Premières lignes… #38

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Nouveau dimanche, nouvelle découverte ! Je continue le rendez-vous que j’ai trouvé chez Book & share, et inauguré par le blog Ma Lecturothèque 🙂 Le principe de ce post est de prendre un livre chaque semaine pour vous en citer les premières lignes.

Visage enfoui dans le capuchon de son acaba bleue, le grand connétable Pamynx surgit de l’obscurité et rejoignit le seigneur Ranti Ang et le jeune Spergus qui attendaient en compagnie de leurs protecteurs de pensées sur la plate-forme gravitationnelle immobilisée.
« Si mon seigneur veut bien se donner la peine de me suivre, fit-il en s’inclinant.
— Ce n’est pas trop tôt, en vérité ! gronda Ranti Ang. Vous venez, Spergus ? »
Suivis comme leurs ombres par les protecteurs, ils s’engagèrent dans une étroite et sombre galerie. Ils arrivèrent bientôt devant une antique et massive porte de bois, barrée d’énormes traverses métalliques. Au bout d’un moment qui parut interminable à Spergus, les traverses glissèrent sur leurs coulisses scellées à l’intérieur de cavités murales. L’atmosphère humide, irrespirable de cet endroit incommodait le jeune Osgorite. Il avait la désagréable impression que les moisissures s’immisçaient dans chacun des pores de sa peau.
La porte s’ouvrit sur un vaste balcon, éclairé par deux bulles-lumière flottantes et sur lequel se tenait un petit groupe d’hommes aux visages dissimulés sous des masques blancs. Trois triangles entre croisés, argentés, brillaient sur les plastrons rigides de leurs uniformes gris.
Ranti Ang darda des yeux vipérins sur Pamynx.
« Vous êtes le gardien suprême de la loi, monsieur le connétable ! Par conséquent, vous n’ignorez pas que les mercenaires de Pritiv sont en situation illégale sur le sol de Syracusa ! »
L’impatience encore contenue qui imprégnait sa voix risquait à tout instant de dégénérer en perte de contrôle.
« Faites-moi au moins la grâce de répondre ! Était-il réellement nécessaire, pour le bien public, d’engager ces aventuriers ?
— Vous comprendrez plus tard les raisons de leur présence en ces lieux, mon seigneur », répondit Pamynx d’un ton neutre.
Le balcon surplombait une immense salle circulaire et nue, au centre de laquelle se dressait une silhouette figée, drapée dans les plis d’une acaba noire.
« Cet endroit est sinistre, mon seigneur ! »
Spergus réprima un frisson. Le spectacle de cet être fantomatique, statufié sur le carrelage faiblement éclairé par des lampes-eau souterraines, distillait un venin d’angoisse dans l’esprit du jeune et impressionnable Osgorite. Un parfum de mort flânait dans l’air confiné.

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