Le dieu venu du centaure

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Bien le bonjour bande de gens ! Je vous écris alors qu’il me reste encore 3 épreuves orales pour mon concours, mais j’ai tellement hâte qu’elles soient passées, dieu que je hais parler devant un jury ! Je serai enfin tranquille après ça… Quel pied ! Ni cours, ni révisions, ni examens, mon rêve ❤

Nouvelle chronique littéraire ! Cette fois-ci un livre que j’ai pris un peu au hasard et surtout pour son auteur, Philip K. Dick ! Pour ceux qui ne le connaissent pas, c’est un grand monsieur de la science fiction : il a écrit les récits qui ont donné naissance aux films connus que sont Total Recall, Minority Report, ou encore Blade Runner. J’avais déjà eu l’occasion de lire le recueil de nouvelles Total Recall, et bien qu’il soit assez sombre, je l’avais adoré, ses nouvelles m’avaient toutes retourné la tête ! J’avais envie d’en lire plus, donc j’ai pris au hasard Le dieu venu du centaure, publié pour la première fois en 1965. J’avais aussi offert un autre de ses livres à Punky, un recueil de nouvelles si je me souviens bien, mais il n’avait pas accroché :/ Et je dois avouer que je comprends un peu mieux avec cette nouvelle expérience de l’auteur.

Résumé : Leo Bulero, pourvoyeur du D-Liss, une formidable drogue, règne sans partage sur les délires d’une humanité devenue presque folle. Aux télépathes clairvoyants ou aux colons misérables exilés sur mars, il dispense une fuite salvatrice. Tout se gâte cependant le jour où un certain Palmer Eldritch revient après dix ans d’exil au sein du système proxien. Il vient apporter aux hommes une autre drogue, véritable secret du bonheur. Comme il l’affirme lui-même, Dieu promet la vie éternelle, lui la dispense. Mais qui est vraiment Eldritch ? Un imposteur, un magicien fou, une nouvelle divinité ? Dans un monde où réalité et illusion n’ont plus de frontière, tout est possible…

Mon avis :

Eh bien… En un sens la couverture reflète bien mon avis entier sur le livre, c’est à dire un peu de truc, un soupçon de muche, un zeste de bidule, et un gigantesque nuage de confusion ! Tout plein de petites pilules éclairées à contre-jour, et une nuée de matriochkas jaunes, si je comprends pourquoi ces éléments sont présents après avoir lu le livre, ça me fait quand même une impression semblable à celle que j’aurais devant une oeuvre surréaliste ou moderne… Pas mon truc donc ^^’

L’histoire est extrêmement alambiquée en fait, et je n’ai pas vu le rapport avec Dieu tout de suite. La plume de l’auteur n’est pas désagréable, cependant le tout reste très confus >< Ce n’est pas non plus que je n’étais pas intéressée, le livre soulève des thèmes intéressants et toujours d’actualité comme l’environnement déclinant, ou la société de consommation poussée à l’extrême. En cela, le livre me rappelait beaucoup une autre lecture, que je vous conseille absolument et que j’ai chroniquée (cliquez ici pour lire l’article) il s’agit du livre Days : on y retrouve un gigantesque supermarché qui parodie la société de consommation toute entière et témoigne de la folie qui peut s’emparer des hommes avides de pouvoir et de paraître. De la même manière, dans Le dieu venu du centaure, les hommes sont dépendants du D-Liss et des combinés Poupée Pat. Pour vous représenter ces combinés, imaginez que ce sont les poupées de Barbie et Ken avec plus d’accessoires que vous ne pourrez jamais en imaginer ! Le D-Liss permet d’incarner ces deux poupées et de profiter de leur vie de luxe le temps de quelques instants, sur une Terre qui n’est pas en train de subir de plein fouet les effets du réchauffement climatique, et oublier ainsi l’austérité ou la vacuité de sa propre vie. Cet artifice est devenu essentiel, les terriens comme les colons en ont besoin pour oublier leur propre vie dont la continuation ou le simple intérêt ne tient plus qu’à un fil ; et tout l’intérêt de la nouvelle drogue, le K-Priss, est qu’il n’y nul besoin de combiné, et que l’illusion peut sembler durer des années !

Tout cela se combine avec beaucoup de symbolisme religieux, mais je n’ai pas réussi à tout comprendre et j’ai dû aller lire la fiche Wikipédia après ma lecture pour remettre un semblant d’ordre. Encore une fois, le sujet m’intéresse, mais c’était rendu très (trop) compliqué par les réflexions des différents personnages : ils sont plusieurs à essayer la nouvelle drogue, ou à réfléchir aux agissements de Bulero et Eldritch, et ces raisonnements qui étaient sans doute censés éclairer le lecteur n’ont fait que m’embrouiller davantage ! En fait, Eldritch a un plan bien précis, mais personne ne parvient à le percer totalement à jour, et Bulero par exemple cherche à le percer à jour ; seulement il patauge, se contredit pour explorer une autre piste, et je n’ai pas réussi à suivre son fil 😦 Parfois, je ne savais même plus si les personnages étaient encore sous l’influence de la drogue, comment leur faire confiance alors ? 

Et en parlant des personnages… Miséricorde. Tous sont blasés ou malheureux. Normal me direz-vous, vu le monde dans lequel ils vivent, et je vous conseille d’autant plus de ne pas lire ce livre si vous voulez vous détendre ou si vous n’avez pas le moral. Je n’ai pas vraiment réussi à m’attacher du coup… Eldritch est de moins en moins humain au fil du livre, Bulero est un connard, Mayerson est incurable, frustré et buté jusque dans ses erreurs… J’avais un peu de sympathie pour Anne malgré son fanatisme religieux parce qu’elle apportait un peu d’optimisme, mais au bout de quelques jours elle passe du côté obscur, et pour le coup j’avais presque l’impression d’être flouée avec ce personnage qui proclamait sa foi haut et fort, pour finalement tout lâcher prise. J’aimais beaucoup Emily mais elle n’est qu’un personnage secondaire qui disparaît bien trop vite à mon goût : on n’a plus aucune nouvelle d’elle après son opération, et c’est seulement par la fiche Wikipédia que j’ai pu comprendre ce qu’elle devenait, et ça tient en même pas une ligne !

Bilan, un livre confus, j’avais à peu près compris ce qui s’y passait mais sans parvenir à résumer ou tirer quoi que ce soit de ma lecture, alors que je sentais qu’il y avait de quoi réfléchir sérieusement ! Je me sentais tellement perdue que j’avais l’impression moi aussi d’avoir pris de la drogue, c’est dire. Pourtant je ne saurais même pas dire si la faute revient au livre qui est encensé par beaucoup de lecteurs, ou à moi qui n’ait pas su le lire comme il faut, ou en tout cas qui n’était pas prête à ce genre de lecture. J’étais surtout frustrée, d’autant que j’avais lu le recueil de nouvelles Total Recall du même auteur, et que je l’avais trouvé excellent ! Alors je vous conseille ce recueil au moins, et aussi Days dont je garde un très bon souvenir 🙂

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