Les oubliés du dimanche

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Bien le bonjour bande de gens ! Toujours pas sur Lyon au moment où j’écris ces lignes ^^’ Ben oui, je rédige plusieurs semaines en avance, vu que je ne sais pas quand je serai en mesure d’avoir Internet :/ Rapidement j’espère, je bénéficie après tout de l’aide, sur place s’il vous plaît, d’un frangin des plus geek, bises à toi Tanguy :3

Nouvelle chronique littéraire ! Un livre que j’ai reçu de Pepparshoes du blog Sorbet-Kiwi (un super blog, je vous le conseille), dans le cadre de notre swap sur le thème du tissu (cliquez sur le lien pour voir tout ce qu’elle m’a offert :3 ). Merci et plein de bisous à elle ! Je ne connaissais pas du tout le livre, et le lien avec le thème était a priori un mystère, mais ça a été une très belle découverte. Il s’agit du livre Les oubliés du dimanche, écrit par Valérie Perrin en 2017, donc un livre plutôt récent.

Résumé : Justine, vingt et un ans, aime les personnes âgées comme d’autres les contes. Hélène, presque cinq fois son âge, a toujours rêvé d’apprendre à lire. Ces deux femmes se parlent, s’écoutent, se révèlent l’une à l’autre jusqu’au jour où un mystérieux « corbeau » sème le trouble dans la maison de retraite qui abrite leurs confidences et dévoile un terrible secret. Parce qu’on ne sait jamais rien de ceux que l’on connaît. A la fois drôle et mélancolique, Les oubliés du dimanche est un roman d’amours passées, présentes, inavouées… éblouissantes.

Mon avis :

La couverture est très jolie, elle évoque le voyage et le dépaysement grâce à la valise et à la mer, les vacances, mais aussi le voyage introspectif, l’un allant souvent de pair avec l’autre dans ce genre de livre ^^ On retrouve sur cette couverture la mouette et la petite valise bleue qui vont avoir une telle importance dans le livre ; mais pour la silhouette, tout reste au choix du lecteur je dirais : est-ce Hélène ou Justine ? Peut-même Edna, qui sait, mais j’ai un peu plus de réserves ^^’ L’histoire est vraiment très belle, et l’écriture bien fluide comme on les aime avec une jolie plume qui rend bien les émotions du texte.

J’ai vraiment beaucoup aimé cette histoire, elle fait réfléchir à plein de choses ! Tout d’abord, une chose que je ne réalisais pas forcément, c’est la réalité des maisons de retraite qu’on découvre à travers le quotidien de Justine qui est aide-soignante. J’avoue fort peu glorieusement que je ne m’y suis jamais vraiment intéressée. Mais du coup, on voit que c’est aussi peu facile pour les aide-soignants que pour les résidents : les premiers ne sont pas assez nombreux (on en parle de plus en plus en ce moment), les seconds oubliés et livrés à eux-mêmes sans forcément recevoir de visites de leurs proches, pas même le dimanche. La cohabitation est difficile aussi, les uns comme les autres peuvent se montrer infects entre eux :/ Je veux dire, j’ai eu droit à un passage entre Justine et l’un des résidents sérieusement aigri et qui ne manquait pas de l’insulter à chaque phrase ! J’imagine que ce genre d’endroit amène les gens à se montrer agressifs quand la pression et le désarroi monte, surtout que l’histoire nous montre aussi combien ces endroits confrontent à la mort. C’est peut-être pour ça aussi que les gens les évitent à ce point…

Justine est vraiment super attachante, elle voit la vie comme un livre, un peu comme moi 😀 Bon, elle est aussi lucide sur ce point, mais c’est agréable de trouver un personnage qui a une façon de penser comme ça ! Et elle écrit en plus, cette femme a tout pour me plaire ^^ On découvre surtout le personnage d’Hélène à travers le récit de Justine, recousu grâce aux souvenirs d’Hélène. Elle a un si grand cœur, tout son personnage respire la poésie. Et si vous vous demandiez quel est le lien entre ce livre et le tissu par rapport au thème du swap, en fait Hélène est couturière ! Sa couture permet un lien avec les gens qu’elle aime comme Lucien ou Samuel, quitte à faire un peu de raccommodage. Son histoire est vraiment touchant, juste magnifique ❤ Et j’adore le couple qu’elle forme avec Lucien ! Les intrigues amoureuses présentes et surtout passées se nouent au fur et à mesure du livre, d’habitude ça m’ennuie un peu, mais ici c’est palpitant ! J’ai peu d’empathie, en comparaison d’Hélène, pour Edna : je suis bien placée pour savoir qu’être amoureux ou amoureuse rend con ou conne, mais ça ne m’a pas rendue égoïste à ce point pour autant. Et je trouve qu’Edna a été un monstre d’égoïsme : elle veut son propre bonheur à elle avant tout, et ne pense pas au vide que cela laisse dans la tête de Lucien, il en souffre donc elle est égoïste.

L’histoire de Justine et de ses parents est déjà beaucoup plus oppressante ; je n’aurais pas soupçonné un tel enchaînement de tragédies, à tel point qu’on n’est pas loin du tout d’une certaine tragédie grecque transposée à l’époque moderne (je ne peux pas vous dire laquelle, ça pourrait tout vous spoiler). Le drama fait tout, mais ici c’est particulièrement violent au niveau émotionnel. Pour le coup, ce final et cette conclusion m’ont mise sur le cul, littéralement, je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi sombre alors que jusqu’à ce moment, le livre était surtout mélancolique. C’est dur surtout de se dire que les gens peuvent vivre avec tant de haine ou de douleur sans plus jamais se parler L Pour les mêmes raisons, j’ai beaucoup de mal avec le frère de Justine, trop renfermé pour moi, limite égoïste, quoique je le comprenne maintenant de vouloir s’en aller. Par contre, Justine… Un peu de considération quand même ? XD Parce que j’ai un peu pitié de son mec (si on peut l’appeler ainsi). Je suis la première à oublier les prénoms des gens de ma classe ou de ceux que je ne croise pas assez souvent, m’enfin là c’est grave ^^’ Et ce mec mérite sans problème l’Oscar de la ténacité et du romantisme pour toute l’attention qu’il lui apporte.

Conclusion : un livre beau et poignant, que je vous conseille absolument ! L’histoire est a priori bateau : deux femmes à deux époques différentes qui se rapprochent par les liens du sang, les souvenirs ou un objet, ce qui entraîne un voyage, je peux vous citer des dizaines de livres qui se rapprochent de ce scénario, c’est la mode. Je ne suis pas en train de critiquer le phénomène, il se trouve que ça marche sur moi. Mais c’est d’autant plus apprécié quand le livre arrive à la fois à être bien écrit ET à surprendre ! Je remercie doublement Pepparshoes pour cette superbe découverte littéraire :3

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