ai juste un peu de mal avec les manches-ballons ; mais ses chemises de nuit sont la définition même du tue l’amour, et pourtant Edith est loin de manquer de sex-appeal.

Je pourrais vous chanter ce couplet pendant des jours, alors passons aux personnages. Et je vais revenir sur Edith vite fait. Je l’adore, vous le savez maintenant : déjà parce que Mia Wassikowska est une actrice qui a joué dans Alice au Pays des Merveilles de Tim Burton, et je trouve qu’elle joue très bien. Ensuite parce que c’est une femme forte, qui se bat contre les préjugés de son époque envers son sexe ; enfin, c’est un écrivain, et je suis en admiration devant elle pour sa ténacité et son imagination. Et cette réplique mon dieu !!!

  • Qu’est-ce qu’un baronnet ?
  • Eh bien, c’est un aristocrate en quelque sorte !
  • Un homme qui tire profit du dur labeur de ses employés. Un parasite avec un titre.
  • Ce parasite est absolument charmant… et un merveilleux danseur aussi. Mais c’est vrai que vous n’en avez que faire Edith, vous êtes notre jeune Jane Austen… Elle a fini sa vie vieille fille ?
  • Mère, je vous en prie.
  • Ce n’est pas grave Allan. En fait Mme McMichael, je préfèrerais être Mary Shelley. Elle a fini sa vie veuve.

Jane Austen et Mary Shelley, deux des auteures féminines les plus formidables du XIXème siècle, et cette répartie qui tue la vie, l’amour et la mort, Edith je t’aime ! Où est le scénariste qui a écrit cette réplique, je lui fais direct une place dans mon Panthéon personnel.

Faisons tout de même une place aux autres personnages : j’aime beaucoup le père d’Edith, il est protecteur, il est drôle, et même s’il est un peu sévère, on voit qu’il aime beaucoup sa fille. Alan est très sympa, en plus il croit aux fantômes et il lit Sherlock Holmes alors comment ne pas l’aimer ^^ Mais il manque un peu de prestance par rapport à tous les autres personnages ; il faut attendre que le film se développe pour qu’il passe à l’action, et même là son rôle est effacé, ce qui est dommage. Il faut dire qu’il y a Thomas, et Thomas eh bien… déjà c’est Tom Hiddleston ❤ Bref ! Il n’est pas mauvais dans le fond, il a un sens de l’honneur vis à vis de sa sœur même s’il l’aime beaucoup trop, il fait un beau couple avec Edith et il est attentionné envers elle ; son petit côté bricoleur et son atelier son géniaux, ça le rend encore plus mignon 😀 Il a suffisamment de personnalité pour ne pas se faire éclipser par sa sœur, ce qui est assez bien joué car elle a une prestance de fou, une véritable dame des ténèbres !

En conclusion, c’est un super film et je vous le conseille absolument ^^ Idéal pour se faire une soirée avec de petits frissons, ou juste pour passer le temps 😛

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