Le châle de cachemire

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Bien le bonjour bande de gens :3 Enfin installée sur Lyon, depuis trois semaines environ quand vous lirez ces lignes ^^ Pour l’instant, je m’y sens très bien, même si au septième étage on est très sensible à la chaleur… enfin était, maintenant il fait un froid de canard ! Lyon est beaucoup plus vert que Paris, et le Parc de la Tête d’Or est un vrai bonheur à parcourir, je ne vous le recommanderai jamais assez si vous passez par là 🙂 Si vous-même êtes sur Lyon, n’hésitez pas à me recommander de bonnes adresses littéraires 😛

Nouvelle chronique littéraire ! C’est le deuxième livre que Pepparshoes du blog Sorbet-Kiwi (qui dépote comme pas permis) m’a envoyé dans le cadre de notre swap sur le tissu. Je ne connaissais pas non plus ce livre, il faut dire que Pepparshoes n’a aucun mal à me surprendre et à me faire découvrir de nouvelles expériences littéraires 😀 Il s’agit cette fois du Châle de Cachemire, écrit par Rosie Thomas en 2014. Rosie Thomas est l’auteur d’une vingtaine de romans best-sellers en Angleterre, traduits dans 10 pays. Grande voyageuse, elle a participé au rallye Pékin – Paris, marché dans les pas d’Ernest Shackleton en Géorgie du Sud, et exploré le Ladakh et le Cachemire afin de se documenter pour ce roman, qui a reçu le Prix du Grand Roman en Angleterre en 2012.

Résumé : Pays de Galles, 1940. Jeune mariée, Nerys Watkins quitte la campagne galloise pour accompagner son mari missionnaire affecté en Inde. Alors que la guerre du Cachemire éclate, elle découvre Srinagar, la ville au bord du lac, où les Britanniques habitent de luxueux bateaux et dansent, flirtent et cancanent comme s’il n’y avait pas de guerre. Nerys est entraînée dans une dangereuse amitié et, au moment où elle retrouve son mari, l’innocente épouse galloise n’est plus la même femme. Des années plus tard, alors que Mair Ellis débarrasse la maison de son père, elle découvre un éblouissant châle ancien et une boucle de cheveux d’enfant. Se rendant au Cachemire sur les traces de ses grands-parents, Mair se lance dans une quête qui changera à jamais sa vie.

Mon avis :

Tout d’abord, j’aime beaucoup la couverture ! On dirait une broderie, ou alors un tableau impressionniste tout en couleurs et en lumières. Les couleurs sont vives et claires, pour évoquer le soleil, la chaleur, la vie, tout ce qu’on rapproche de l’Inde coloniale… Bon normalement y a aussi l’esclavage, l’oppression et l’exploitation, mais un peu de romantisme que diable ^^’ On sait d’office qu’on va côtoyer du beau monde, et que ce sera une histoire de femmes, mais avec la présence de l’homme sur son bateau, on sait aussi qu’on ne sera pas coupés du peuple plus humble. En un mot comme en cent, la couverture est riche et promet un récit de la même qualité :3

L’histoire est partagée entre le point de vue de Mair (je découvre le prénom d’ailleurs, je ne suis pas fana de la sonorité je dois l’avouer) et celui de sa grand mère Nérys, dont elle suit pas à pas les traces grâce à un magnifique châle de cachemire dont le temps n’a pas suffi à altérer la beauté. Les deux nous présentent leur vision de l’Inde, une vision qui ne semble pas avoir changé en une cinquantaine-soixantaine d’années. Attention cependant à ne pas y voir une vision réductrice ! L’Inde est incroyablement riche. Les deux voyages sont très beaux, plein de couleurs, sans pour autant cacher la misère : la leçon peut d’ailleurs sembler cruelle car il n’y a pas de solution miracle entre les mentalités, les conflits intérieurs de religion, l’économie,… Et pourtant, les gens s’en sortent, et vivent leur vie. Nérys nous montre un monde aujourd’hui disparu, l’aridité des missions, mais surtout la cage dorée dans laquelle vivent les aristocrates, un monde fait d’apparences froides et de passions cachées, protégé de la Seconde Guerre Mondiale ou presque. Mair suit ses traces, émerveillée et bouleversée par tout ce qu’elle découvre.

Ce que j’ai apprécié par-dessus tout, c’était découvrir les paysages et les mentalités. A force de lire les splendeurs du châle, on a envie de découvrir par ses yeux les beaux tissus du Cachemire, et je dois confesser à ma grande honte que je ne savais pas du tout que c’était une région >< Mais j’ai adoré suivre les deux femmes et tout voir à travers leurs yeux. Elles se ressemblent beaucoup, au point d’avoir un parcours quelque peu similaire ! Le partage du récit entre les deux est un peu inégal, Nérys prend de plus en plus de place au fur et à mesure que l’on découvre son mystère. Je préfère son histoire d’ailleurs, bien que les deux semblent se dérouler en miroir. Mair ne découvre pas tout, et c’est un peu rageant de voir qu’elle reste encore un peu dans le flou à la fin, alors que le lecteur sait déjà tout. Ceci dit, elle a une très bonne intuition !

Les personnages sont tous attachants, passionnés chacun à leur façon, mais Nérys reste ma préférée : elle est courageuse, passionnée, franche, candide parfois mais toujours déterminée. J’aime beaucoup aussi l’évolution d’Evan, qui gagne son humanité et sa compréhension au fil du livre. Bien entendu, je craque aussi pour le joli cœur Rainer ! Il faut dire qu’un magicien c’est le dernier personnage que je m’attendais à croiser dans ce livre et dans ce contexte 😀 J’ai été très touchée par Lotus, mais je m’y attendais un peu, je l’avoue, j’avais deviné la fin et c’était le nécessaire pour que celle-ci arrive u.u Les auteurs sont des êtres cruels avec leurs personnages ^^ Les deux amies de Nérys sont juste adorables, et j’ai tellement de compassion pour la deuxième ! On en apprend très peu dans le livre sur les systèmes de caste, c’est même à peine s’ils sont évoqués, mais on voit tout de même à travers son histoire à elle à quelle point la société indienne peut être impitoyable. Mair est davantage solitaire, peut-être est-ce pour cela que j’avais du mal avec elle ? En tout cas, l’amie qu’elle trouve en la femme de Bruno me pose quelques soucis : trop volubile, trop éthérée, c’est le genre de personne qui a tellement d’enthousiasme qu’elle en pompe le vôtre dans le même temps.

Conclusion, un super bouquin que je vous conseille ^^ Après Les plus belles mains de Delhi, j’aurais bientôt fait un tour complet de l’Inde sans y avoir mis les pieds, c’est un comble 😛

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  1. Je suis super contente qu’il t’ait plu ! Je ne l’ai pas lu, mais j’ai lu Constance que j’avais assez bien aimé , même si pour le coup c’est à Bali que ça se passe. Je suis tellement heureuse que ma sélection te plaise ! Promis je me mets bientôt à la tienne, d’abord il y a Halloween ^^

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