Le goût du bonheur #1 : Gabrielle

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Bien le bonjour chers gens ! J’écris cet article en regardant pour la énième fois Blanche-neige et le chasseur, et je suis toujours mitigée à cause du contraste entre deux acteurs : Kristen Stewart que je n’aime pas beaucoup parce que je trouve qu’elle manque de pêche, on dirait un fantôme ambulant, et Chris Hemsworth qui est… Argh ❤ ❤ ❤

Nouvelle chronique littéraire ! S’il y a bien une seule chose que j’aie adoré sur Paris, c’était le fait d’être à quelques minutes de marches de Gibert et Boulinier ^^ C’est dans ce dernier magasin que je suis tombée par hasard sur une trilogie complète, que j’avais déjà vue en magasin. Elle m’avait tapé dans l’œil, donc je l’ai prise : en plus, une trilogie complète de plus de 2000 pages à 6 euros, c’est rare 😀 Il s’agit d’une trilogie intitulée Le goût du bonheur, écrite par une romancière dramaturge et metteuse en scène québecquoise, Marie Laberge. En France, on connaît mieux son travail théâtral, mais au Québec, c’est pour ses romans qu’elle est célèbre. Le premier tome de cette trilogie, Gabrielle, a été publié en 2000, et il est celui dont je vais vous parler aujourd’hui.

Résumé : Une île non loin de Québec où les étés ont des allures de paradis. C’est là que les cinq enfants Miller, bientôt six, grandissent entourés d’amour, dans une maison aux portes ouvertes en grand. C’est que Gabrielle, leur mère, et Edward, leur père, n’hésitent pas à accueillir ceux dont la fortune, contrairement à la leur, n’a pas survécu au krach de 1929. Dans une société encore très puritaine dominée par une Église implacable pour les femmes, Gabrielle défend farouchement son clan et ce goût du bonheur qu’elle transmet à ses enfants aussi passionnés d’elle.

Mon avis : 

Tout d’abord, j’aime beaucoup la couverture, qui me rappelle la Belle Epoque qui est la période juste avant ; j’aime beaucoup ces robes resserrées juste à la taille, et dont la jupe a l’air de ruisseler autour des jambes :3 La robe ici est une robe d’été, les deux femmes bras dessus bras dessous évoquent l’insouciance. En dehors de ça, la couverture est très simple, l’accent est mis sur les femmes et c’est une histoire de femmes dont il est question, en grande partie. Plus précisément le personnage de Gabrielle qui rayonne pendant tout le livre et dont on suit l’évolution en tant que mère et en tant que femme vers l’émancipation.

Ce premier tome est vraiment génial, il a beau faire plus de 800 pages, la plume est très fluide et agréable. Il y a juste peut-être quelques formulations typiquement québécoises qui font un peu tiquer : par exemple « malgré que » + un verbe au subjonctif, qu’on retrouve très souvent dans le livre ; ce n’est pas correct en français, mais tout à fait acceptable au Québec ! Par contre, si j’ai juste une petite chose à critiquer, ce sera la quatrième de couverture de mon édition. Je ne vous ai pas mis son résumé, j’en ai choisi un autre pour la simple et bonne raison que le mien est entre le spoil de type violent et le grand n’importe quoi ! C’est très allusif, mais suffisant pour dévoiler une bonne partie des fils directeurs…

On parcourt quelques petits bouts du Québec, mais il s’agit d’une histoire avant tout familiale : les parents, Edward et Gabrielle, leur ribambelle d’enfants, les sœurs de Gabrielle. La relation des parents est presque énervante de perfection, mais en même temps je ne m’en lasse pas ^^ La famille est nombreuse, mais on s’y retrouve assez vite grâce à des caractères très différents et tous bien développés, chacun a sa propre évolution, et je salue ici le talent de Marie Laberge pour donner vie et faire grandir ses personnages ! Ils sont attachants ou bien révoltants, mais aucun ne laisse totalement indifférent. Un pur bonheur ! C’est aussi une grande histoire de femmes qui luttent pour leur émancipation, leur bonheur, leur confort, ou bien pour conserver ce à quoi elles tiennent : leur famille, leur argent, leurs valeurs aussi différentes qu’elles soient. La diversité des points de vue est vraiment intéressante, on est très loin d’avoir une vision binaire entre les femmes conservatrices et celles qui réclament plus de droits. Vient se rattacher à cela la problématique de la religion, que je ne m’attendais pas à trouver aussi forte dans le livre ; le dilemme de Gabrielle est d’ailleurs très prenant, elle tient à sa foi, mais elle est prise en tenailles entre l’Eglise qui veut tout contrôler, et sa volonté d’agir par elle-même. C’est troublant, mais aussi un peu drôle et émouvant, par exemple ses scrupules par rapport à sa sexualité avec son mari, très libre pour l’époque ^^

Les rebondissements et les passions se déchaînent, on peut voir la nature humaine sous toutes ses facettes. Tous les personnages m’ont marquée : certains m’ont indignée comme la petite Béatrice, si jeune mais impossible à corriger et plus réceptive aux préjugés de son époque qu’aux bons conseils de sa mère ; ou encore la sœur de Gabrielle, pas Germaine mais l’autre dont j’ai oublié le nom ^^’ Si insupportable ! Si lâche et geignarde dans son comportement ! Et à côté de tout cela, des personnages vraiment géniaux, Gabrielle en tête pour sa douceur, ses questionnements et ses réflexions pleines d’humanité, le personnage rayonne comme un phare ne serait-ce que pour sa beauté qui éclate aux yeux de tous les autres. Il y a aussi Adélaïde, qui ressemble à sa mère mais d’une impulsivité parfois énervante, elle a une maturité surprenante mais elle se combine avec des décisions parfois égoïstes. Mais c’est elle qui donne le peps au livre. Elle est exclusive dans son affection, surtout avec Florent, un personnage lui aussi très attachant dont je devine déjà certaines évolutions. Son comportement vis à vis de Théodore m’a beaucoup surprise, mais il est révélateur en soi du personnage. Nic est un autre personnage que j’adore, il est attendrissant et plein de vie. Et enfin, il y a des histoires propres à chacun qui vous font sourire ou pleurer comme une madeleine, celle de Denise m’a particulièrement chamboulée ><

Conclusion, un premier tome magistral, qui peut faire peur à cause de sa masse, mais je peux vous assurer que je n’ai absolument pas vu les pages défiler tant j’étais prise dans l’histoire ! Je vous recommande à tout prix cette trilogie, c’est un vrai coup de cœur pour moi !

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